Côte d’Ivoire : KS Bloom, coupable ou victime de son succès ?
Les polémiques autour de l’artiste chrétien ivoirien KS Bloom ne cessent d’enfler. La figure majeure du Rap Gospel en Côte d’Ivoire est régulièrement au cœur de critiques virulentes qui soulèvent une question : « Ces buzz sont-ils le fruit d’une stratégie ou simplement le revers de sa notoriété ? »
En réponse à cette question, il ressort que, de ses textes à ses collaborations, chaque pas de KS Bloom est scruté par le public ivoirien.
Certains lui reprochent de ne pas mentionner explicitement « Jésus » dans son titre « Enfant de Dieu », et d’autres fustigent ses collaborations avec des artistes comme Didi B ou Kocee, jugés non-chrétiens et éloignés de l’univers chrétien.
Sa présence médiatique, ses choix musicaux (« Dieu pile pas foutou », « Divorce ») et même son style de vie (Dreadlocks, Primud’Or) alimentent les suspicions de savoir s’il est encore un « vase d’honneur » ou s’il a cédé aux tentations mondaines.
Même si l’artiste lui-même a confirmé récemment avoir « chuté », les rumeurs vont bon train.
On peut citer entre autres l’affaire de son agression à l’aéroport de Dakar, le concert controversé avec le Rotary, sa supposée relation avec l’influenceuse camerounaise Diana Bouli, l’annulation du Zénith, ou encore récemment son clip « Léo Sama », présumé pour le repositionnement de sa carrière après la mort de DJ Arafat. Ce qu’il dément d’ailleurs !
Sans oublier sa présence dans les vidéos de baptême de l’artiste Fanicko et de l’influenceur Apoutchou National.
Un baptême que beaucoup de chrétiens considèrent comme non sincère, à cause du comportement spirituellement douteux des concernés avec lesquels il était.
Mais, malgré ces attaques, une partie du public lui reste fidèle. « Nous t’aimons avec tes qualités et tes défauts », peut-on lire souvent dans les commentaires sur les réseaux sociaux.
Pour ses fans, le rôle des fidèles chrétiens est de le soutenir en prière, parce que le jugement ultime revient à Dieu. Une chose est sûre, l’artiste KS Bloom de la Côte d’Ivoire ne laisse pas indifférent.
Et, malheureusement, c’est quand un jour il ne sera plus là que l’on réalisera peut-être, à ce moment précis, à quel point il est une « lumière » sur la scène musicale chrétienne et ivoirienne.
Ernest Saint Bénifils
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