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Marine Le Pen entre en campagne pour 2027

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Marine Le Pen, candidate autoproclamée du peuple et par le peuple dans un élan trumpien, a lancé mercredi à La Flèche sa campagne pour l’élection présidentielle au lendemain d’un coup de poker judiciaire inédit dans les annales politiques françaises qui prend de court ses adversaires.

La cheffe de file du Rassemblement national (RN), désormais engagée dans un défi électoral à l’issue incertaine sous le slogan « Pour la France, La Renaissance », a choisi la sous-préfecture de la Sarthe comme un symbole des ambitions de l’extrême droite française.

La ville du Grand Ouest, bastion historique de la gauche depuis les années 1950, a été conquise par le RN lors des élections municipales de mars dans un « 21 avril sarthois », selon les mots du politologue Jérôme Fourquet, notamment.

« Ce territoire qui était une terre de mission est le symbole de notre engagement auprès des électeurs », a déclaré aux journalistes Marine Le Pen, souriante, au côté de Jordan Bardella.

« La campagne démarre et nous affrontons désormais une échéance électorale. (…) Je me réjouis que Marine puisse porter nos couleurs », a renchéri le président du RN, qui restera théoriquement cantonné aux seconds rôles, Marine Le Pen réservant Matignon à son dauphin de 30 ans en cas de victoire le 2 mai 2027 dans le cadre d' »un ticket gagnant ».

Le « binôme », arrivé séparément, a été accueilli par une centaine de manifestants protestant contre sa venue, tandis que des sympathisants du RN briguaient des selfies avec la quadruple candidate à l’élection présidentielle.

« Délinquante », « RN = voleurs », « La Flèche on l’aime, Pas le R’haine » pouvait-on lire sur des pancartes. Des tensions ont éclaté sur le marché où tentaient de se rendre Marine Le Pen et Jordan Bardella alors que les gendarmes repoussaient le « cordon » anti-RN. La candidate est alors repartie en voiture pour discuter avec l’équipe municipale à huis clos.

« SANS BRACELET »

Après une trentaine de minutes passées à la mairie, Marine Le Pen a quitté La Flèche. La députée du Pas-de-Calais a profité de ce premier déplacement éclair d’environ une heure pour dérouler de nouveau son argumentaire controversé sur la décision de la cour d’appel de Paris et son pourvoi consécutif en cassation.

Condamnée en première instance, le 31 mars 2025, à quatre ans de prison dont deux ferme, 100.000 euros d’amende et cinq ans d’inéligibilité avec exécution provisoire pour détournement de fonds publics dans l’affaire des assistants parlementaires du Front national, Marine Le Pen a été sanctionnée mardi d’une peine allégée.

Trois ans de prison, dont un an ferme aménageable sous surveillance électronique, 45 mois d’inéligibilité dont 30 avec sursis et 100.000 euros d’amende, ce qui lui permet techniquement de se présenter à la présidentielle mais sous bracelet électronique.

S’estimant « innocente » et contestant la lecture du Code pénal appliquée par deux juridictions, Marine Le Pen a décidé d’un pourvoi en cassation, qui a un effet suspensif.

« À partir du moment où il y a un pourvoi en cassation, je ne mettrai pas à exécution l’arrêt rendu par la cour d’appel. Donc Marine Le Pen débutera sa campagne sans bracelet », a confirmé mercredi sur TF1 la procureure générale près la cour d’appel de Paris, Marie-Suzanne Le Quéau.

UN CALENDRIER JUDICIAIRE INCERTAIN

« Si la décision de la Cour de cassation est rendue avant la présidentielle, elle pourrait, en revanche, devoir porter un bracelet pour la fin de sa campagne », a-t-elle expliqué. « D’ici là, Marine Le Pen est à nouveau présumée innocente, comme tout condamné. Il n’y a pas de discussion là-dessus ».

Dans une relecture peu orthodoxe de la chose judiciaire, Marine Le Pen, avocate de formation, a réaffirmé mercredi avoir décidé d’un pourvoi en cassation pour « un problème juridique extrêmement sérieux » – l’article 431-15 du Code pénal sur les détournements de fonds par « personne dépositaire de l’autorité publique ou chargée d’une mission de service public » s’applique-t-il ou pas à son dossier?

La patronne des députés RN s’est défendue à La Flèche de « jouer la montre ». Car ce pari autant politique que juridique est suspendu à un calendrier judiciaire dont on ignore encore les contours.

La Cour de cassation, qui peut être saisie jusqu’au 17 juillet à la fois par Marine Le Pen et le parquet général (qui fera connaître sa décision la semaine prochaine), a fait savoir mercredi dans un rare communiqué explicatif que la chambre criminelle rendrait « son arrêt au plus tard début avril 2027, avant le scrutin présidentiel ». Elle précise en outre qu’elle « ne réexamine pas les faits à l’origine de la poursuite, mais vérifie que la loi a été correctement appliquée. »

Si la cour rendait un arrêt défavorable à Marine Le Pen début 2027, cette dernière se trouverait contrainte de faire campagne sous bracelet électronique, ce qu’elle a toujours exclu. Si la décision intervenait juste avant le premier tour du 18 avril, la candidate serait finalement libre de toute entrave. Si, hypothèse ultime, Marine Le Pen succédait à Emmanuel Macron le 2 mai, elle bénéficierait alors de l’immunité présidentielle, a rappelé Marie-Suzanne Le Quéau.

L’un des deux avocats de Marine Le Pen, Me Rodolphe Bosselut, a estimé mercredi sur France Inter que le cas de sa cliente ne rentrait « pas dans les procédures accélérées » et que des « conversions » ou « suspensions » de peine pouvaient intervenir d’ici là.

Des juristes avancent toutefois que si l’arrêt du 7 juillet était « cassé », Marine Le Pen se retrouverait confrontée au jugement de première instance d’exécution immédiate. Un retour en arrière qui signerait la fin de ses espoirs.

« La cour d’appel a dit : ‘je rends aux électeurs leur liberté de vote' », a martelé la candidate à La Flèche.

Résumant le sentiment d’une classe politique, gauche comme droite, prise de vitesse, Gabriel Attal, candidat à la présidentielle, a déploré mercredi sur France Inter que l’élection soit en quelque sorte prise en otage.

Pour l’ancien Premier ministre, Marine Le Pen déploie « la même rhétorique qu’aurait Donald Trump ». Il a dénoncé une forme de « pression sur la Cour de cassation pour qu’elle ne rende pas de décision avant l’élection présidentielle. »

(Sophie Louet avec Benoît Teissier, Antony Paone et Nicolas Coupé à La Flèche)

Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien


Le Journal Chrétien lance sa campagne de dons 2026-2027 pour financer sa plateforme de médias chrétiens visant à financer le site d'information Chretiens.com, l'application de ressources bibliques Bible.audio, et la chaîne de télévision chrétienne Chrétiens TV diffusée sur le canal 483 de Free en France. La concentration des médias aux mains d'un petit nombre d'acteurs économiques et de milliardaires représente une menace sur le pluralisme et l'indépendance de la presse.

Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires


A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
1. Menace sur le pluralisme et la diversité des opinions : En France, une poignée de milliardaires ou de grands groupes industriels (actifs dans le luxe, l'armement, le BTP ou les télécommunications) détiennent l'immense majorité des quotidiens nationaux, des chaînes de télévision et des radios. Cette emprise réduit la variété des points de vue, appauvrit le débat public et favorise les conflits d'intérêts.
2. Perte d'indépendance et autocensure des rédactions : Les journalistes risquent de subir des pressions directes ou indirectes de la part des actionnaires. De plus, les médias appartenant à des groupes industriels peuvent hésiter à enquêter de manière transparente sur les activités de leurs propres propriétaires ou de leurs partenaires économiques.
3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain. 

Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public 



Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature. 
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme. 
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives. 
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires). 
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne. 

Le piège de l’uniformisation de l'information


L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire); 
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.  
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite. 

Agissez avec notre plateforme de médias chrétiens !


Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés. 
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises. 
Dans ce contexte, deux médias chrétiens, qui fonctionnent sans actionnaires milliardaires et sans subvention de l’Etat, offrent une information alternative fiable, en collaboration avec des agences de presse internationales. 

1. Le Journal Chrétien,  un service de presse en ligne reconnu par l’Etat

Le Journal Chrétien est historiquement le premier pure-player chrétien francophone dont le but est d’offrir au quotidien une information fiable et de qualité avec un regard chrétien.
La ligne éditoriale du Journal Chrétien est généraliste, s’intéressant particulièrement aux actualités politiques, économiques, sportives et religieuses.
Il est le média chrétien le plus ancien et le plus lu dans Google actualités, principal canal de visibilité et d'audience pour les médias d'information en ligne. 
Lorsqu’une église ou un pasteur doit faire face à des accusations calomnieuses dans le paysage médiatique ou devant les tribunaux français, les publications du Journal Chrétien sont toujours accueillies avec beaucoup de considération.

2. Chrétiens TV, chaîne 483 de Free

Chrétiens TV est une chaîne de télévision chrétienne francophone reconnue par l’Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique (ARCOM) et diffusée en continu sur le canal 483 de l’opérateur Free en France ainsi que sur Apple TV, Roku TV, Amazon Fire TV, les applications Chrétiens TV et Free TV (iOS ou Android), les sites Chrétiens TV et https://tv.free.fr
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