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Les pays d’Asie du sud-est s’entendent pour trouver une issue à la crise en Birmanie

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par Tom Allard et Stanley Widianto

JAKARTA (Reuters) – Les leaders des pays membres de l’association des nations du Sud-Est asiatique (Asean) ont déclaré samedi avoir trouvé un accord avec le chef de la junte militaire birmane pour mettre fin à la violence qui touche le pays.

Ce dernier n’a toutefois pas répondu explicitement à leurs appels pour cesser de tuer des manifestants.

« Cela va au-delà de nos attentes » a déclaré à la presse le Premier ministre de Malaisie Muhyiddin Yassin à l’issue d’une réunion de l’Asean à laquelle a participé le général birman Min Aung Hlaing.

« Nous avons essayé de ne pas trop l’accuser car nous nous fichons de savoir qui est à l’origine des heurts », a ajouté le Premier ministre. « Nous avons juste insisté pour dire que la violence devait cesser. Selon lui, ce sont les autres qui sont à l’origine des problèmes. Mais il était d’accord pour dire que la violence devait cesser. »

Les membres de l’organisation internationale souhaitaient que le général Min Aung Hlaing s’engage à maîtriser ses forces de l’ordre, qui ont, selon un organisme de surveillance, tué 745 personnes pour étouffer le mouvement de révolte populaire qui a émergé à la suite de son coup d’Etat contre le gouvernement élu d’Aung San Suu Kyi, le 1er février.

Ils souhaitaient également que le général libère les prisonniers politiques.

Selon un communiqué de Brunei, qui préside l’Asean, un consensus a été trouvé en cinq points.

Il s’agit d’abord de mettre fin aux violences, d’ouvrir un dialogue constructif avec toutes les parties prenantes, de nommer un représentant de l’Asean pour faciliter le dialogue et de l’envoyer en Birmanie et d’accepter l’aide humanitaire. Le communiqué n’abordait en revanche pas la question des prisonniers politiques.

« Il a dit qu’il nous avait entendu, qu’il prendrait tous ces points en considération, il a jugé que c’était très utiles », a dit le Premier ministre singapourien Lee Hsien Loong, selon la chaîne de télévision Channel NewsAsia.

« Il n’était pas opposé à l’idée que l’Asean joue un rôle constructif, au principe que l’Asean envoie un représentant, ou encore au fait d’accepter l’aide humanitaire. »

Mais le Premier ministre a précisé que cela pourrait prendre du temps, « car c’est une chose de dire que vous cesserez la violence, mais c’en est une autre de le faire réellement ».

Le général Min Aung Hlaing n’a pas fait de commentaire dans l’immédiat.

PREMIER EFFORT INTERNATIONAL

« La libération de prisonniers politiques est une condition indispensable pour que les violences s’arrêtent », a dit Charles Santiago, le responsable du groupe des parlementaires de l’Asean pour les droits humains (APHR).

« L’Asean doit agir rapidement et fixer un calendrier clair pour que Min Aung Hlaing mette fin aux violences, ou bien se tenir prête à lui demander des comptes ».

Cette réunion de l’Asean constitue le premier effort international pour mettre fin à la crise qui touche la Birmanie depuis le coup d’Etat.

La Birmanie fait partie des dix pays membres de l’Asean, laquelle a pour usage de prendre des décisions uniquement sur la base d’un consensus et de ne pas s’ingérer dans les affaires intérieures de ses membres.

Le gouvernement d’unité nationale, mouvement composé des parlementaires déchus de leur mandat, des chefs de file de la contestation contre le coup d’Etat et des représentants des minorités ethniques du pays, a dit qu’il accueillait favorablement l’accord et a estimé que la junte militaire devait être contrainte de tenir ses promesses.

« Nous attendons impatiemment de voir les actions qu’entreprendra l’Asean à la suite de ces décisions et de pouvoir restaurer notre démocratie », a dit Dr. Sasa, porte-parole du mouvement.

Les chefs d’Etat de l’Indonésie, du Vietnam, de Singapour, de Malaisie, du Cambodge et de Brunei étaient présents à la réunion, en plus des ministres des affaires étrangères du Laos, de la Thaïlande et des Philippines.

Même si la politique de non-ingérence de l’Asean ne permet pas de traiter facilement des affaires internes, les Nations Unies, la Chine et les Etats-Unis estiment que l’organisation est la mieux placée pour négocier avec la junte militaire.

« Nous, le Conseil de sécurité de l’ONU, attendons impatiemment l’issue de la réunion sur la Birmanie, qui mérite une attention sérieuse et immédiate », a déclaré l’ambassadrice américaine auprès des Nations Unies, Linda Thomas-Greenfield, sur Twitter.

(AVEC Nilufar Rizki, Fanny Potkin, Agustinus Beo Da Costa, Liz Lee, A. Ananthalakshmi, Aradhana Aravindan and Panu Wongcha-um, version française, Caroline Pailliez, édité par Jean-Michel Bélot)

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