Wall Street ouvre en baisse, les « techs » pèsent sur la tendance
PARIS (Reuters) – La Bourse de New York a ouvert en baisse vendredi, pénalisée notamment par les grandes valeurs technologiques dans la perspective d’un relèvement des taux d’intérêt aux Etats-Unis l’an prochain.
Dans les premiers échanges, l’indice Dow Jones perd 393,85 points, soit 1,1%, à 35.503,79 points et le Standard & Poor’s 500, plus large, recule de 1,02% à 4.620,96 points.
Le Nasdaq Composite cède 1,22%, soit 184,66 points, à 14 995,77.
A l’issue de sa réunion de politique monétaire, la Fed a annoncé mercredi qu’elle allait doubler la réduction de ses achats d’obligations, qui prendront fin en mars prochain, et a ouvert la voie à trois hausses des taux d’intérêt d’ici la fin 2022.
Cette annonce, accueillie dans un premier temps favorablement par les investisseurs, car elle donnait un signal clair que la Fed allait s’attaquer à l’inflation, sujet de craintes sur les marchés depuis des mois, met cependant sous pression les poids lourds du numérique, particulièrement sensibles à l’évolution des taux.
Aux valeurs, Tesla, Apple, Meta Platforms, Amazon et Microsoft perdent entre 0,3% et 1,1%. L’indice sectoriel des « techs » sur le S&P-500 fléchit de 1,3%.
La perspective d’un relèvement des taux ne profite plus aux grandes banques américaines comme Bank of America, Citigroup et JPMorgan Chase & Co qui reculent respectivement de 1,6%, 2,23% et 1,57%.
Côté fusions-acquisitions, Oracle chute de 5,7% après une information de presse selon laquelle le géant américain des logiciels professionnels est en discussions pour racheter Cerner (+13,5%), une société spécialisée dans la gestion et l’infrastructure informatique médicales pour un montant de 30 milliards de dollars (26,5 milliards d’euros).
Le groupe de messagerie Fedex bondit de 9% pour sa part après avoir rétabli jeudi sa prévision de bénéfice pour 2022, malgré des pénuries persistantes de main-d’oeuvre. Son concurrent United Parcel Service avance de près de 2%.
(Reportage Claude Chendjou, édité par Sophie Louet)
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