Les députés votent le texte « climat et résilience », décrié par les écologistes
PARIS (Reuters) – Les députés français ont adopté mardi le projet de loi « Climat et résilience », que l’exécutif présente comme une preuve de son engagement en faveur de l’écologie à un an de l’élection présidentielle mais que ses détracteurs jugent dénué d’ambition.
Objet de plus de 200 heures de débat en commission et en séance, le texte de 60 articles a été approuvé par 332 voix contre 77. Il sera examiné par le Sénat en juin.
Adopté à un an de l’élection présidentielle où l’écologie s’annonce comme un thème majeur, le texte met en oeuvre une partie des 149 propositions issues de neuf mois de travaux des 150 citoyens tirés au sort de la « Convention citoyenne pour le climat », avec l’objectif affiché de faire baisser de 40% d’ici 2030 les émissions de gaz à effet de serre de la France par rapport aux niveaux de 1990.
« Si nous voulons que nos réformes fonctionnent, si nous voulons lutter contre le réchauffement climatique, nous ne pouvons pas laisser des personnes sur le bord du chemin », a déclaré à l’Assemblée la ministre de la Transition écologique, Barbara Pompili. « Le fait que, sur chaque mesure que nous ayons mise dans ce texte, il y a un accompagnement qui est prévu, c’est comme cela qu’on avancera et c’est comme cela qu’on protégera la planète et surtout nos concitoyens. »
Transports, alimentation, travail, logement, éducation, publicité, etc : le texte voit large dans le but d' »ancrer la culture écologique dans le quotidien des Français », souligne le ministère.
Il acte la fin des locations de logements mal isolés, surnommés « passoires thermiques », à partir de 2025 pour les plus mal classés de « niveau G », avec des étapes en 2028 et 2034.
« Plus de quatre millions de foyers sont concernés. C’est une rupture vraiment très forte par rapport à des décennies de laisser-aller », dit-on encore au ministère de la Transition écologique.
Le texte entend accélérer la rénovation des logements des particuliers, qui pourront bénéficier de prêts garantis de l’Etat pour financer le reste à charge.
A l’heure où les terrasses de cafés et restaurants s’apprêtent à rouvrir le 19 mai, le projet de loi acte l’interdiction des terrasses chauffées au 31 mars 2022.
LA PRATIQUE DU VÉLO ENCOURAGÉE
Pour réduire les emballages, le texte oblige grandes et moyennes surfaces à consacrer au moins un cinquième de leur surface de vente au vrac d’ici 2030.
Toujours à destination des consommateurs, il prévoit la création d’un « écoscore » affichant l’impact pour l’environnement des biens et services.
« Ce système encouragera les entreprises à fabriquer leurs produits de la manière la plus écologique possible, afin de bénéficier des meilleurs niveaux d’affichage », espère le gouvernement, qui cible notamment l’industrie textile.
Côté transports, il est mis fin aux liaisons aériennes intérieures s’il existe une alternative en train en moins de 2h30, là où les membres de la Convention citoyenne proposaient quatre heures.
Le texte interdit de nouveaux aéroports ou extensions d’aéroports visant à augmenter leur capacité.
« Malgré la volonté affichée d’interdire les extensions d’aéroports, aucun des projets actuellement en débat n’est concerné ; seules 1 à 3 lignes aériennes intérieures fermeront », déplore sur ce point le collectif Réseau action climat dans un communiqué.
Dans un pays où la pollution de l’air est responsable de 40.000 morts par an selon des chiffres officiels, la pratique de la bicyclette est encouragée via une extension de la prime à la conversion aux vélos à assistance électrique.
Est interdite, à l’horizon 2030, la vente de véhicules émettant plus de 95g de CO2 par kilomètre.
« L’objectif concernant la fin de vente des véhicules polluants ne concerne au final qu’1% à 3% des véhicules mis sur le marché », déplore le Réseau action climat.
Le « verdissement » demandé par le projet de loi concerne aussi la commande publique, via l’obligation d’ajouter des clauses environnementales dans les marchés publics et les contrats de concession.
Au chapitre alimentation, un menu végétarien sans viande ni poisson sera proposé chaque jour dans les cantines de l’État et les universités, et de manière hebdomadaire dans les cantines scolaires.
Pour mieux lutter notamment contre les décharges sauvages, le texte crée un délit de mise en danger de l’environnement sanctionnant les conduites dangereuses applicable y compris si la pollution n’a pas eu lieu.
Le texte a été ciblé par ses détracteurs pour son manque d’ambition. Il a « au moins 15 ans de retard », estime le député écologiste ex-LaRem Matthieu Orphelin, qui a voté contre.
Des marches pour le climat sont prévues dimanche dans plusieurs villes de France.
(Elizabeth Pineau, édité par Blandine Hénault)
Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien
Le Journal Chrétien lance sa campagne de dons 2026-2027 pour financer sa plateforme de médias chrétiens visant à financer le site d'information Chretiens.com, l'application de ressources bibliques Bible.audio, et la chaîne de télévision chrétienne Chrétiens TV diffusée sur le canal 483 de Free en France. La concentration des médias aux mains d'un petit nombre d'acteurs économiques et de milliardaires représente une menace sur le pluralisme et l'indépendance de la presse.
Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires
A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
1. Menace sur le pluralisme et la diversité des opinions : En France, une poignée de milliardaires ou de grands groupes industriels (actifs dans le luxe, l'armement, le BTP ou les télécommunications) détiennent l'immense majorité des quotidiens nationaux, des chaînes de télévision et des radios. Cette emprise réduit la variété des points de vue, appauvrit le débat public et favorise les conflits d'intérêts.
2. Perte d'indépendance et autocensure des rédactions : Les journalistes risquent de subir des pressions directes ou indirectes de la part des actionnaires. De plus, les médias appartenant à des groupes industriels peuvent hésiter à enquêter de manière transparente sur les activités de leurs propres propriétaires ou de leurs partenaires économiques.
3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain.
Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
Agissez avec notre plateforme de médias chrétiens !
Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
Dans ce contexte, deux médias chrétiens, qui fonctionnent sans actionnaires milliardaires et sans subvention de l’Etat, offrent une information alternative fiable, en collaboration avec des agences de presse internationales.
1. Le Journal Chrétien, un service de presse en ligne reconnu par l’Etat
Le Journal Chrétien est historiquement le premier pure-player chrétien francophone dont le but est d’offrir au quotidien une information fiable et de qualité avec un regard chrétien.La ligne éditoriale du Journal Chrétien est généraliste, s’intéressant particulièrement aux actualités politiques, économiques, sportives et religieuses.
Il est le média chrétien le plus ancien et le plus lu dans Google actualités, principal canal de visibilité et d'audience pour les médias d'information en ligne.
Lorsqu’une église ou un pasteur doit faire face à des accusations calomnieuses dans le paysage médiatique ou devant les tribunaux français, les publications du Journal Chrétien sont toujours accueillies avec beaucoup de considération.


