Ainsi donc, comme des élus de Dieu, saints et bien-aimés, revêtez-vous d’entrailles de miséricorde, de bonté, d’humilité, de douceur, de patience. Colossiens 3:12
Revêtez-vous…, comme des élus de Dieu, … de bonté, d’humilité, de douceur…, vous supportant l’un l’autre et vous pardonnant les uns aux autres, si l’un a un sujet de plainte contre un autre ; comme le Christ vous a pardonné, vous aussi faites de même. Colossiens 3. 12, 13
Noble vengeance
L’Athénien Périclès, rentrant un soir de la place publique, fut suivi jusque chez lui par un individu qui lui criait les pires injures. Périclès ne lui répondit pas un mot. Arrivé à la maison, il appela un de ses serviteurs et lui dit : “Prends un flambeau et raccompagne cet homme chez lui”.
Le comportement de Périclès nous fait penser à celui de Jésus, lui qui, “lorsqu’on l’outrageait, ne rendait pas l’outrage, quand il souffrait, ne menaçait pas, mais se remettait à celui qui juge justement” (1 Pierre 2. 23). Et pourtant, quel coeur pouvait être plus sensible que le sien à l’incompréhension, au mépris, aux injures ? N’a-t-il pas dit : “L’opprobre m’a brisé le coeur, et je suis accablé” (Psaume 69. 20) ? Lui, “l’homme de douleurs” (Ésaïe 53. 3), a eu pour ses ennemis des paroles de bonté. Il n’a pas fait valoir ses droits, au contraire : il y a renoncé, acceptant pour notre salut de subir la crucifixion. Et, cloué sur la croix, il a prié pour ses bourreaux : “Père, pardonne-leur, car ils ne savent pas ce qu’ils font” (Luc 23. 34).
Amis chrétiens, comment réagissons-nous face à la moquerie ou à tout ce qui nous agresse ? Savons-nous suivre le modèle laissé par notre Sauveur ? Nous pouvons le faire, non par nos propres forces, mais “parce que l’amour de Dieu est versé dans nos coeurs par l’Esprit Saint qui nous a été donné” (Romains 5. 5). Et cet amour “ne s’irrite pas, il n’impute pas le mal…, il supporte tout…, endure tout” (1 Corinthiens 13. 5–7). Quel programme !
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