La Moldavie ne voit pas de menace imminente de débordement de la guerre en Ukraine
CHISINAU (Reuters) – La Moldavie n’anticipe pas de menace imminente de débordement de la guerre en Ukraine sur son territoire mais a élaboré des plans de contingence pour des scénarios « pessimistes », a déclaré mercredi la présidente Maia Sandu.
Les craintes que la Moldavie ne soit entraînée dans le conflit en Ukraine voisine se sont accrues la semaine dernière, après un certain nombre d’attaques et d’explosions dans une région séparatiste du pays.
Maia Sandu et son gouvernement ont imputé les incidents survenus dans la région séparatiste de Transnistrie à des groupes prorusses voulant entraîner le pays dans la guerre.
La présidente a également dénoncé les commentaires d’un général russe selon lesquels l’un des objectifs de guerre de Moscou était de s’emparer du territoire ukrainien pour faire la jonction avec les séparatistes en Moldavie.
Le Kremlin s’est dit « préoccupé » par la situation en Transnistrie, où la Russie a stationné des centaines de soldats depuis la chute de l’Union soviétique.
Interrogée mercredi pour savoir si elle craignait des troubles dans les jours à venir, Maia Sandu a répondu par l’intermédiaire d’un interprète: « Nous ne voyons aucune menace imminente dans un avenir proche, mais nous avons bien sûr des plans de contingence pour de tels scénarios, qui sont moins optimistes ou qui sont pessimistes. »
« PAS DE PROVOCATIONS »
Charles Michel, président du Conseil européen, a annoncé mercredi que l’UE envisageait d’apporter un soutien militaire supplémentaire à la Moldavie cette année, mais il a refusé de fournir des détails.
« Nous aiderons la Moldavie à renforcer sa résilience », a déclaré Charles Michel, avant d’ajouter: « Nous pensons qu’il est important d’éviter toute escalade. Il n’est pas intelligent de faire des déclarations provocantes sur la situation en Moldavie. »
La Moldavie a demandé à adhérer à l’Union européenne le 3 mars, une semaine après l’invasion de l’Ukraine par la Russie. Charles Michel a déclaré que l’UE travaillait d’arrache-pied pour évaluer sa demande d’adhésion, même s’il a qualifié la procédure de « complexe ».
(Reportage Peter Graff et Alexander Tanas, version française Lou Phily, édité par Kate Entringer)
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