Le Kenya appelle à l’augmentation des contributions au Fonds mondial
Le président kenyan Uhuru Kenyatta a exhorté mercredi les gouvernements et les autres parties prenantes, y compris le secteur privé, à augmenter leurs contributions financières au Fonds mondial de de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludismeune.
M. Kenyatta a dit que le septième cycle de reconstitution des ressources du Fonds intervient à un moment où les pays luttent contre la COVID-19, d’où la nécessité d’une solidarité mondiale dans la lutte contre les défis sanitaires du monde.
« Lors du sixième cycle de reconstitution des ressources, mon administration a contribué à hauteur de 6 millions de dollars américains et nous prévoyons de renforcer notre engagement pour le septième cycle de reconstitution des ressources afin de soutenir le Fonds mondial », a-t-il affirmé depuis le comté de Nyeri, dans le centre du Kenya, lors du lancement virtuel du septième cycle de reconstitution des ressources du Fonds mondial, qui sera organisé par le gouvernement américain plus tard dans l’année.
Dans un communiqué publié par la présidence, M. Kenyatta a dit que l’augmentation des contributions au Fonds mondial et l’élargissement des partenariats de l’entité permettront de réunir les ressources adéquates nécessaires pour stimuler la lutte mondiale contre le VIH/sida, la tuberculose et le paludisme.
Il a félicité le Fonds mondial pour le soutien qu’il apporte aux efforts du Kenya dans la lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme. Il a expliqué que depuis 2002, le Fonds mondial a octroyé plus de 1,4 milliard de dollars de subventions au secteur de la santé du Kenya. Avec l’aide du Fonds mondial, entre 2013 et 2021, le pays a réussi à réduire de 67 % le nombre annuel de décès liés au sida.
« Ces résultats encourageants ont pu être obtenus grâce à une augmentation de 83 % du nombre de personnes infectées par le VIH bénéficiant d’un traitement antirétroviral qui leur sauve la vie ; au nombre de 660.000 en 2013, elles étaient 1.200.000 en 2021 », a précisé M. Kenyatta.
Le Kenya a atteint un taux de réussite du traitement de la tuberculose de 85 % et une baisse significative de la prévalence annuelle de la tuberculose, a dit M. Kenyatta, ajoutant que l’aide du Fonds mondial avait permis au pays de mieux répondre au paludisme et de faire passer sa prévalence de 8,2 % en 2015 à 5,6 % en 2020.
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