Formation antiterroriste américaine en Côte d’Ivoire dans un contexte régional instable
Le programme annuel américain de formation antiterroriste des forces africaines a débuté dimanche en Côte d’Ivoire, dans un contexte régional instable, marqué par une série de coups d’Etat et par le projet de retrait des forces françaises du Mali.
Ce programme, connu sous le nom de Flintlock, doit permettre aux quelque 400 soldats de toute l’Afrique de l’Ouest d’être mieux formés à la lutte contre des groupes liés notamment à Al-Qaïda et à l’État islamique.
La formation porte principalement cette année sur la coordination entre différentes forces combattant le même ennemi .
« L’un des principaux axes de Flintlock est le partage des informations. Si nous ne pouvons pas communiquer, nous ne pouvons pas travailler ensemble », a déclaré l’amiral Jamie Sands, commandant du Commandement des opérations spéciales des États-Unis en Afrique, lors de la cérémonie d’ouverture.
La Guinée, le Mali et le Burkina Faso ne participent pas cette année à cette formation alors que des juntes militaires ont pris depuis 2020 le pouvoir dans ces trois pays.
Le Mali, le Niger et le Burkina Faso sont victimes depuis 2015 d’attaques de la part de militants islamistes qui occupent de vastes zones du Sahel, faisant des milliers de morts et provoquant le déplacement de plus de 2 millions de personnes.
Depuis 2013, la France mène des opérations de sécurité dans la région, mais sa présence est de moins en moins bien acceptée par les populations. La semaine dernière, Paris a annoncé son retrait du Mali et un redéploiement partiel de ses troupes au Niger.
Les diplomates craignent que le départ des 2.400 soldats français du Mali — épicentre de la violence — ne déstabilise davantage la région.
(Reportage Ange Aboa; version française Dina Kartit, édité par Jean-Michel Bélot)
Le Journal Chrétien est un média indépendant financé par des chrétiens comme vous, en accès libre, sans subventions ni publicité. La générosité de la communauté chrétienne garantit notre indépendance.
Aujourd’hui, une poignée de chrétiens rendent possible une information indépendante accessible gratuitement à des millions de personnes sur nos sites, nos applications et notre chaîne de télévision chrétienne.
Chaque article, chaque émission, chaque reportage, chaque enquête existe uniquement grâce à votre générosité. C’est ce qui nous permet de répondre à l’immense soif spirituelle de nos contemporains et ce, avec une exigence de qualité journalistique reconnue, et de donner la parole à ceux qu’on n’entend jamais ailleurs.
Mais aujourd’hui, nous arrivons à un moment décisif. Partout, les médias indépendants sont fragilisés, attaqués, précarisés. Pendant que quelques grandes fortunes verrouillent toujours davantage le paysage médiatique, les médias chrétiens et tous ceux qui refusent de se soumettre sont maintenus sous pression permanente.
Le Journal Chrétien et sa chaîne Chrétiens TV, diffusée sur le canal 246 de la Freebox, n’échappent pas à cette réalité. Oui, nos médias chrétiens pourraient disparaître si nous ne parvenons pas à toucher de nouveaux donateurs dans les prochains mois.
Je soutiens le Journal Chrétien !
Au moment où les milliardaires étendent leur emprise sur l’information, nous pensons au contraire qu’il faut plus de travail de terrain, plus de reportages, plus d’enquêtes, plus de pluralisme, plus de médias chrétiens capables de résister aux pressions religieuses, politiques et économiques. C’est pour cela que nous lançons un appel à la communauté chrétienne.
La question est simple : voulons-nous laisser mourir les médias chrétiens et laisser la presse ainsi que la télévision aux mains des grands groupes privés ?
Si vous lisez les articles du Journal Chrétien, regardez nos émissions sur Chrétiens TV, partagez nos contenus dans les réseaux sociaux ou pensez qu’une autre voix doit continuer d’exister dans le débat public, alors c’est maintenant qu’il faut agir.


