La France en capacité d’envoyer 5% de sa consommation de gaz en Allemagne
PARIS (Reuters) – La France serait en capacité d’envoyer au maximum l’équivalent de 5% de sa consommation de gaz en Allemagne en hiver si cette dernière connaissait une pénurie de gaz, a-t-on appris mercredi auprès du cabinet de la ministre de la Transition énergétique Agnès Pannier-Runacher.
Les pays membres de l’Union européenne, qui se sont donné mardi un objectif de baisse de la consommation de gaz, cherchent à mettre en place un dispositif de solidarité entre Etats membres pour assurer leur approvisionnement en gaz, dans l’hypothèse où la Russie interromprait complètement ses livraisons à destination de l’Europe.
Selon le ministère de la Transition énergétique, la France serait en mesure de livrer 130 gigawattheures par jour en Allemagne, soit l’équivalent de 20 térawattheures sur un hiver, en utilisant son réseau d’interconnexion terrestre, ce qui correspondrait à 2% environ de la consommation allemande.
Sa propre consommation était de 474 térawattheures en 2021.
Cela suppose de remettre en fonction l’interconnexion d’exportation existante entre la France et l’Allemagne, qui n’est actuellement pas utilisée car le gaz odorisé sur le réseau français pour des raisons de sécurité n’est pas autorisé sur le réseau allemand.
Les travaux nécessaires pour remettre en route ce tuyau et les arrangements contractuels pourraient prendre « quelques semaines à quelques mois », dit-on au ministère.
La vraie contrainte provient plutôt d’Allemagne, précise-t-on encore. Il faudrait que les Allemands acceptent du gaz odorisé sur leur réseau, ce qui n’est pas permis par leurs règles internes. « On comprend qu’ils sont ouverts à les assouplir », dit un conseiller de la ministre.
A terme, pour conforter l’interconnexion, il faudrait installer une station de désodorisation, ce qui pourrait prendre au moins 18 mois, ajoute-t-il.
Il ne s’agit pas de gaz dont la France aurait besoin pour sa propre consommation, a expliqué mercredi sur LCI Agnès Pannier-Runacher, en ajoutant que la France pouvait compter sur les flux venant notamment de Norvège et sur ses terminaux méthaniers.
« Même si les Russes coupaient le gaz à l’Europe demain, ce qui n’est aujourd’hui pas le cas, on aurait quand même la capacité raisonnable à passer l’hiver en faisant les efforts de sobriété (énergétique) », dit-on au sein du cabinet de la ministre.
Les pays de l’UE se sont entendus sur un objectif volontaire de réduction globale de la consommation de gaz de 15% d’ici le mois de mars 2023. Dans l’hypothèse où la crise rendrait la baisse de consommation obligatoire, la France pourra se fixer un objectif de réduction de 7%, étant donné les limites auxquelles elle est confrontée en terme de capacité d’exportation.
En parallèle, le gouvernement souhaite diminuer de 10% la consommation totale d’énergie française d’ici 2024, en demandant notamment des efforts aux entreprises, collectivités, administrations publiques et aux consommateurs.
(Caroline Pailliez et Benjamin Mallet, édité par Jean-Stéphane Brosse)
Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien
Le Journal Chrétien lance sa campagne de dons 2026-2027 pour financer sa plateforme de médias chrétiens visant à financer le site d'information Chretiens.com, l'application de ressources bibliques Bible.audio, et la chaîne de télévision chrétienne Chrétiens TV diffusée sur le canal 483 de Free en France. La concentration des médias aux mains d'un petit nombre d'acteurs économiques et de milliardaires représente une menace sur le pluralisme et l'indépendance de la presse.
Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires
A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
1. Menace sur le pluralisme et la diversité des opinions : En France, une poignée de milliardaires ou de grands groupes industriels (actifs dans le luxe, l'armement, le BTP ou les télécommunications) détiennent l'immense majorité des quotidiens nationaux, des chaînes de télévision et des radios. Cette emprise réduit la variété des points de vue, appauvrit le débat public et favorise les conflits d'intérêts.
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3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain.
Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
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Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
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