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France: Un budget 2023 dispendieux, sous le sceau des « incertitudes »

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par Leigh Thomas et Sophie Louet

PARIS (Reuters) – Le gouvernement français a présenté lundi son budget pour 2023 qui, dans un contexte fortement inflationniste marqué par la flambée des prix de l’énergie, fait la part belle aux dépenses au détriment du rétablissement des finances publiques avec une prévision de déficit maintenue à 5% du PIB pour l’an prochain.

Présenté en conseil de ministres avant un examen périlleux à l’Assemblée nationale où l’exécutif ne dispose que d’une majorité relative, le premier projet de loi de finances (PLF) du second mandat d’Emmanuel Macron s’appuie sur une prévision de croissance de 1% pour 2023, alors que le gouverneur de la Banque de France, François Villeroy de Galhau, a mis en garde contre un ralentissement voire un risque de récession limitée.

Dans ses prévisions dévoilées lundi, l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) table pour sa part sur 0,6% de croissance pour la France en 2023.

« Les incertitudes n’ont jamais été aussi grandes, c’est vrai pour la France et pour toutes les nations européennes », a déclaré le ministre de l’Economie et des Finances, Bruno Le Maire, lors d’une conférence de presse.

« Le défi le plus important et le plus urgent pour la France comme pour les pays européens, c’est de faire retomber la pression inflationniste », a-t-il souligné.

« 1%, c’est plutôt la fourchette haute », a concédé sur BFM Business le rapporteur général du budget à l’Assemblée nationale, Jean-René Cazeneuve (Renaissance), alors que la prévision gouvernementale est jugée optimiste par de nombreux observateurs.

« L’équation est difficile parce qu’on est dans un contexte géopolitique très incertain », a-t-il insisté.

Censé « protéger les Français et aller vers le plein emploi », le budget est construit sur une prévision d’inflation de 4,3% en 2023, après 5,4% en 2022.

Bien que Bruno Le Maire ait sonné la fin du « quoi qu’il en coûte », des aides massives aux entreprises et aux ménages durant la crise sanitaire due au COVID-19, les dépenses restent à un niveau élevé.

« FRAGILE »

L’impact économique du conflit en Ukraine s’aggravant, avec une crise énergétique durablement installée, le gouvernement consacre pas moins de 45 milliards d’euros au financement du bouclier tarifaire sur les prix du gaz et de l’électricité, dispositif prolongé au-delà du 31 décembre, qui devrait contenir la hausse des factures à 15% début 2023.

Le gouvernement fait également le choix de maintenir l’indexation du barème de l’impôt sur le revenu (IR) sur l’inflation, un coût de 6,2 milliards d’euros.

Conséquence : les dépenses publiques (hors charge de la dette) devraient progresser de 21,7 milliards d’euros en 2023 par rapport à cette année pour un total de 346,5 milliards d’euros. Une hausse de 6,6% par rapport au budget 2022.

La politique « protectrice » défendue par l’exécutif sera financée en partie par des recettes plus élevées que prévu, avec une hausse des cotisations sociales. Le gouvernement table au total sur un bonus de 38,5 milliards d’euros de prélèvements obligatoires par rapport au scénario avancé en août (pour un montant global de 1.234 milliards d’euros).

Dans le projet de loi de programmation des finances publiques pour les années 2023 à 2027 présenté également lundi, le gouvernement promet de retrouver le cap des 3% pour le déficit public à l’horizon 2027, plafond défini par les critères européens de Maastricht.

Dans un avis rendu dimanche, le Haut conseil des finances publiques (HCFP) juge cette trajectoire « peu ambitieuse » et « particulièrement fragile » et estime par ailleurs que les prévisions gouvernementales pour le PLF sont trop optimistes en matière de croissance, de maîtrise de la dépense publique et de hausse des prélèvements obligatoires.

VERS UN 49.3?

Pour se ménager quelque quatre milliards d’euros d’économies l’an prochain, le gouvernement a choisi d’étaler sur deux ans, en 2023 et 2024, la suppression de la cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises (CVAE), annoncée en juillet par la Première ministre Elisabeth Borne.

Impôt de production local créé en 2010, la CVAE compense pour partie l’abandon de la taxe professionnelle, contribution économique au budget des collectivités territoriales. Des collectivités qui s’inquiètent de la disparition de cette ressource et réclament des compensations, notamment en raison de l’envolée des prix de l’énergie.

Au chapitre des crédits budgétaires, l’Education nationale s’octroie comme annoncé une place de choix avec 60,2 milliards d’euros, soit une hausse de 3,7 milliards d’euros des crédits par rapport à 2022.

Présentés comme une priorité du gouvernement, l’écologie, le développement et la mobilité durables bénéficient d’une hausse de crédits de 6,6 milliards à 31,4 milliards d’euros. Le budget de la Défense augmente de trois milliards à 43,9 milliards d’euros, celui du Travail et de l’Emploi de 6,7 milliards à 30,6 milliards d’euros.

La Santé voit son budget progresser de 2,1 milliards d’euros à 3,4 milliards.

En résumé, ce budget dispendieux renvoie à plus tard la « normalisation » évoquée un temps par le gouvernement.

La charge de la dette devrait engloutir 57,6 milliards d’euros en 2023 avec l’augmentation de l’encours, qui devrait dépasser 3.000 milliards d’euros dans les semaines à venir, et la remontée des taux d’emprunt.

Le ministre délégué aux Comptes publics, Gabriel Attal, s’est engagé à réduire le poids de la dépense publique de 57,6% à 53,8% du PIB d’ici la fin du quinquennat, en 2027.

Face aux oppositions parlementaires, conviées en amont aux « Dialogues de Bercy », on ne cache pas dans les rangs de la majorité que le PLF 2023 pourrait être adopté via la procédure du 49.3 (adoption sans vote).

« Le 49.3 n’est pas un gros mot », a déclaré la présidente (Renaissance) de l’Assemblée nationale, Yaël Braun-Pivet, dans Le Parisien-Aujourd’hui en France.

La rentrée parlementaire est prévue le 3 octobre. L’examen du PLF devrait débuter le 10 octobre.

(Reportage Leigh Thomas, rédigé par Sophie Louet, édité par Nicolas Delame et Bertrand Boucey)

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Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien


Le Journal Chrétien lance sa campagne de dons 2026-2027 pour financer sa plateforme de médias chrétiens visant à financer le site d'information Chretiens.com, l'application de ressources bibliques Bible.audio, et la chaîne de télévision chrétienne Chrétiens TV diffusée sur le canal 483 de Free en France. La concentration des médias aux mains d'un petit nombre d'acteurs économiques et de milliardaires représente une menace sur le pluralisme et l'indépendance de la presse.

Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires


A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
1. Menace sur le pluralisme et la diversité des opinions : En France, une poignée de milliardaires ou de grands groupes industriels (actifs dans le luxe, l'armement, le BTP ou les télécommunications) détiennent l'immense majorité des quotidiens nationaux, des chaînes de télévision et des radios. Cette emprise réduit la variété des points de vue, appauvrit le débat public et favorise les conflits d'intérêts.
2. Perte d'indépendance et autocensure des rédactions : Les journalistes risquent de subir des pressions directes ou indirectes de la part des actionnaires. De plus, les médias appartenant à des groupes industriels peuvent hésiter à enquêter de manière transparente sur les activités de leurs propres propriétaires ou de leurs partenaires économiques.
3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain. 

Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public 



Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature. 
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme. 
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives. 
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires). 
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne. 

Le piège de l’uniformisation de l'information


L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire); 
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.  
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite. 

Agissez avec notre plateforme de médias chrétiens !


Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés. 
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises. 
Dans ce contexte, deux médias chrétiens, qui fonctionnent sans actionnaires milliardaires et sans subvention de l’Etat, offrent une information alternative fiable, en collaboration avec des agences de presse internationales. 

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Lorsqu’une église ou un pasteur doit faire face à des accusations calomnieuses dans le paysage médiatique ou devant les tribunaux français, les publications du Journal Chrétien sont toujours accueillies avec beaucoup de considération.

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