Volkswagen envisage 50.000 suppressions d’emplois supplémentaires
par Rachel More
BERLIN, 13 juillet (Reuters) – Volkswagen pourrait supprimer environ 50.000 emplois supplémentaires afin de rester compétitif face à ses concurrents, a déclaré son président du directoire, Oliver Blume, dans une note interne consultée lundi par Reuters.
Le dirigeant s’efforce de rationaliser le plus grand constructeur automobile européen, dont les bénéfices se sont effondrés en raison des milliards d’euros de coûts relatifs aux droits de douane, de la concurrence acharnée en Chine et de la pression exercée sur son réseau de production allemand pour qu’il gagne en efficacité.
La société avait déjà pris la décision de supprimer 50.000 emplois, y compris au sein de ses filiales Porsche et Audi, et s’apprête de nouveau à réduire ses coûts, après avoir calculé un désavantage de 20% par rapport à des entreprise comparables, selon Oliver Blume.
Volkswagen avait auparavant refusé de commenter les informations selon lesquelles le groupe envisageait jusqu’à 100.000 suppressions d’emplois.
Cette note fait suite aux demandes insistantes des salariés, qui exigeaient que la direction révèle ses plans de restructuration, présentés jeudi par Oliver Blume au conseil de surveillance de l’entreprise.
Des sources proches du dossier ont indiqué que les représentants du personnel au sein du comité avaient bloqué ces propositions, qui auraient notamment porté sur des licenciements et la fermeture éventuelle de quatre usines.
« À ce jour, nous ne sommes toujours pas en mesure de confirmer des scénarios d’exploitation compétitifs pour les usines d’Emden, Hanovre, Zwickau et Neckarsulm dans les années 2030 », a précisé Oliver Blume dans la note.
Il a ajouté qu’il préférait des « solutions intelligentes » aux fermetures, ayant précédemment évoqué l’industrie de la défense ou la production de modèles Volkswagen chinois en Europe comme options pour les usines sous-utilisées.
(Rédigé par Rachel More; Version française Rihab Latrache, édité par Augustin Turpin)
Le Journal Chrétien est un média indépendant financé par des chrétiens comme vous, en accès libre, sans subventions ni publicité. La générosité de la communauté chrétienne garantit notre indépendance.
Aujourd’hui, une poignée de chrétiens rendent possible une information indépendante accessible gratuitement à des millions de personnes sur nos sites, nos applications et notre chaîne de télévision chrétienne.
Chaque article, chaque émission, chaque reportage, chaque enquête existe uniquement grâce à votre générosité. C’est ce qui nous permet de répondre à l’immense soif spirituelle de nos contemporains et ce, avec une exigence de qualité journalistique reconnue, et de donner la parole à ceux qu’on n’entend jamais ailleurs.
Mais aujourd’hui, nous arrivons à un moment décisif. Partout, les médias indépendants sont fragilisés, attaqués, précarisés. Pendant que quelques grandes fortunes verrouillent toujours davantage le paysage médiatique, les médias chrétiens et tous ceux qui refusent de se soumettre sont maintenus sous pression permanente.
Le Journal Chrétien et sa chaîne Chrétiens TV, diffusée sur le canal 246 de la Freebox, n’échappent pas à cette réalité. Oui, nos médias chrétiens pourraient disparaître si nous ne parvenons pas à toucher de nouveaux donateurs dans les prochains mois.
Je soutiens le Journal Chrétien !
Au moment où les milliardaires étendent leur emprise sur l’information, nous pensons au contraire qu’il faut plus de travail de terrain, plus de reportages, plus d’enquêtes, plus de pluralisme, plus de médias chrétiens capables de résister aux pressions religieuses, politiques et économiques. C’est pour cela que nous lançons un appel à la communauté chrétienne.
La question est simple : voulons-nous laisser mourir les médias chrétiens et laisser la presse ainsi que la télévision aux mains des grands groupes privés ?
Si vous lisez les articles du Journal Chrétien, regardez nos émissions sur Chrétiens TV, partagez nos contenus dans les réseaux sociaux ou pensez qu’une autre voix doit continuer d’exister dans le débat public, alors c’est maintenant qu’il faut agir.


