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Sam Neill, star de « Jurassic Park », s’éteint à l’âge de 78 ans

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par Lucy Craymer

WELLINGTON, 13 juillet (Reuters) – Sam Neill, l’acteur néo-zélandais célèbre pour avoir incarné le paléontologue Alan Grant dans le blockbuster « Jurassic Park » et qui a joué dans plus de 50 films, est décédé à l’âge de 78 ans.

Dans un message publié sur les réseaux sociaux par sa famille, il est indiqué que le décès de Sam Neill à Sydney « a été soudain et inattendu, mais qu’il a eu la chance de ne plus souffrir de cancer ». En avril dernier, l’acteur avait annoncé qu’il était guéri ​d’un cancer du sang ‌après avoir mené un combat public contre la maladie.

Salué par la critique comme un ​comédien « polyvalent » et d’ »excellence constante », Sam Neill avait ⁠décroché des rôles principaux dans de nombreux genres, d’un officier sous-marinier dans le thriller « À la poursuite d’Octobre rouge » (1990) ‌à l’Antéchrist de « La Malédiction Finale » (1981), ou encore ‌un commissaire de police aux méthodes douteuses dans la série « Peaky Blinders ».

Il avait également été abonné aux personnages de maris tourmentés, notamment aux côtés de Holly Hunter dans « La Leçon de piano » (1993), film oscarisé, et aux côtés de Meryl Streep dans « Un cri dans la nuit » (1988).

Né à Omagh en Irlande du Nord, Nigel ​John Dermot Neill était arrivé en Nouvelle-Zélande à l’âge de sept ans, son père ayant souhaité rentrer dans l’archipel du Pacifique sud dont il était natif après une carrière dans l’armée britannique.

À l’âge de 11 ans, le futur acteur avait changé son prénom pour Sam. Dans ses mémoires publiées en 2023, il écrivait que « se retrouver dans une école primaire avec une voix de préadolescent et un prénom comme Nigel, c’était courir à la catastrophe », lui préférant ce diminutif « facile à prononcer » « sympathique », au « petit côté viril » et « (faisant) un peu penser à un labrador ».

Sam ⁠Neill se décrivait comme un garçon maladroit, intello, peu sportif et bégayant. C’est pourtant à l’école qu’il avait fait ses premiers pas timides vers le métier d’acteur, ⁠décrochant des petits rôles dans des pièces scolaires, notamment celui d’une demoiselle d’honneur dans « Les Pirates de Penzance ».

La percée de Sam Neill est survenue avec le film néo-zélandais à petit budget « Sleeping Dogs » (1977), qui lui a ouvert des rôles dans des oeuvres à plus gros budget en Australie.

En dépit de sa renommée grandissante, il continuait à revenir en Nouvelle-Zélande pour travailler. Dans son pays, c’est sans doute pour son rôle d’Hector, le vieux grincheux du film à petit budget « À la poursuite de Ricky Baker » (2016) réalisé par Taika ⁠Waititi, ‌qu’il était le plus adoré.

Sam Neill était passé près de devenir une star de premier plan au milieu des années 1980 ⁠lorsqu’il avait passé un essai à l’écran pour le rôle de James Bond, déclarant plus tard que son cœur ​n’y était pas et ​qu’il s’était senti mal à l’aise pendant cette audition qui avait duré toute une journée.

« On ne veut jamais être le Bond que personne n’aime – c’est un sort pire ​que la mort », avait-il un jour déclaré dans une émission matinale australienne.

Sam Neill avait été nominé pour trois Golden Globes, deux Primetime Emmys, et avait remporté trois prix de la télévision australienne, dont un en 2025 pour « The ‌Twelve ».

En 2022, il avait accepté le titre ​de chevalier de l’Ordre du Mérite de Nouvelle-Zélande pour sa contribution exceptionnelle au cinéma, après avoir refusé cet honneur pendant des années. Il avait expliqué ne l’avoir accepté ​que parce qu’il était essentiel que tous les arts soient reconnus.

« Jouer la comédie peut sembler facile, mais c’est en réalité très difficile. En fait, si cela semble facile, cela signifie que l’acteur accomplit très bien une tâche extrêmement difficile » avait-t-il déclaré.

L’acteur, marié et a divorcé à deux reprises, a passé une grande partie de ses dernières années en Australie et dans son vignoble de Central Otago, en Nouvelle-Zélande.

Salué pour ses vins, Sam Neill avait commencé en 1997 à commercialiser du pinot noir issu de ses terres de Central Otago sous la marque « Two Paddocks », un processus qu’il ⁠décrivait comme à la fois passionnant et exigeant.

Il amusait souvent ses fans en publiant des photos d’animaux de sa ferme, dont beaucoup portaient les noms de ses amis célèbres, comme une poule nommée Laura Dern et un taureau appelé Graham Norton. Récemment, il s’était publiquement ​opposé à un projet d’exploitation minière dans la région.

Il laisse derrière lui deux fils et deux ​filles.

(Lucy Craymer ; version française Matthieu Huchet, édité par Augustin Turpin)

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