Sodexo plonge en Bourse sur un intérêt évoqué pour Aramark
PARIS (Reuters) – Sodexo plonge jeudi à la Bourse de Paris, pénalisé par une information de Bloomberg selon laquelle le groupe de restauration collective s’intéresse à son concurrent américain Aramark.
A 08h35 GMT, le titre Sodexo recule de 7,5% à 72,9 euros quand le SBF 120 prend au même moment 1,65%.
D’après Bloomberg, qui cite des sources proches du dossier, Sodexo a exploré ces derniers mois un éventuel rachat d’Aramark dont la valorisation boursière atteint près de 10 milliards de dollars (8,96 milliards d’euros), non loin de celle du groupe français (10,7 milliards d’euros).
Contacté par Reuters, Sodexo a répondu « ne pas commenter les rumeurs de marché ».
Dans une note, les analystes d’Oddo BHF soulignent les risques associés à un tel rachat, notamment en termes réglementaire et de financement.
« Le renforcement de la position de Sodexo aux Etats-Unis est un élément positif mais la taille de l’opération et les conditions de financement soulèvent de nombreuses interrogations ainsi que le risque important d’intégration, d’autant que Sodexo n’a pas l’habitude d’absorber de telles cibles », écrivent-ils.
Les analystes de Jefferies soulignent également les risques associés aux autorités de la concurrence et au financement d’une acquisition « considérable, s’approchant d’une fusion entre égaux » avec le recours à des fonds propres et à de la dette probablement nécessaire, selon eux.
Dirigé par Sophie Bellon, fille du fondateur, Sodexo a dégagé un chiffre d’affaires consolidé de 22,6 milliards d’euros sur son exercice 2023, tandis qu’Aramark déclarait 18,8 milliards de dollars (16,93 milliards d’euros) de revenus la même année.
Le groupe français, qui a fourni ses services de restauration pour les Jeux Olympiques et Paralymiques de Paris cet été, a introduit en Bourse en début d’année son activité de titre-restaurant et d’avantages aux salariés, Pluxee .
(Rédigé par Blandine Hénault, avec la contribution de Florence Loève, édité par Augustin Turpin)
Le Journal Chrétien est un média indépendant financé par des chrétiens comme vous, en accès libre, sans subventions ni publicité. La générosité de la communauté chrétienne garantit notre indépendance.
Aujourd’hui, une poignée de chrétiens rendent possible une information indépendante accessible gratuitement à des millions de personnes sur nos sites, nos applications et notre chaîne de télévision chrétienne.
Chaque article, chaque émission, chaque reportage, chaque enquête existe uniquement grâce à votre générosité. C’est ce qui nous permet de répondre à l’immense soif spirituelle de nos contemporains et ce, avec une exigence de qualité journalistique reconnue, et de donner la parole à ceux qu’on n’entend jamais ailleurs.
Mais aujourd’hui, nous arrivons à un moment décisif. Partout, les médias indépendants sont fragilisés, attaqués, précarisés. Pendant que quelques grandes fortunes verrouillent toujours davantage le paysage médiatique, les médias chrétiens et tous ceux qui refusent de se soumettre sont maintenus sous pression permanente.
Le Journal Chrétien et sa chaîne Chrétiens TV, diffusée sur le canal 246 de la Freebox, n’échappent pas à cette réalité. Oui, nos médias chrétiens pourraient disparaître si nous ne parvenons pas à toucher de nouveaux donateurs dans les prochains mois.
Je soutiens le Journal Chrétien !
Au moment où les milliardaires étendent leur emprise sur l’information, nous pensons au contraire qu’il faut plus de travail de terrain, plus de reportages, plus d’enquêtes, plus de pluralisme, plus de médias chrétiens capables de résister aux pressions religieuses, politiques et économiques. C’est pour cela que nous lançons un appel à la communauté chrétienne.
La question est simple : voulons-nous laisser mourir les médias chrétiens et laisser la presse ainsi que la télévision aux mains des grands groupes privés ?
Si vous lisez les articles du Journal Chrétien, regardez nos émissions sur Chrétiens TV, partagez nos contenus dans les réseaux sociaux ou pensez qu’une autre voix doit continuer d’exister dans le débat public, alors c’est maintenant qu’il faut agir.



