Net redressement des comptes de la Sécurité sociale en 2023
PARIS (Reuters) – Le budget de la Sécurité sociale prévoit un net redressement des comptes pour 2023, avec un déficit ramené à 6,8 milliards d’euros contre 17,8 milliards d’euros cette année, selon le projet de loi de financement présenté lundi, texte qui n’inclut pas de mesures de réforme des retraites.
Signe d’une amélioration continue depuis le déficit abyssal de 2020 (30,5 milliards d’euros) dû au COVID-19, la branche maladie voit ses pertes réduites de quelque 20 milliards d’euros cette année à 6,5 milliards d’euros en 2023, avec une prévision de déficit à 2,6 milliards d’euros pour 2026.
Le PLFSS examiné en conseil des ministres se fonde sur une hausse de 4,1% des recettes, grâce à l’inflation, avec une augmentation des dépenses de 2,1%.
Ce budget « propose des mesures que nous pensons justes et proportionnées afin de préserver nos comptes sociaux et garantir la soutenabilité de notre système et notre capacité à continuer à investir dans la santé », a dit le ministre de la Santé et de la Prévention, François Braun, lors du compte rendu du conseil des ministres.
Le texte introduit la gratuité de la contraception d’urgence pour toutes les femmes, permet aux pharmaciens, infirmiers et sages-femmes de prescrire des vaccins, propose des rendez-vous de prévention à différents âges clés de la vie, rajoute une année d’étude pour les étudiants en médecine générale de façon à préparer leur installation.
Côté social, il rend l’accueil des jeunes enfants chez les assistantes maternelles ou la garde à domicile aussi accessible que la crèche, renforce les aides à la garde d’enfant pour les familles monoparentales, impose aux employeurs d’avancer les indemnités journalières aux salariés en congé maternité et paternité et renforce les politiques de soutien à l’autonomie.
Il est également prévu une disposition pour revoir le cadre fiscal du tabac de façon à permettre au prix du paquet de cigarettes d’augmenter au même niveau que l’inflation.
LUTTE CONTRE LA FRAUDE
Au chapitre des économies, le gouvernement prévoit de s’attaquer aux arrêts de travail délivrés en téléconsultation lorsqu’ils ne sont pas prescrits par le médecin traitant, de lutter contre la fraude fiscale et d’encadrer davantage le recours à l’intérim dans les hôpitaux. Des efforts sont également demandés aux secteurs de l’imagerie et de la biologie.
Le gouvernement souhaite par ailleurs entamer des discussions avec les organismes complémentaires pour qu’ils prennent davantage part aux efforts financiers.
Le Haut Conseil des finances publiques s’inquiète dans son avis sur le texte de mesures d’économies « très insuffisantes ».
L’alarme est donnée sur la branche vieillesse et le Fonds de solidarité vieillesse, dont le déficit devrait s’aggraver à 2,7 milliards en 2023 (contre 1,7 milliard cette année), jusqu’à 13,7 milliards en 2026.
La réforme des retraites promise par Emmanuel Macron ne figure pas dans le texte.
Le gouvernement a néanmoins intégré dans ses prévisions économiques une réforme des retraites permettant de donner « un petit coup de pouce à la croissance potentielle » de la France et rééquilibrerait les dépenses du système de près de 8 milliards d’euros bruts d’ici la fin du quinquennat, précise-t-on au cabinet du ministre délégué des Comptes publics, Gabriel Attal.
Amendement ou projet de loi spécifique, la Première ministre, Elisabeth Borne, a déclaré lundi matin sur BFM TV et RMC Info qu’une décision sur les modalités de la réforme serait prise d’ici à la fin de la semaine. Sur le fond, elle a évoqué un décalage progressif de l’âge effectif de départ à la retraite, sans plus de détails.
Le chef de l’Etat a heurté jusque dans les rangs de la majorité – où le centriste François Bayrou met en garde contre « un passage en force » – en prônant l’inclusion d’un simple amendement dans le projet de loi de financement de la Sécurité sociale.
(Rédigé par Caroline Pailliez, édité par Bertrand Boucey et Sophie Louet)
Dans un paysage médiatique marqué par le mensonge, les fake news, les calomnies et les attaques contre les Evangéliques, le Journal Chrétien se positionne comme le média de la vérité qui propose une information indépendante et fiable, non biaisée par des intérêts d'actionnariat ou publicitaires.
Un service de presse reconnu par l'Etat
Le Journal Chrétien est un service de presse en ligne bénéficiant d’un agrément de la Commission paritaire des publications et agences de presse du Ministère de la Culture. Il est membre du Syndicat de la Presse Indépendante d’Information en Ligne (SPIIL), un syndicat professionnel français créé en afin de défendre les intérêts professionnels des éditeurs de presse en ligne indépendants. Il fait partie des sources d'information officielles de Google actualités dans tous les pays francophones. Dans un paysage médiatique marqué par le mensonge et les fake news et les calomnies, le Journal Chrétien se positionne comme le média de la vérité qui passe l'information au tamis de l'Évangile. Nos journalistes et correspondants essaient de s'approcher de la vérité des faits avec beaucoup d'humilité. Le professionnalisme des experts impliqués dans le Journal Chrétien garantit une procédure de sélection de grande qualité et un suivi des projets très rigoureux.Quand les pasteurs et leurs églises sont victimes de dénonciations calomnieuses, le Journal Chrétien mène des investigations pour rétablir la vérité.
En plus de son activité éditoriale remarquable, le Journal Chrétien est l’éditeur de Bible.audio, une vaste plateforme de ressources bibliques comprenant une vingtaine de traductions bibliques, la Bible audio, la Bible interlinéaire, le comparateur de versions, la concordance biblique, les commentaires bibliques, les dictionnaires bibliques et les lexiques bibliques.
Il dispose également d'une chaîne de télévision chrétienne dénommée Chrétiens TV, qui diffuse ses programmes sur le canal 246 de la Freebox en France. Elle s’adresse à tous ceux qui souhaitent nourrir leur réflexion, leur foi ou simplement découvrir des programmes porteurs de sens et de bienveillance.


