BURKINA FASO : L’AFEC renouvelle son soutien aux missionnaires de l’EESIM
La 3ᵉ édition de la levée de fonds initiée par l’Association des Femmes Engagées pour Christ (AFEC) communale de Ouagadougou sur le thème : « Ensemble, soutenons l’œuvre missionnaire », a connu son apothéose ce samedi 23 mai 2026 avec la remise officielle des dons récoltés aux missionnaires de l’Église Évangélique SIM (EESIM). La cérémonie, présidée par le président national de l’EESIM Burkina Faso, le pasteur Ardjima HARO, a réuni responsables d’Église, partenaires, missionnaires et fidèles dans une atmosphère de reconnaissance et d’engagement renouvelé pour l’évangélisation.

Prière de bénédiction des 5 motos remises pour le service missionnaire
Une mobilisation portée par la foi
Dans son mot de bienvenue, la présidente de l’AFEC communale de Ouagadougou a rendu grâce à Dieu pour le succès de cette initiative devenue, au fil des éditions, un véritable cadre de mobilisation en faveur de l’évangélisation. Elle a rappelé que l’œuvre est avant tout le fruit de la grâce divine et de l’engagement collectif des fidèles, se référant à Zacharie 4 : 6 : « Ce n’est ni par la puissance ni par la force, mais c’est par mon Esprit, dit l’Éternel des armées. » Elle a salué la présence du président national de l’EE/SIM ainsi que l’accompagnement des parrains, notamment le pasteur Joseph Dayamba et le frère David Madiéga, sans oublier le partenaire majeur de l’initiative, l’Association Compagnon Burkina Faso.

La présidente de l’AFEC communale de Ouagadougou, a salué l’engagement collectif pour la cause missionnaire
Pour la responsable de l’AFEC, les dons remis aux missionnaires ne constituent pas seulement une aide matérielle : « Ils sont des semences de foi, des actes d’amour et des témoignages vivants de notre obéissance à l’appel du Christ », a-t-elle déclaré. Mme Lankoandé/Madiéga Agathe a également souligné le rôle des femmes engagées dans cette mobilisation. Selon elle, derrière cette cérémonie se cachent « des heures de prière, des sacrifices silencieux et des nuits de préparation » accomplis pour l’avancement de l’œuvre missionnaire.

S’appuyant sur Galates 6.9, elle a exhorté les fidèles à maintenir vivante la flamme missionnaire : « Ne nous lassons pas de faire le bien. » Elle a aussi appelé à une plus grande mobilisation autour de la mission, souhaitant voir émerger davantage de parrains et de partenaires prêts à soutenir l’œuvre missionnaire.
« Faites la différence » : l’appel du pasteur Adjima Haro
L’un des temps forts de la cérémonie fut l’exhortation biblique apportée par le pasteur Adjima Haro à travers Philippiens 4 :10-20. Dans un langage empreint de réalisme et de compassion, le serviteur de Dieu a évoqué les difficultés nombreuses que rencontrent les missionnaires sur le terrain. « Le manque d’argent est un des principaux facteurs qui fragilise les missionnaires », a-t-il affirmé, rappelant que certains serviteurs de Dieu peinent parfois à subvenir aux besoins essentiels de leurs familles.

« Si tu fais sourire un serviteur de Dieu, Dieu te fera sourire davantage. », foi du pasteur Haro, vice-président communal de l’EESIM Ouagadougou
Prenant l’exemple de l’Église des Philippiens qui soutenait fidèlement l’apôtre Paul, il a exhorté les fidèles à « faire la différence » en soutenant régulièrement l’œuvre missionnaire. « Si tu fais sourire un serviteur de Dieu, Dieu te fera sourire davantage. », a lancé le pasteur Haro à l’assistance. Le vice-président de l’EE/SIM de Ouagadougou, a également insisté sur le fait que les dons faits pour l’œuvre de Dieu constituent un investissement spirituel dont les récompenses viennent du Seigneur lui-même.
Des partenaires engagés pour l’œuvre missionnaire
Intervenant au nom des parrains, le pasteur Joseph Dayamba a salué l’initiative de l’AFEC et encouragé l’Église à poursuivre cet élan de solidarité. S’inspirant de l’histoire de Salomon bâtissant le temple de Dieu, il a prié afin que le Seigneur accorde sagesse et ressources à son peuple pour soutenir durablement l’œuvre missionnaire.

» Ne craignez pas; ce n’est pas notre œuvre, mais celle de l’Éternel. », a exhorté le parrain, le pasteur Joseph Dayamba
Le représentant des parrains a également lancé un appel à une plus grande mobilisation autour de la mission : « Monsieur le Président de l’EESIM, multipliez le nombre de missionnaires sur le terrain », a-t-il recommandé, avant de rappeler : « Ce n’est pas notre œuvre, mais celle de l’Éternel. »

Le co-parrain, David Madiéga, a souhaité la mise en place d’une Association des hommes engagés pour Christ, pour accompagner l’oeuvre missionnaire, à l’image de l’AFEC
De son côté, la représentante de l’Association Compagnon Burkina Faso, partenaire de l’initiative, a révélé que la structure a mobilisé 2 080 000 FCFA pour soutenir les missionnaires. Cette contribution a permis l’acquisition de motos ainsi que de dix kits alimentaires d’une valeur de 40 000 FCFA chacun au profit de dix familles missionnaires. « Nous sommes toujours aux côtés de l’AFEC pour l’œuvre missionnaire », a-t-elle assuré.

La représentante de l’Association Compagnon Burkina », Mme Yoni/ Bougouma Awa a réaffirmé le soutien de leur organisation à l’AFEC en faveur de l’oeuvre missionnaire
L’émotion des missionnaires bénéficiaires
Très ému, le représentant des missionnaires, pasteur , également doyen du groupe, fort de 24 années de service pastoral et de 13 ans dans l’œuvre missionnaire, a exprimé sa profonde reconnaissance envers les donateurs et les femmes engagées pour Christ. Évoquant certaines réalités douloureuses vécues sur le terrain missionnaire, notamment au Niger, il a témoigné de situations de précarité ayant conduit certaines personnes à abandonner la foi faute de nourriture et de soutien. Avec émotion, il a salué les sacrifices consentis en faveur des missionnaires : « Les larmes que vous avez essuyées, que Dieu vous bénisse au nom de Jésus. » Il a enfin prié pour que Dieu bénisse abondamment les femmes de l’AFEC ainsi que tous les soutiens de l’œuvre missionnaire.

» Vous avez essuyé des larmes, que Dieu vous bénisse », a témoigné le doyen des missionnaires, le pasteur Diabila Lankoandé
Le missionnaire Yombo Jean, en mission entre le Burkina Faso et le Togo, a lui aussi salué un soutien qui facilitera considérablement les déplacements et renforcera l’impact du témoignage chrétien auprès des populations. Selon lui, cette assistance témoigne d’un véritable esprit de sacrifice de la part des donateurs : « Ils se sont privés pour nous aider », a-t-il confié avec reconnaissance.

Le missionnaire Jean Yombo en service au Togo
Le salut des âmes, meilleur investissement
Le point d’orgue de la cérémonie a été la remise officielle des motos, kits alimentaires, vêtements et autres équipements aux missionnaires, suscitant joie et émotion dans l’assemblée.
Le président national de l’EE/SIM, le pasteur Ardjima Haro, s’est réjoui du succès de cette troisième édition qu’il considère comme une première dans l’histoire de l’Église. « Cette action est un encouragement hors norme pour tous nos missionnaires », a-t-il affirmé.

« Le salut des âmes est le meilleur des investissements. », a déclaré le président national de l’EESIM, le pasteur Ardjima Haro
Le responsable ecclésiastique a salué le leadership de la présidente de l’AFEC communale et de son équipe avant de lancer un appel à tous les chrétiens : « Le salut des âmes est le meilleur investissement parmi les meilleurs investissements. » Il a encouragé chacun à soutenir l’œuvre missionnaire par la prière, les dons matériels et financiers, mais également par un engagement personnel au service de la mission, avant de souligner qu’il ne s’agit plus d’une affaire de quelques-uns, mais d’une responsabilité collective de toute l’Église.

Au total, cette troisième édition a permis de mobiliser plus de 4 millions de FCFA en soutien à l’œuvre missionnaire. Outre les appuis financiers, les missionnaires ont reçu des vivres, des vêtements, 200 tests d’hépatite, un vidéoprojecteur ainsi qu’un forage, témoignant de l’ampleur de la solidarité exprimée autour de la mission.
Déjà, les regards sont tournés vers la 4e édition prévue en 2027, avec l’espoir de voir la mobilisation grandir davantage pour l’avancement du Royaume de Dieu.
Pour le Journal Chrétien,
Emmanuel LANKOANDE
Le Journal Chrétien est un média indépendant financé par des chrétiens comme vous, en accès libre, sans subventions ni publicité. La générosité de la communauté chrétienne garantit notre indépendance.
Aujourd’hui, une poignée de chrétiens rendent possible une information indépendante accessible gratuitement à des millions de personnes sur nos sites, nos applications et notre chaîne de télévision chrétienne.
Chaque article, chaque émission, chaque reportage, chaque enquête existe uniquement grâce à votre générosité. C’est ce qui nous permet de répondre à l’immense soif spirituelle de nos contemporains et ce, avec une exigence de qualité journalistique reconnue, et de donner la parole à ceux qu’on n’entend jamais ailleurs.
Mais aujourd’hui, nous arrivons à un moment décisif. Partout, les médias indépendants sont fragilisés, attaqués, précarisés. Pendant que quelques grandes fortunes verrouillent toujours davantage le paysage médiatique, les médias chrétiens et tous ceux qui refusent de se soumettre sont maintenus sous pression permanente.
Le Journal Chrétien et sa chaîne Chrétiens TV, diffusée sur le canal 246 de la Freebox, n’échappent pas à cette réalité. Oui, nos médias chrétiens pourraient disparaître si nous ne parvenons pas à toucher de nouveaux donateurs dans les prochains mois.
Je soutiens le Journal Chrétien !
Au moment où les milliardaires étendent leur emprise sur l’information, nous pensons au contraire qu’il faut plus de travail de terrain, plus de reportages, plus d’enquêtes, plus de pluralisme, plus de médias chrétiens capables de résister aux pressions religieuses, politiques et économiques. C’est pour cela que nous lançons un appel à la communauté chrétienne.
La question est simple : voulons-nous laisser mourir les médias chrétiens et laisser la presse ainsi que la télévision aux mains des grands groupes privés ?
Si vous lisez les articles du Journal Chrétien, regardez nos émissions sur Chrétiens TV, partagez nos contenus dans les réseaux sociaux ou pensez qu’une autre voix doit continuer d’exister dans le débat public, alors c’est maintenant qu’il faut agir.


