« L’Eternel est mon berger: je ne manquerai de rien. » (Psaumes 23 :1)
En évoquant l’image du berger et de l’hôte généreux, David médite sur les nombreux bienfaits que le Seigneur lui a accordés au sein des périls de la vie et en tire l’assurance que la protection constante et l’amour de Dieu vont le rétablir dans une pleine communion avec lui.
« L’Eternel est mon berger: je ne manquerai de rien. Il me fait reposer dans de verts pâturages, Il me dirige près des eaux paisibles. Il restaure mon âme, Il me conduit dans les sentiers de la justice, A cause de son nom. Quand je marche dans la vallée de l’ombre de la mort, Je ne crains aucun mal, car tu es avec moi: Ta houlette et ton bâton me rassurent. Tu dresses devant moi une table, En face de mes adversaires; Tu oins d’huile ma tête, Et ma coupe déborde. Oui, le bonheur et la grâce m’accompagneront Tous les jours de ma vie, Et j’habiterai dans la maison de l’Eternel Jusqu’à la fin de mes jours. » (Psaumes 23 :1–6)
Le psalmiste emploie l’image du berger pour rappeler les bénédictions dont l’Éternel l’a comblé (voir Dieu présenté comme berger dans 28.9 ; 80.2). La métaphore était toute naturelle chez David, le roi-berger. Elle était commune dans le Proche-Orient ancien puisque de nombreux rois se comparaient à des bergers dans leurs fonctions de dirigeants de leur peuple. Les prophéties du Messie à venir ont utilisé la métaphore du berger (Es 40.11), et Jésus s’est présenté comme le « bon berger » attendu (Jn 10.13). Il est aussi appelé le « grand berger » (Hé 13.20) et le « souverain berger » (1P 5.4). C’est parce que le Seigneur est le Berger de David qu’il a pourvu à ses besoins.
La première bénédiction que David reçoit est la nourriture spirituelle. Comme le fait un berger avec ses brebis, le Seigneur conduit son peuple dans de verts pâturages pour le nourrir. Celui qui suit le Seigneur ne manque pas de nourriture spirituelle. La tâche des bergers subalternes (voir Ac 20.28 ; 1P 5.2) consiste aussi à nourrir le troupeau (Éz 34.1-10 ; Jn 21.15-17). La nourriture de l’âme est la Parole de Dieu (Hé 5.12-14 ; 1P 2.2).
La deuxième bénédiction qu’apporte la soumission à la direction du Seigneur est le rafraîchissement spirituel. Tel un berger qui conduit ses brebis vers les eaux paisibles pour qu’elles se reposent et se purifient, le Seigneur restaure ou rafraîchit l’âme. La leçon spirituelle est claire : le Seigneur prodigue pardon et paix à ceux qui le suivent.
La troisième bénédiction que procure la direction du Seigneur dans nos vies, c’est qu’il nous conduit sur le bon chemin (les sentiers de la justice). Un bon berger sait quel chemin suivre pour ramener ses brebis saines et sauves à la bergerie. Le Seigneur, de la même façon, ne perd aucune de ses brebis mais les guide sur le bon chemin. Il le fait, en partie, pour préserver sa réputation (à cause de son nom).
La quatrième bénédiction dont bénéficie celui qui est conduit par le Seigneur est sa protection. S’il se trouve dans une vallée plongée dans de profondes ténèbres (ou dans l’ombre de la mort) il ne craint rien. Le Seigneur est avec lui et le protègera. La houlette et le bâton sont les armes du berger pour protéger ses brebis dans des situations pareilles. David était réconforté par la présence et la protection du Seigneur. Les croyants ne se trouvent jamais dans des situations qui échappent au Seigneur, car il ne délaisse jamais ni n’abandonne son peuple (voir Hé 13.5).
Il y a un changement de décor dans le verset 5. Nous nous trouvons maintenant dans la salle de festin où un hôte généreux offre libéralement son hospitalité. Cette image permet au psalmiste de se réjouir des ressources que le Seigneur met à sa disposition. David est d’autant plus encouragé que ce festin a lieu en présence de ses ennemis (Darby). En dépit du danger qui le menace, Dieu dresse pour lui une table, pourvoyant ainsi à ses besoins.
L’évocation de l’huile, dont on oignait la tête pour rafraîchir et apaiser, est en harmonie avec l’image de l’hôte généreux qui accueille avec empressement quelqu’un dans sa maison. Cette table et cette huile assurent David que son sort dans la vie (sa coupe) est de jouir des bénédictions abondantes de Dieu.
Au verset 6, David comprend que l’amour bienveillant et fidèle de Dieu (hesed, « la grâce » [Segond] l’accompagnera où qu’il aille, tous les jours de sa vie. La bénédiction de Dieu sur son peuple lui est acquise quoi qu’il arrive. (Voir sur la bonté de Dieu 27.13 ; 31.20 ; 69.17 ; 86.17 [Jérusalem, Rabbinat] ; 109.21 ; 116.12 [Rabbinat] ; 142.8 « fait du bien » ; 145.7). C’est pourquoi il conclut par ces paroles : J’habiterai dans la maison de l’Éternel jusqu’à la fin de mes jours. La maison de l’Éternel était le sanctuaire (le tabernacle). Jusqu’à la fin de ses jours (littéralement « toute la durée de mes jours ») il jouira d’une pleine communion avec le Seigneur. En fait, dans le verbe hébreu traduit par « j’habiterai » il y a l’idée d’un retour; le même verbe est traduit par « Il restaure » au verset 3. Il est possible que le psalmiste ait été éloigné du sanctuaire et de la pleine jouissance de ses bienfaits spirituels. Sa méditation sur la manière dont le Seigneur l’a dirigé et a pourvu à ses besoins l’a conduit à se rappeler sa communion avec Dieu là où se trouvait sa présence, dans le sanctuaire.
Le Journal Chrétien est un média indépendant financé par des chrétiens comme vous, en accès libre, sans subventions ni publicité. La générosité de la communauté chrétienne garantit notre indépendance.
Aujourd’hui, une poignée de chrétiens rendent possible une information indépendante accessible gratuitement à des millions de personnes sur nos sites, nos applications et notre chaîne de télévision chrétienne.
Chaque article, chaque émission, chaque reportage, chaque enquête existe uniquement grâce à votre générosité. C’est ce qui nous permet de répondre à l’immense soif spirituelle de nos contemporains et ce, avec une exigence de qualité journalistique reconnue, et de donner la parole à ceux qu’on n’entend jamais ailleurs.
Mais aujourd’hui, nous arrivons à un moment décisif. Partout, les médias indépendants sont fragilisés, attaqués, précarisés. Pendant que quelques grandes fortunes verrouillent toujours davantage le paysage médiatique, les médias chrétiens et tous ceux qui refusent de se soumettre sont maintenus sous pression permanente.
Le Journal Chrétien et sa chaîne Chrétiens TV, diffusée sur le canal 246 de la Freebox, n’échappent pas à cette réalité. Oui, nos médias chrétiens pourraient disparaître si nous ne parvenons pas à toucher de nouveaux donateurs dans les prochains mois.
Je soutiens le Journal Chrétien !
Au moment où les milliardaires étendent leur emprise sur l’information, nous pensons au contraire qu’il faut plus de travail de terrain, plus de reportages, plus d’enquêtes, plus de pluralisme, plus de médias chrétiens capables de résister aux pressions religieuses, politiques et économiques. C’est pour cela que nous lançons un appel à la communauté chrétienne.
La question est simple : voulons-nous laisser mourir les médias chrétiens et laisser la presse ainsi que la télévision aux mains des grands groupes privés ?
Si vous lisez les articles du Journal Chrétien, regardez nos émissions sur Chrétiens TV, partagez nos contenus dans les réseaux sociaux ou pensez qu’une autre voix doit continuer d’exister dans le débat public, alors c’est maintenant qu’il faut agir.


