Novartis : Le bénéfice net ajusté sous les attentes au quatrième trimestre
FRANCFORT (Reuters) – Novartis a fait état mercredi d’une hausse de 6% de son résultat net ajusté au quatrième trimestre, porté par des réductions de coûts et une forte croissance des médicaments récemment lancés, mais qui ressort néanmoins en dessous des attentes.
Le bénéfice net ajusté pour le trimestre s’est élevé à 3,13 milliards de dollars (2,9 milliards d’euros), a déclaré le groupe pharmaceutique dans un communiqué, en-dessous des estimations des analystes qui tablaient sur environ 3,3 milliards de dollars, selon les données de LSEG.
Le groupe suisse a également mis à jour ses prévisions à moyen terme, et table sur une croissance organique de ses ventes de 5% par an jusqu’en 2028, après ajustement des fluctuations monétaires. Les perspectives précédentes anticipaient déjà ce rythme de croissance jusqu’en 2027.
Le directeur général Vas Narasimhan a mené un plan de suppression d’emplois et s’est concentré sur un nombre réduit de domaines thérapeutiques et de zones géographiques, avant de se séparer de Sandoz, entreprise spécialisée dans les médicaments génériques, pour la coter en bourse à la fin 2023.
Cette scission se traduit par une plus grande dépendance à l’égard de l’innovation dans l’activité principale de Novartis, soumettant Vas Narasimhan à davantage de pression de la part des investisseurs.
Le directeur général a marqué un point important l’an dernier avec une étude positive sur le traitement Kisqali contre le cancer du sein.
Au quatrième trimestre, l croissance du chiffre d’affaires a été stimulée par les performances supérieures aux prévisions d’Entresto, médicament contre l’insuffisance cardiaque, de Kesimpta, contre la sclérose en plaques, et de Kisqali.
Toutefois, les revenus liés à Pluvicto, une radiothérapie de précision contre le cancer de la prostate, et à la thérapie génique Zolgensma contre l’amyotrophie spinale n’ont pas été à la hauteur des attentes du marché.
(Reportage Ludwig Burger; version française Stéphanie Hamel, édité par Blandine Hénault)
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