CAMEROUN : 1er salon des maladies non transmissibles
Du 08 au 10 décembre 2021, s’est déroulé le premier salon des maladies non transmissibles dans la salle des banquets de l’hôtel la falaise de Yaoundé sous le thème : « maladies non transmissibles, priorités et solutions pour la nation ». La cérémonie d’ouverture a été présidée par le secrétaire général du ministère de la santé Pr Louis Richards NDJOCK au nom du ministre de la santé publique. L’objectif de ce salon était d’impacter positivement l’information et la formation continue des professionnels de la santé et participer à la sensibilisation dans la lutte contre les maladies non transmissibles.
Les maladies non transmissibles (MNT) sont des maladies qui ne se transmettent pas d’une personne à l’autre. Elles sont influencées par des facteurs génétiques, environnementaux, facteurs liés au mode de vie (dont le tabac, l’abus de l’alcool, la mauvaise alimentation et l’inactivité physique). Selon l’OMS, les MNT entraînent la mort de 38 millions de personnes dans le monde et 16 millions de décès dues aux MNT surviennent avant l’âge de 70 ans. Parmi ces maladies non transmissibles, les principales sont des cardiopathies, les cancers, les maladies pulmonaires chroniques, et le diabète. Ces maladies sont responsables de 82% des décès dans le monde. Au Cameroun les MNT sont regroupées en cinq groupes selon la stratégie sectorielle de la santé 2016-2027. Le Premier groupe est constitué de l’hypertension artérielle et autres affections cardiovasculaires, diabète et maladie chroniques rénales ; dans le deuxième groupe ,on retrouve le cancer asthme et affection respiratoire chronique; dans le troisième groupe, on trouve l’affection buccodentaire, les trouble visuels et auditifs chroniques ; dans le quatrième groupe on note l’épilepsies , les autres affections neurologiques, drépanocytose, maladies génétiques et dégénératives y compris les maladies mentales et rhumatologique et enfin dans le cinquième groupe ,on y trouve les traumatismes, la violence, d’intoxications’ urgences et catastrophes. Selon les statiques de l’OMS, 35% de décès au Cameroun sont liés aux MNT et toutes les couches sociales y sont concernées. Une étude mené en 2018 par T.FANGANG NDENG et al, dans le service de pédiatrie du centre mère et enfant de la fondation Chantal BIYA sur l’épidémie descriptive des MNT chez les adolescents estimaient que sur les 469 patients répondant aux critères de sélections, 33% étaient atteint de cancer,22%de maladies cardiovasculaires, 15% de diabète,18% de drépanocytose.
Un des moyens de lutte consiste à réduire les facteurs de risques associés à celle-ci. Pour cela, L’OMS estime que pour atténuer l’impact des MNT sur les individus et la société, une approche globale nécessite l’intervention de tous les secteurs d’activités. Le programme de développement durable à l’horizon 2030 reconnaît les MNT comme un défi majeur pour le développement durable. Le Cameroun aussi s’inscrit dans cette perspective. Face à l’impact de ces maladies sur la population et l’économie du pays, le gouvernement a pris des mesures pour lutter contre ces maladies. En effet le Cameroun disposait déjà d’une politique afin de réduire la charge du tabagisme ; d’une politique en vue de lutter contre la mauvaise alimentation. (Organisation mondiale de la santé-profil des pays pour les maladies non transmissibles (MNT), 2014,). Lors de ce salon, Louis Richard NDJOCK n’a pas manqué de rappeler les différentes stratégies et réflexions mises en œuvre par le gouvernement et implémentées par le ministère de la santé publique. Il s’agit de la création d’un groupe permanent, dédié au suivi des dossiers de coopération avec la santé dans le domaine de MNT ; l’élaboration des lignes directives sur la prise en charge globale des maladies et affections non transmissibles ; de même qu’un répertoire desdites maladies au Cameroun, avec un guide des prises en charge communautaires dans les paquets minimums et complémentaires d’activités.
Un programme de lutte multisectoriel contre les MNT a été transféré au service du premier ministre qui devra s’appuyer sur des programmes prioritaires de santé dont de nouveaux sont à étudier : la drépanocytose ; l’hémophilie ;l’hypertension artérielle ;diabète ; les maladies rénales chronique ;santé auditive, l’affection buccodentaire.et d’autre part des instance consultative qui regroupe les sociétés savantes, les organisations des patients, les organisations communautaires ,et les partenaires au développement. A l’issu de ce salon d’ autres esquisses de solutions sont axées des réflexions sont en cours sur la spécialisation de chaîne, d’approvisionnement, de stockage et de distribution des médicaments MNT, l’extension du dépistage néonatal de la drépanocytose, les enquêtés sur la qualité des soins et de vie, la charge globale de MNT.la surveillance des décès, le renforcement de la communication pour le changement de comportement, le système d’information et de collecte des données, le développement d’un pôle de formation et de recherche aux MNT.
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