Trump laisse entrevoir une fin du conflit avec l’Iran
par Nandita Bose et Steven Scheer et Yomna Ehab
WASHINGTON/JERUSALEM/LE CAIRE, 1er avril (Reuters) – Le président américain Donald Trump et son secrétaire d’État Marco Rubio ont évoqué dans la nuit de mardi à mercredi une fin du conflit avec l’Iran, Washington laissant entrevoir à la fois la possibilité de discussions directes avec Téhéran et un désengagement progressif du conflit, même sans accord.
Ces déclarations témoignent de l’évolution de la communication de Washington sur la temporalité et les modalités de la fin d’un conflit qui a fait des milliers de morts, embrasé la région et ravivé les tensions sur le front énergétique, alimentant les craintes d’un retour de l’inflation.
« Nous allons partir très bientôt », a déclaré Donald Trump mardi devant des journalistes, évoquant un horizon assez flou qui pourrait être « d’ici deux semaines. Peut-être deux semaines, peut-être trois ».
Interrogé sur la nécessité d’un dénouement diplomatique préalable, le président a répondu que « l’Iran n’avait pas besoin de sceller d’accord » pour que les États-Unis mettent fin à ce qu’ils appellent « Operation Epic Fury ».
Washington avait auparavant menacé d’intensifier ses opérations si Téhéran n’acceptait pas un cadre de cessez‑le‑feu américain en quinze points, exigeant notamment que l’Iran renonce à toute ambition nucléaire, cesse l’enrichissement de l’uranium et rouvre pleinement le détroit d’Ormuz.
La Maison blanche a annoncé que Donald Trump devait s’adresser à la nation jeudi à 03h00 (01h00 GMT) afin d’adresser « un message important sur l’Iran ».
Le chef de la diplomatie américaine, Marco Rubio, a quant à lui déclaré sur Fox News qu’une rencontre entre les deux camps était envisageable « à un moment donné » et que les États-Unis pouvaient apercevoir « le bout du chemin ».
« Ce n’est pas aujourd’hui, ce n’est pas demain, mais cela arrive », a‑t‑il ajouté.
POURSUITE DES COMBATS
Des attaques ont toutefois encore été signalées sur plusieurs fronts mercredi. Des drones ont ainsi frappé des réservoirs de carburant à l’aéroport international du Koweït, tandis que les autorités de Bahreïn faisaient état d’un incendie, sur un site dont la localisation n’a pas été précisée, après une attaque iranienne.
Un pétrolier a été également touché par un projectile non identifié au large de Doha, la capitale du Qatar, a annoncé le service britannique de surveillance maritime UKMTO, ajoutant que l’équipage était sain et sauf.
Des explosions ont par ailleurs été entendues dans plusieurs quartiers de Téhéran après des frappes aériennes américano‑israéliennes, selon les médias d’État iraniens, qui ont précisé que les défenses aériennes avaient été activées.
Des débris de missiles sont en outre tombés mercredi dans plusieurs zones du centre d’Israël après une salve de roquettes lancée à l’aube depuis l’Iran. Aucune victime n’a été signalée dans l’immédiat par les autorités israéliennes.
Les Houthis du Yémen, récemment entrés dans le conflit régional, ont déclaré avoir mené mercredi une attaque de missiles contre Israël, la présentant comme une opération conjointe avec l’Iran et le Hezbollah libanais, une première collaboration de ce type depuis le début de la guerre.
SOULAGEMENT SUR LES MARCHÉS
Cette activité militaire soutenue n’a toutefois pas totalement éclipsé les espoirs d’une atténuation du conflit, comme en témoigne le reflux des cours du brut.
Vers 8h00 GMT, les cours du pétrole Brent de la mer du Nord, référence pour les marchés mondiaux, repassaient sous la barre symbolique des 100 dollars, cédant 4,13% à 99,68 dollars le baril et le brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) abandonnait 4,65% à 96,67 dollars.
Les marchés d’actions européens se sont eux aussi appuyés sur les propos de Donald Trump pour reprendre des couleurs et ont ouvert en nette hausse.
La hausse des prix du pétrole et des carburants pèse sur le budget des ménages américains et s’érige en casse‑tête pour Donald Trump et le Parti républicain à quelques mois des élections de mi‑mandat, selon un sondage Reuters/Ipsos montrant que près des deux tiers des Américains souhaitent une sortie rapide du conflit iranien.
Alors que Washington soutient que des discussions sont en cours et affiche son optimisme, le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araqchi a concédé mardi avoir reçu des messages directs de l’émissaire spécial américain Steve Witkoff, tout en précisant qu’ils ne constituaient pas des « négociations », selon la chaîne qatarie Al Jazeera.
Ces messages comprennent des menaces ou des échanges de points de vue transmis par des « amis », a‑t‑il ajouté.
Le secrétaire américain à la Défense Pete Hegseth a estimé mardi que d’autres pays devaient « se tenir prêts à agir » pour rouvrir le détroit d’Ormuz, faisant écho aux critiques de Donald Trump visant notamment les membres de l’Otan, la Grande‑Bretagne et la France.
Marco Rubio a déploré sur Fox News que l’Otan soit une institution à « sens unique », jugeant que l’Europe attend des États-Unis qu’ils la défendent sans jamais fournir l’aide demandée par Washington.
« Une fois ce conflit terminé, nous devrons réexaminer cette relation », a‑t‑il prévenu.
(Bureaux de Reuters;version française Nicolas Delame, édité par Benoit Van Overstraeten)
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