Les gestionnaires d’actifs réduisent leur exposition à la Russie ou suspendent des fonds
Plusieurs grandes sociétés de gestion d’actifs, comme les britanniques abrdn et Man Group ou le français Carmignac, ont annoncé mardi avoir réduit leur exposition au marché russe après l’invasion de l’Ukraine et les multiples sanctions économiques et financières visant Moscou.
D’autres sociétés de gestion, comme le français Amundi ou le suisse Pictet, ont de leur côté indiqué avoir suspendu des fonds exposés à la Russie en raison de l’impossibilité de calculer de manière fiable leur valeur liquidative.
La Bourse de Moscou et le rouble russe ont chuté ces dernières semaines avec l’escalade de la tension liée à l’Ukraine et lundi, la monnaie russe est tombée à son plus bas niveau historique face au dollar tandis que le marché boursier restait fermé après l’annonce de l’exclusion de la majorité des banques russes du système international SWIFT et du gel d’une partie des réserves de la banque centrale.
Cette dernière a pris des mesures d’urgence pour tenter de limiter l’impact du conflit et des sanctions, entre autres en relevant son taux directeur à 20%.
« Nous n’investirons pas en Russie et en Biélorussie dans un avenir prévisible », a déclaré Stephen Bird, directeur général d’abrdn, qui chiffre à environ deux milliards de livres sterling (2,4 milliards d’euros) les actifs de ses clients déjà investis dans ces deux pays mais précise avoir déjà réduit ses positions.
Man Group, spécialiste des fonds alternatifs (« hedge funds »), a pour sa part commencé à réduire ses investissements en Russie dès le mois de décembre et son exposition à la Russie et à la Biélorussie est aujourd’hui « négligeable », a déclaré à Reuters son directeur financier, Antoine Forterre.
De son côté, Carmignac a déclaré mardi à Reuters avoir réduit graduellement son exposition aux actifs russes au cours des dernières semaines face à la dégradation de la situation.
« Les événements les plus récents nous ont conduits à adopter un positionnement plus radical », a expliqué Kevin Thozet, membre du comité d’investissement, dans une déclaration écrite. « A titre d’illustration, dans le fonds Carmignac Portfolio Emerging Patrimoine, nous avons coupé nos positions actions russes d’une part et acheté des protections sur les marchés obligataires et de change dans un contexte de forte volatilité et de dislocation sur les marchés ».
La société de gestion surveille en continu la situation et elle est prête à opérer « les ajustements nécessaires dans nos portefeuilles », ajoute le gérant de Carmignac.
UNE VALORISATION RENDUE IMPOSSIBLE
Numéro un des sociétés de gestion d’actifs en Europe, Amundi a décidé lundi de suspendre les souscriptions et rachats de trois fonds exposés à l’Europe de l’Est.
La fermeture de la Bourse de Moscou et la décision des autorités russes d’interdire jusqu’à nouvel ordre toute demande de transaction vendeuse de la part d’un non résident « ne permettent plus de calculer de façon fiable la valeur liquidative de ces fonds », a expliqué le groupe dans un communiqué.
L’exposition d’Amundi à la Russie représente 0,1% des encours totaux et reste donc « très limitée », a précisé mardi une porte-parole à Reuters.
A fin septembre, le groupe affichait plus de 1.800 milliards d’euros d’actifs sous gestion.
Quant à Pictet, il a annoncé dans une communication aux actionnaires datée de lundi avoir suspendu son fonds d’actions russes « Pictet Russian Equities » au regard des « circonstances actuelles et en constante évolution liées à la situation en Ukraine/Russie, de la situation politique actuelle et des contraintes de liquidité ».
Le gestionnaire a ajouté qu’il rouvrirait le fonds « dès que les conditions de marché le permettront ».
Le britannique Liontrust a pour sa part suspendu la négociation de son fonds Liontrust Russia, a-t-il indiqué dans un avis diffusé sur son site internet, précisant n’être pas en mesure d’évaluer la durée de cette suspension.
De son côté, Swedbank a annoncé avoir interrompu lundi la négociation de son fonds Russie et Europe de l’Est car il n’était plus en mesure d’assurer une évaluation fiable des participations détenues.
UN MARCHÉ RUSSE « ININVESTISSABLE »
Lundi, une source proche du dossier a fait savoir que JPMorgan Asset Management avait suspendu son fonds actions JPM Emerging Europe.
Le danois Danske Invest a décidé pour sa part de suspendre la négociation de ses fonds actions ayant une exposition importante aux valeurs russes.
De son côté, la société Axa Investment Managers a précisé mardi à Reuters que son exposition à la Russie se limitait à 200 millions d’euros sur un total de 887 milliards d’euros d’actifs sous gestion, sans donner plus de précisions sur sa politique concernant ses investissements et ses fonds.
L’agence d’évaluation financière Fitch a identifié 11 fonds liés à la Russie suspendus, représentant un montant total d’actifs sous gestion de 4,4 milliards d’euros à fin janvier, a indiqué un porte-parole dans un courrier électronique.
Lundi, le directeur de la recherche sur les indices du spécialiste MSCI, Dimitris Melas, avait dit à Reuters que le marché russe des actions était désormais « ininvestissable » et que maintenir les titres russes dans ses indices n’avait « plus beaucoup de sens ».
La Russie représente pour l’instant 3,24% de l’indice MSCI des marchés émergents et environ 0,3% de son indice mondial le plus large.
(Reportage Carolyn Cohn et Lawrence White, avec Sujata Rao et Karin Strohecker, version française Marc Angrand et Blandine Hénault, édité par Sophie Louet)
Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien
Le Journal Chrétien lance sa campagne de dons 2026-2027 pour financer sa plateforme de médias chrétiens visant à financer le site d'information Chretiens.com, l'application de ressources bibliques Bible.audio, et la chaîne de télévision chrétienne Chrétiens TV diffusée sur le canal 483 de Free en France. La concentration des médias aux mains d'un petit nombre d'acteurs économiques et de milliardaires représente une menace sur le pluralisme et l'indépendance de la presse.
Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires
A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
1. Menace sur le pluralisme et la diversité des opinions : En France, une poignée de milliardaires ou de grands groupes industriels (actifs dans le luxe, l'armement, le BTP ou les télécommunications) détiennent l'immense majorité des quotidiens nationaux, des chaînes de télévision et des radios. Cette emprise réduit la variété des points de vue, appauvrit le débat public et favorise les conflits d'intérêts.
2. Perte d'indépendance et autocensure des rédactions : Les journalistes risquent de subir des pressions directes ou indirectes de la part des actionnaires. De plus, les médias appartenant à des groupes industriels peuvent hésiter à enquêter de manière transparente sur les activités de leurs propres propriétaires ou de leurs partenaires économiques.
3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain.
Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
Agissez avec notre plateforme de médias chrétiens !
Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
Dans ce contexte, deux médias chrétiens, qui fonctionnent sans actionnaires milliardaires et sans subvention de l’Etat, offrent une information alternative fiable, en collaboration avec des agences de presse internationales.
1. Le Journal Chrétien, un service de presse en ligne reconnu par l’Etat
Le Journal Chrétien est historiquement le premier pure-player chrétien francophone dont le but est d’offrir au quotidien une information fiable et de qualité avec un regard chrétien.La ligne éditoriale du Journal Chrétien est généraliste, s’intéressant particulièrement aux actualités politiques, économiques, sportives et religieuses.
Il est le média chrétien le plus ancien et le plus lu dans Google actualités, principal canal de visibilité et d'audience pour les médias d'information en ligne.
Lorsqu’une église ou un pasteur doit faire face à des accusations calomnieuses dans le paysage médiatique ou devant les tribunaux français, les publications du Journal Chrétien sont toujours accueillies avec beaucoup de considération.

