La suspension de la réforme des retraites débattue à l’Assemblée nationale
PARIS (Reuters) – Les députés ont commencé mercredi à examiner le projet de suspension de la réforme des retraites de 2023 dans le cadre de l’ultime journée de débats à l’Assemblée nationale sur le budget de la Sécurité sociale pour l’an prochain.
Concession majeure du gouvernement de Sébastien Lecornu au Parti socialiste pour éviter la censure et donc assurer sa survie, la suspension de cette réforme adoptée dans la douleur en 2023 constitue un point crucial des discussions budgétaires.
Le choix du Premier ministre, que le PS considère comme une « victoire », divise à gauche où La France insoumise (LFI) réclame une abrogation pure et simple du texte et votera donc contre.
« Voter pour le décalage de la réforme des retraites, c’est voter pour la retraite à 64 ans. Les Insoumis ne valideront jamais par leur vote les deux années de vie volées au peuple de France », a déclaré la cheffe de file des députés insoumis, Mathilde Panot, dans l’hémicycle.
Pour des raisons opposées, la suspension de la réforme peine aussi à trouver des soutiens à droite – le groupe Droite républicaine votera contre – et dans le camp présidentiel, même si ce dernier a décidé de s’abstenir et donc ne pas empêcher un vote favorable.
« Nous ne voulons pas nous mettre en travers du compromis » conclu entre Sébastien Lecornu et les socialistes, a expliqué dans l’hémicycle le président du groupe Ensemble pour la République (EPR), Gabriel Attal.
Le Rassemblement national (RN), opposant de longue date à la réforme, votera pour sa part en faveur de l’article 45 bis du projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) prévoyant la suspension de la réforme.
« Nous allons voter pour suspendre en attendant l’abrogation [de la réforme] injuste socialement, inefficace économiquement », a déclaré la présidente du groupe RN à l’Assemblée, Marine Le Pen.
CALENDRIER SERRÉ
La suspension, qui ne devait concerner que les retraités de droit commun, a été élargie via un amendement du gouvernement aux carrières longues et aux « catégories actives et super-actives de la fonction publique », qui concernent « les métiers difficiles », a fait savoir mercredi le ministre du Travail et des Solidarités, Jean-Pierre Farandou, sur France 2.
La mesure coûtera 300 millions d’euros l’an prochain et 1,9 milliard d’euros en 2027, a-t-il ajouté, et son financement interviendra via une augmentation de la fiscalité sur le patrimoine votée dans le volet « recettes » du PLFSS.
« Il y a 1,4 point de CSG supplémentaire qui rapporte 2,7 milliards donc je pense que ce financement complémentaire sera de nature à être utilisé », a expliqué le ministre. « Cela permettra de financer la suspension de cette réforme jusqu’au 1er janvier 2028 ».
Après deux jours de pause liée aux cérémonies du 11-Novembre, les députés auront jusqu’à minuit pour se prononcer sur le volet « dépenses » du PLFSS qui doit être ensuite transmis au Sénat.
Dès jeudi, ils reprendront l’examen de la partie « recettes » du projet de loi de finances (PLF), suspendu le 3 novembre, avant un vote prévu le 17 novembre. Ils devront ensuite se prononcer sur la partie « dépenses » du PLF avant la date-butoir du 23 novembre.
Un calendrier contraint sur lequel la CGT a ajouté mercredi une pression supplémentaire, en appelant à une journée de grève et de manifestations le 2 décembre.
« Le 2 décembre, on sera dans la séquence décisive pour la discussion sur ce budget, il faut absolument que les travailleuses et les travailleurs soient de la partie pour que le débat budgétaire soit sous la pression de la mobilisation », a dit sur BFMTV la secrétaire générale du syndicat, Sophie Binet.
(Rédigé par Blandine Hénault, avec Elizabeth Pineau, édité par Sophie Louet)
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