France: Le comte de Paris voit dans l’émotion née du vol du Louvre un « effet Notre-Dame »
par Elizabeth Pineau
DREUX, Eure-et-Loir (Reuters) – Pour le comte de Paris Jean d’Orléans, descendant des rois de France, le vol des bijoux du Louvre, dont une partie a appartenu à ses ancêtres, représente à la fois une blessure familiale et un choc national qu’il relie dans sa symbolique à l’incendie de la cathédrale Notre-Dame de Paris.
Au domaine royal de Dreux (Eure-et-Loir), où il est venu passer la Toussaint auprès de ses aïeux dont les tombeaux ornés de gisants immaculés occupent la chapelle en forme de couronne surplombant la ville, le chef de la Maison de France âgé de 60 ans feuillette les albums de famille.
Sur une photographie de 1931, son arrière grand-mère, la duchesse de Guise, arbore le diadème, le collier et les pendants d’oreilles ornés de saphirs de Ceylan sertis de diamants dérobés dans la galerie d’Apollon du musée du Louvre le 19 octobre.
Des clichés plus récents montrent la parure présentée sous verre lors d’une exposition à Lisbonne à la fin des années 1950 ou arborée par sa grand-mère, Isabelle d’Orléans-Bragance, qui la porta une dernière fois en 1984 lors du mariage de la princesse Astrid de Belgique.
Un an plus tard, le comte de Paris, grand-père de Jean d’Orléans, se séparait des bijoux, cédés au musée du Louvre pour la somme de cinq millions de francs.
« C’est à la fois personnel et intime », dit Jean d’Orléans à Reuters en se replongeant dans les archives personnelles retrouvées sur les étagères du château voisin de la nécropole. « Ces bijoux étaient portés à des occasions particulières, familiales, parfois aussi pour faire un portrait spécifique. Dans l’inconscient collectif, c’est associé à la monarchie, au faste des princes et princesses, des rois et reines ».
« UN PATRIMOINE INESTIMABLE »
Acquise par Louis-Philippe auprès de la reine Hortense qui la tenait de Joséphine, épouse de Napoléon Ier, la parure de la reine Marie-Amélie est restée dans la famille du comte pendant plus d’un siècle avant de faire l’admiration de millions de visiteurs au Louvre, jusqu’au vol spectaculaire de cet automne.
Juste après le braquage, Jean d’Orléans a fait part de son « immense tristesse » dans un communiqué.
« J’espère qu’on pourra les retrouver, qu’on va mettre la main dessus, que les responsabilités seront identifiées et que s’il y avait des négligences, les personnes en supporteront les conséquences », dit-il à Reuters dans un petit salon décoré de portraits dessinés et peints où l’on reconnaît les rois Henri IV, Louis XIII, Louis XIV et la reine Marie-Antoinette.
A l’instar de la procureure de Paris, Jean d’Orléans lance un appel afin que les joyaux soient restitués sans être démantelés.
« Rendez-nous nos bijoux, il est encore temps. Pour notre famille, pour les Français, c’est important que ces bijoux retrouvent leur écrin au Louvre dans une salle réaménagée, plus sécurisée », dit-il.
Au delà du lien familial, celui qui considère que les Français sont « royalistes de coeur et républicains de raison » entrevoit dans l’émotion provoquée par le vol du Louvre un lien avec l’incendie de Notre-Dame de Paris, en 2019.
« Il y a un second effet Notre-Dame », dit-il. « Je le dis en tant que chef de la Maison de France et en tant que Français, c’est quelque chose à laquelle nous sommes attachés, qui montre une continuité dans l’Histoire. C’est un patrimoine inestimable, c’est notre raison d’être, notre nature, on a besoin de retrouver ça ».
En attendant que l’enquête aboutisse, le comte de Paris, son épouse et leurs six enfants assisteront cette fin de semaine à une messe à la mémoire de leurs ancêtres dans la chapelle Saint-Louis, sous le regard de marbre du dernier couple royal de France, Louis-Philippe et Marie-Amélie.
(Reportage Elizabeth Pineau, avec Noémie Olive et Tom Nicholson, édité par Kate Entringer)
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