La Chine va répondre aux préoccupations américaines sur les terres rares, dit Washington
18 mai (Reuters) – La Chine va répondre aux préoccupations des Etats-Unis à propos des pénuries de certaines terres rares dues aux restrictions imposées par Pékin sur les exportations en la matière, a déclaré la Maison blanche dimanche dans un document présentant des mesures convenues lors du sommet entre les présidents Donald Trump et Xi Jinping la semaine dernière.
La Chine a mis en place des mesures de contrôle sur les terres rares en représailles aux droits de douane dits réciproques » imposés par Donald Trump en avril 2025 lors du Liberation Day (« Jour de la Libération »).
Ces mesures continuent de restreindre fortement les exportations de certaines terres rares, malgré un accord conclu lors du sommet de Busan, en Corée du Sud, en octobre dernier, au cours duquel la Chine s’était engagée à « supprimer de manière effective » tous les contrôles à l’exportation de minéraux critiques, selon la Maison blanche.
Six mois après cet accord, le communiqué de la Maison Blanche semble prend acte, au moins tacitement, que le régime de contrôle des exportations de la Chine devrait persister. Par ailleurs, Washington ne précise pas si l’accord d’un an concernant un ensemble plus large de restrictions chinoises sur les terres rares, qui doit prendre fin en novembre, sera prorogé.
Le document publié dimanche, qui résume les principaux points à retenir du sommet de Pékin, indique que la Chine répondra aux préoccupations des États-Unis concernant les pénuries de minéraux critiques et de terres rares, notamment l’yttrium, le scandium et l’indium.
Il mentionne également que Pékin répondra aux inquiétudes sur les restrictions à l’exportation de technologies de traitement des terres rares, dont la Chine jouit d’un quasi-monopole.
Contrairement à la Maison blanche, le ministère chinois du Commerce n’a fait aucune mention des terres rares dans le communiqué distinct qu’il a publié samedi pour rendre compte des discussions sino-américaines.
« Cette divergence n’est pas idéale, mais ce n’est grave », a déclaré Cory Combs, directeur adjoint du cabinet d’études macroéconomiques Trivium China.
« Le plus important est que les deux parties aient clairement et de manière crédible manifesté leur intérêt pour la stabilité et qu’elles soient en mesure de faire passer efficacement ce message à leurs propres opinions publiques. »
SECTEURS SENSIBLES
Alors que les licences d’exportation de terres rares dans l’automobile et l’électronique grand public ont été largement autorisées, certains secteurs sensibles, où les terres rares ont des applications potentiellement militaires, continuent de souffrir de pénuries.
Reuters a rapporté en février que les pénuries persistantes d’yttrium – composant d’un revêtement thermoprotecteur dans les moteurs d’avion – et de scandium utilisé dans la fabrication de puces ont gravement affecté le secteur manufacturier américain. Les entreprises du secteur ont fait pression sur l’administration américaine pour qu’elle intervienne auprès de Pékin.
L’indium est l’un des minéraux critiques mentionnés pour la première fois par la Maison blanche. Il joue un rôle clé dans la chaîne d’approvisionnement en amont et en aval des semi-conducteurs et figure sur la liste des produits soumis au contrôle des exportations chinoises depuis février 2025.
Son composé, le phosphure d’indium, est essentiel à la fabrication de puces photoniques de nouvelle génération qui utilisent la lumière plutôt que l’électricité pour traiter les données, ainsi que de lasers optiques à haute vitesse utilisés dans les réseaux de fibre optique et 6G. Un autre composé, l’oxyde d’indium-étain, est utilisé pour fabriquer des écrans LED dans l’électronique grand public.
Les exportations chinoises d’indium ont chuté de manière spectaculaire au cours des 14 mois écoulés depuis février 2025 par rapport à la même période de l’année précédente, selon les données douanières. Les expéditions ont diminué d’environ deux tiers à l’échelle mondiale et de 77% vers les États-Unis.
(Lewis Jackson et Laurie Chen à Pékin; version française Jean Terzian et Claude Chendjou, édité par Blandine Hénault)
Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien
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Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires
A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
1. Menace sur le pluralisme et la diversité des opinions : En France, une poignée de milliardaires ou de grands groupes industriels (actifs dans le luxe, l'armement, le BTP ou les télécommunications) détiennent l'immense majorité des quotidiens nationaux, des chaînes de télévision et des radios. Cette emprise réduit la variété des points de vue, appauvrit le débat public et favorise les conflits d'intérêts.
2. Perte d'indépendance et autocensure des rédactions : Les journalistes risquent de subir des pressions directes ou indirectes de la part des actionnaires. De plus, les médias appartenant à des groupes industriels peuvent hésiter à enquêter de manière transparente sur les activités de leurs propres propriétaires ou de leurs partenaires économiques.
3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain.
Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
Agissez avec notre plateforme de médias chrétiens !
Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
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