Wall Street chute à l’ouverture, déçue par l’inflation
PARIS (Reuters) – La Bourse de New York a piqué du nez dès l’ouverture mardi après l’annonce d’une hausse inattendue des prix à la consommation aux Etats-Unis, qui conforte le scénario d’une poursuite à un rythme soutenu du relèvement des taux d’intérêt de la Réserve fédérale.
Quelques minutes après le début des échanges, l’indice Dow Jones perd 614,79 points, soit 1,9%, à 31.766,55, le Standard & Poor’s 500 recule de 2,31% à 4.015,43 et le Nasdaq Composite cède 3,06% à 11.890,66.
L’indice américain des prix à la consommation (CPI) a augmenté de 0,1% en août alors que le marché l’attendait en baisse d’autant et sa hausse sur un an, à 8,3% après 8,5%, a ralenti moins qu’attendu.
L’inflation de base (« core CPI »), qui exclut l’énergie et l’alimentation, s’est en outre accélérée à 6,3% en rythme annuel après 5,9% en juillet.
Ces chiffres pourraient conduire la Fed à décider la semaine prochaine d’une nouvelle hausse de taux de trois quarts de point, comme lors de ses deux réunions précédentes.
Les marchés monétaires intègrent ainsi désormais une probabilité de 81% d’un relèvement de 75 points de base et de 19% d’une hausse encore plus forte, de 100 points, le 21 septembre, selon le baromètre en temps réel FedWatch.
Sur le marché obligataire, le rendement des bons du Trésor américain à deux ans bondit de 16 points de base à 3,73%.
Côté actions, la perspective d’une forte hausse de taux affecte particulièrement les grosses capitalisations du secteur des hautes technologies comme Apple, Microsoft, Amazon ou Tesla , qui perdent entre 2,7% et 4,6%.
Mais la baisse n’épargne aucun des grands secteurs de la cote: l’indice S&P des valeurs financières recule de 2,18%, celui de la consommation discrétionnaire de 3,34%, celui de l’industrie de 1,93%.
Au sein du Dow Jones, dont toutes les valeurs sont dans le rouge, la baisse la moins marquée est pour Procter & Gamble, qui abandonne 0,42%.
(Rédigé par Marc Angrand)
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