Les actions européennes osent un rebond sans attendre la Fed
PARIS (Reuters) – Les principales Bourses européennes progressent en début de séance mardi, profitant de la perspective d’une remontée des actions américaines et malgré l’incertitude persistante sur l’ampleur de la hausse de taux que s’apprête à décider la Réserve fédérale.
À Paris, le CAC 40 gagne 0,24% à 6036,65 points vers 07h45 GMT. À Londres, le FTSE 100 prend 0,19% et à Francfort, le Dax avance de 0,72%.
L’indice EuroStoxx 50 est en hausse de 0,69%, le FTSEurofirst 300 de 0,17% et le Stoxx 600 de 0,48%.
Ce dernier a perdu 7,12% sur les cinq dernières séances et le CAC 40 a reculé de 8% pour revenir à son niveau de début mars.
À Wall Street, les grands indices américains ont fini en forte baisse lundi sur fond d’envolée des rendements obligataires et de craintes de récession. Le Standard & Poor’s 500 (-3,88%) a ainsi confirmé son retour en « bear market », soit 20% en dessous de son plus haut de janvier.
Mais les contrats à terme préfigurent pour l’instant un rebond de plus de 1%.
À quelques heures maintenant du début de la réunion du comité de politique monétaire de la Fed, les marchés privilégient l’hypothèse d’un relèvement de trois quarts de point de l’objectif de taux des « fed funds », un scénario revu en hausse après les chiffres supérieurs aux attentes de l’inflation américaine publiés vendredi.
Parmi les plus fortes progressions sectorielles du début de séance, le compartiment européen des banques reprend 2,1% après un repli de plus de 10% en dix séances. BNP Paribas gagne 1,71%, Société générale 2,27% et Intesa Sanpaolo 1,1%.
Le secteur du pétrole et du gaz est en hausse de 1,06%, celui de l’assurance de 0,81%.
En baisse, Atos chute de 20,21%, au plus bas depuis 2009, après la double annonce du départ de son directeur général, Rodolphe Belmer, après des désaccords stratégiques et d’un projet de scission en deux entités indépendantes cotées.
Worldline cède de son côté 5,04% et freine le CAC 40 après la cession par Atos de sa participation d’environ 2,5%.
(Rédigé par Marc Angrand, édité par Kate Entringer)
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