Rechercher sur le site

Entrez les mots-clés dans la boîte ci-dessous :

Le Journal Chrétien

Un média d’espérance

Inscription à la newsletter

La Nouvelle-Zélande veut développer le secteur de l’or

Je fais un don
PARTAGER SUR :

par Lucy Craymer et Melanie Burton

WELLINGTON, 23 juin (Reuters) – La Nouvelle-Zélande a accéléré la mise en œuvre de projets aurifères et courtise les investisseurs miniers, dans un contexte où la flambée des cours de l’or redynamise un secteur en déclin depuis longtemps, mettant à l’épreuve l’image de marque « 100% Pure » du pays.

La production d’or de la Nouvelle-Zéleand est en passe de doubler d’ici le milieu des années 2030 et pourrait atteindre son ​plus haut niveau depuis ‌au moins trois décennies, selon les calculs de Reuters, grâce à ​deux nouveaux projets déjà approuvés et ⁠à un troisième en attente d’une décision finale.

Cela permettrait au pays de dépasser l’objectif fixé par ‌le gouvernement, à savoir porter ‌les exportations annuelles de minerais, y compris le charbon et l’argent, à trois milliards de dollars néo-zélandais (1,5 milliard d’euros) d’ici 2035.

Les sociétés minières voient un potentiel dans ce pays encore peu exploré, alors que le gouvernement s’efforce de stimuler l’emploi face à un ​taux de chômage proche de son plus haut niveau depuis une décennie et à un climat de confiance des entreprises en baisse.

Le pays a délivré 163 nouveaux permis de prospection, d’exploitation minière et d’exploration l’année dernière, soit une hausse de 16% par rapport à l’année précédente, selon les données gouvernementales.

IMPULSION EN FAVEUR DE L’EMPLOI ET DES INVESTISSEMENTS

Le ministre des Ressources, Shane Jones, a déclaré à Reuters que le gouvernement, qui a revu à la baisse ⁠le mois dernier ses prévisions de croissance économique à 2,3% pour l’année prochaine, était résolu à soutenir le secteur.

Afin de contribuer à relancer ⁠une économie en perte de vitesse, la Nouvelle-Zélande a adopté fin 2024 une loi visant à réduire les délais d’approbation de certains grands projets d’infrastructure, miniers et énergétiques, les ramenant de plusieurs années à quelques mois.

Selon les attentes du gouvernement, le projet Snowy River, d’Evolution Mining, exploitant aurifère australien, devrait créer 250 emplois dans la région et générer au moins 350 millions de dollars néo-zélandais par an de recettes d’exportation pour ⁠le ‌pays.

Le plus grand producteur d’or de Nouvelle-Zélande, OceanaGold, prévoit d’investir un milliard de dollars néo-zélandais dans son projet Waihi ⁠North, dont la production devrait démarrer en 2032.

Michael Gordon, économiste senior chez Westpac, a indiqué ​que si l’exploitation minière ​était très productive, une grande partie des bénéfices reviendrait aux propriétaires des mines plutôt que de transformer l’économie dans son ensemble.

INQUIÉTUDES LIÉES AU « DÉVASTATION ET AU ​PILLAGE »

De manière générale, le débat sur les mérites de l’exploitation aurifère est particulièrement vif dans la région de Central Otago, sur l’île du Sud de la Nouvelle-Zélande, où la société d’exploration ‌Santana Minerals, cotée en bourse ​en Australie, attend l’autorisation pour son projet aurifère Bendigo-Ophir. La décision devra être rendue d’ici le 29 octobre 2026.

Selon les estimations du gouvernement, la ​mine projetée contribuerait à hauteur de 360 millions de dollars néo-zélandais par an au PIB et emploierait directement 351 personnes.

Cependant, elle se heurte à l’opposition des viticulteurs, des associations de défense du patrimoine et des groupes écologistes.

Les acteurs du secteur viticole de Central Otago craignent que la mine à ciel ouvert ne menace l’approvisionnement en eau et n’expose les vignobles à des polluants atmosphériques, compromettant ainsi une industrie viticole haut de gamme bâtie au fil des décennies.

Zoe Hawkins, responsable au sein ⁠de Natural Capital, une association représentant un large groupe d’habitants de la région et opposée au projet de Santana, a indiqué que les associations ne disposaient que de 20 jours ouvrables pour réagir dans le cadre de la ​procédure d’autorisation accélérée.

(Rédigé par Melanie Burton à Melbourne et Lucy Craymer à Wellington; Version ​française Rihab Latrache, édité par Benoit Van Overstraeten)

tagreuters.com2026binary_LYNXMPEM5M0PO-FILEDIMAGE

Chrétiens TV

Le Journal Chrétien est un média indépendant financé par des chrétiens comme vous, en accès libre, sans subventions ni publicité. La générosité de la communauté chrétienne garantit notre indépendance.

Aujourd’hui, une poignée de chrétiens rendent possible une information indépendante accessible gratuitement à des millions de personnes sur nos sites, nos applications et notre chaîne de télévision chrétienne.   

Chaque article, chaque émission, chaque reportage, chaque enquête existe uniquement grâce à votre générosité. C’est ce qui nous permet de répondre à l’immense soif spirituelle de nos contemporains et ce, avec une exigence de qualité journalistique reconnue, et de donner la parole à ceux qu’on n’entend jamais ailleurs.

Mais aujourd’hui, nous arrivons à un moment décisif. Partout, les médias indépendants sont fragilisés, attaqués, précarisés. Pendant que quelques grandes fortunes verrouillent toujours davantage le paysage médiatique, les médias chrétiens et tous ceux qui refusent de se soumettre sont maintenus sous pression permanente.

Le Journal Chrétien et sa chaîne Chrétiens TV, diffusée sur le canal 246 de la Freebox, n’échappent pas à cette réalité. Oui, nos médias chrétiens pourraient disparaître si nous ne parvenons pas à toucher de nouveaux donateurs dans les prochains mois.

Je soutiens le Journal Chrétien !

Au moment où les milliardaires étendent leur emprise sur l’information, nous pensons au contraire qu’il faut plus de travail de terrain, plus de reportages, plus d’enquêtes, plus de pluralisme, plus de médias chrétiens capables de résister aux pressions religieuses, politiques et économiques. C’est pour cela que nous lançons un appel à la communauté chrétienne.

La question est simple : voulons-nous laisser mourir les médias chrétiens et laisser la presse ainsi que la télévision aux mains des grands groupes privés ?

Si vous lisez les articles du Journal Chrétien, regardez nos émissions sur Chrétiens TV, partagez nos contenus dans les réseaux sociaux ou pensez qu’une autre voix doit continuer d’exister dans le débat public, alors c’est maintenant qu’il faut agir.

Faites partie des donateurs mensuels du Journal Chrétien. Aidez-nous à franchir un cap décisif et permettez à une voix indépendante de continuer à grandir dans le paysage médiatique francophone.

JE FAIS UN DON MAINTENANT

Les commentaires sont fermés.

LES ARTICLES LES PLUS LUS