Wall Street en hausse, optimisme sur les taux
La Bourse de New York a clôturé jeudi sur une hausse marquée grâce à la publication d’indicateurs économiques signalant une résistance de l’activité et une réduction des pressions inflationnistes, qui a entraîné un recul des rendements des emprunts d’Etat américains.
Les ventes au détail aux Etats-Unis ont affiché une hausse inattendue au mois de mai, les inscriptions hebdomadaires au chômage sont restées stables et les prix à l’importation ont enregistré le mois dernier leur plus forte baisse en rythme annuel en trois ans.
L’indice Dow Jones a gagné 1,26%, ou 428,73 points, à 34 408,06 points.
Le S&P-500, plus large, a pris 1,22% pour finir à 4.425,84 points. Le Nasdaq Composite a avancé de son côté de 156,34 points (+1,15%) à 13 782,82 points.
Après une ouverture en baisse, au lendemain des déclarations de la Réserve fédérale ouvrant la porte à deux nouvelles hausses de taux d’ici la fin 2023 face à la solidité de l’économie, le S&P 500 et le Nasdaq Composite ont atteint en séance leurs plus hauts niveaux depuis 14 mois et le Dow Jones un plus haut de six mois, soutenus par ces statistiques et le pari que les taux de la banque centrale américaine sont proches de leur pic.
Les rendements des bons du Trésor américain ont reflué, provoquant la hausse des valeurs de croissance les plus sensibles à l’évolution des taux. Apple, Microsoft et Meta Platforms ont gagné entre 1,1% et 3,2%.
La hausse des cours du brut a parallèlement entraîné celle des valeurs du secteur de l’énergie.
« Il y a beaucoup d’argent entre les mains de personnes qui étaient effrayées par la récession et qui reviennent sur les actions alors que ces inquiétudes s’estompent », a déclaré David Russell, vice-président chez TradeStation.
Contre la tendance, le groupe de distribution Kroger a perdu 2,69% après avoir déçu les attentes pour ses prévisions de chiffre d’affaires.
Depuis le début de l’année, le S&P 500 a pris environ 15% et le Nasdaq 32%.
(Jean-Stéphane Brosse)
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