La Grèce va interdire les réseaux sociaux aux moins de 15 ans en 2027, annonce le PM
8 avril (Reuters) – La Grèce va interdire l’accès aux réseaux sociaux aux mineurs de moins de 15 ans à partir du 1er janvier 2027, a annoncé mercredi le Premier ministre grec Kyriakos Mitsotakis, citant des problèmes d’anxiété et de sommeil et incriminant le design addictif des plateformes en ligne.
Les mineurs qui passent de longues heures devant les écrans ne permettent pas à leur esprit de se reposer et sont confrontés à la pression sans relâche des comparaisons constantes et des commentaires en ligne, a dit Kyriakos Mitsotakis dans une vidéo destinée aux jeunes grecs.
Le Premier ministre grec dit s’être entretenu avec des parents dont les enfants ont des problèmes de sommeil et de mal-être à cause des longues heures passées derrière leur écran de smartphone.
Près de 80% des personnes interrogées dans une étude de l’institut de sondage ALCO en février disaient approuver une telle interdiction.
Athènes a déjà banni les téléphones portables des écoles et instauré un contrôle parental sur les plateformes pour limiter le temps d’écran des adolescents.
« La Grèce sera l’un des premiers pays à prendre une telle mesure », a déclaré Kyriakos Mitsotakis. « Je suis certain, cependant, que nous ne serons pas les derniers. Notre but est de pousser l’Union européenne dans ce sens aussi. »
La Slovénie, la Grande-Bretagne, l’Autriche et l’Espagne ont également dit travailler sur des mesures similaires.
En France, les sénateurs ont adopté fin mars un projet de loi prévoyant une interdiction des réseaux sociaux pour les moins de 15 ans en France mais dans une version plus limitée que le texte voté fin janvier à l’Assemblée nationale.
L’Australie est devenue le premier pays dans le monde à bloquer l’accès aux réseaux sociaux aux mineurs de moins de 16 ans l’an dernier.
A lire : ENCADRE-Les pays cherchant à limiter l’accès des mineurs aux réseaux sociaux
(Reportage d’Antonis Pothitos; version française Zhifan Liu, édité par Benoit Van Overstraeten)
Le Journal Chrétien est un média indépendant financé par des chrétiens comme vous, en accès libre, sans subventions ni publicité. La générosité de la communauté chrétienne garantit notre indépendance.
Aujourd’hui, une poignée de chrétiens rendent possible une information indépendante accessible gratuitement à des millions de personnes sur nos sites, nos applications et notre chaîne de télévision chrétienne.
Chaque article, chaque émission, chaque reportage, chaque enquête existe uniquement grâce à votre générosité. C’est ce qui nous permet de répondre à l’immense soif spirituelle de nos contemporains et ce, avec une exigence de qualité journalistique reconnue, et de donner la parole à ceux qu’on n’entend jamais ailleurs.
Mais aujourd’hui, nous arrivons à un moment décisif. Partout, les médias indépendants sont fragilisés, attaqués, précarisés. Pendant que quelques grandes fortunes verrouillent toujours davantage le paysage médiatique, les médias chrétiens et tous ceux qui refusent de se soumettre sont maintenus sous pression permanente.
Le Journal Chrétien et sa chaîne Chrétiens TV, diffusée sur le canal 246 de la Freebox, n’échappent pas à cette réalité. Oui, nos médias chrétiens pourraient disparaître si nous ne parvenons pas à toucher de nouveaux donateurs dans les prochains mois.
Je soutiens le Journal Chrétien !
Au moment où les milliardaires étendent leur emprise sur l’information, nous pensons au contraire qu’il faut plus de travail de terrain, plus de reportages, plus d’enquêtes, plus de pluralisme, plus de médias chrétiens capables de résister aux pressions religieuses, politiques et économiques. C’est pour cela que nous lançons un appel à la communauté chrétienne.
La question est simple : voulons-nous laisser mourir les médias chrétiens et laisser la presse ainsi que la télévision aux mains des grands groupes privés ?
Si vous lisez les articles du Journal Chrétien, regardez nos émissions sur Chrétiens TV, partagez nos contenus dans les réseaux sociaux ou pensez qu’une autre voix doit continuer d’exister dans le débat public, alors c’est maintenant qu’il faut agir.


