Tu as changé mes lamentations en allégresse, tu as délié mon sac, et tu m’as ceint de joie, afin que mon cœur te chante et ne soit pas muet. Éternel, mon Dieu ! Je te louerai toujours. Psaumes 30:11-12
Dans ce psaume, David décrit tout un cycle de vie (avec ses peines et ses joies) qui le conduit à la louange au travers de la prière. L’engagement pris par le psalmiste de s’adonner à la louange, affirmé en introduction et en conclusion, structure ses prières et ses témoignages.
Longtemps heureux, David s’était laissé envahir par la présomption et une fausse sécurité. Dieu l’avait établi comme sur des hauteurs inexpugnables. Il en concluait : « Je ne broncherai jamais ! ». Comme si la persistance de son bonheur ne dépendait que de lui-même, et non de Dieu ! – Il lui fallait une leçon. Dieu détourna un instant son visage, cessa de lui sourire avec amitié. Aussitôt une maladie mortelle survint ; et une indicible terreur succéda à un excès de confiance.
Le patient comprit son illusion passée et quelle était la vraie source de sa prospérité disparue. Il cria vers son Dieu, implora sa pitié. David lui rend grâces de l’avoir fait passer par une expérience aux limites de la mort.
« Eternel, mon Dieu ! J’ai crié à toi, et tu m’as guéri. » (Psaumes 30:3)
Atteint par une maladie mortelle, le psalmiste avait appelé au secours Yahvé, son Dieu, qui lui accorda la guérison, ramenant en quelque sorte son âme du chéôl où elle touchait déjà, le ressuscitant d’entre les mourants, presque d’entre les morts qu’on est en train d’emporter au sépulcre. Car Dieu est le seul capable de guérir (voir Exode 15:26 ; Deutéronome 32:39 ; Psaumes 107:20).
Désormais, la perspective du psalmiste a changé (contraste avec le verset 7) : il reconnaît que tout ce qu’il est, de même que tout ce qu’il possède, ne tient qu’à la grâce imméritée de Dieu envers lui (voir Psaumes 30:8).
Éternel, mon Dieu ! Je te louerai toujours.
La guérison divine a excité la reconnaissance de celui qui l’a reçu. Pour la rendre efficace, le psalmiste invite les pieux fidèles à chanter Yahvé avec lui, à commémorer son souvenir et son nom sacré.
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