La bonne volonté, quand elle existe, est agréable en raison de ce qu’elle peut avoir. 2 Co. 8:12
« La bonne volonté, quand elle existe, est agréable en raison de ce qu’elle peut avoir à sa disposition, et non de ce qu’elle n’a pas. » 2 Corinthiens 8:12
Un jour à Jérusalem, Jésus était assis en face du trésor du temple, là où étaient reçues les offrandes du peuple. Il regardait les passants qui donnaient (Marc 12.41-44). En fait, il ne regardait pas combien chacun donnait mais “comment” il donnait. Alors que les riches donnaient des montants élevés, “une pauvre veuve vint et y jeta deux pites”, la plus petite pièce du moment. Pour Jésus, cette pauvre veuve avait donné plus que tous, car “tous y ont jeté de leur superflu, mais celle-ci y a jeté de son dénuement, tout ce qu’elle possédait, tout ce qu’elle avait pour vivre”. Son regard pénétrait au plus profond des cœurs pour y observer les intentions et les motifs secrets : “L’homme regarde à l’apparence extérieure, mais l’Éternel regarde au cœur” (1 Sam. 16.7). L’homme est sensible au montant du don, Jésus est sensible à la motivation. Il admire cette personne démunie qui donne le peu dont elle dispose pour survivre.
Des années plus tard, Paul met en perspective “la profonde pauvreté” des Macédoniens et “la richesse de leur générosité” (2 Cor. 8.2). En fait, donner est une grâce accordée aux enfants de Dieu. Sous la loi, la dîme était obligatoire, mais sous la grâce, la générosité n’est pas imposée, elle est laissée au choix de chaque croyant. Elle est personnelle, volontaire, jamais une contrainte car “Dieu aime celui qui donne joyeusement” (2 Cor. 9.7). L’instruction “Que chacun de vous mette de côté, chez lui, sur ce qu’il aura gagné” (1 Cor. 16.2) précise encore que la générosité s’exerce régulièrement, mais en fonction de la prospérité matérielle qui peut varier (2 Cor. 8.12).
Dieu est le dispensateur des richesses : il donne la sagesse pour offrir avec promptitude et discernement. Il nous rappelle que le Seigneur lui-même a dit : “Il est plus heureux de donner que de recevoir” (Act. 20.35). Il veut nous aider à le faire dans la discrétion et sous sa dépendance.
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