L’Eternel est mon partage, dit mon âme; C’est pourquoi je veux espérer en lui. Lamentations 3:24
La bonté (ou la bienveillance) divine sur laquelle le croyant s’appuie (Lamentations 3:22-24) est intimement liée à la fidélité de Dieu à ses promesses. Le Dieu qui en avait pris l’initiative est fidèle à ses engagements.
Du fond de la détresse de Jérémie va jaillir une prière : Souviens-toi. L’auteur n’abandonne pas la lutte. Il ne peut pas, il ne veut pas croire que tout soit fini.
Deux souvenirs surgissent dans le troisième chapitre de Lamentations : le souvenir de Dieu (Lamentations 3:19) et celui de l’homme (Lamentations 3:20). Tandis que le second maintient l’homme dans sa détresse et son abattement, le premier a le pouvoir de changer la situation.
Il n’y a rien de plus lourd que la tête d’un homme qui est dans la détresse : lever les yeux devient très difficile. Et pourtant, c’est ce qu’il convient de faire dans ces moments-là. On l’observe chez le narrateur : il décide de porter le regard, non plus sur la situation qui prévaut, mais plutôt sur Dieu. Il y a là décision, acte de volonté et de foi ; résolution et détermination. La pensée profonde qui va le relever est centrée sur Dieu : ses bontés et sa compassion ne sont pas finies ! (Lamentations 3:22). Bien plus, elles sont offertes chaque matin (Lamentations 3:23). Les circonstances ont changé, mais pas l’Éternel ! Plus l’auteur y pense, plus il comprend que l’Éternel est pour lui un véritable trésor (Lamentations 3:24), plus précieux encore que les richesses du Temple et de la ville détruite. Il faut lui faire confiance (Lamentations 3:24-25).
La confiance en l’Éternel amène à accepter ce qui arrive : ça n’est pas de la fatalité, mais de la foi. On ne se tait pas parce qu’on ne peut pas faire autrement ; si on garde le silence (Lamentations 3:26, 28) c’est parce que l’on sait que Dieu délivrera, en son temps, et de sa manière ! Oui, il y a de l’espoir. D’ailleurs, Dieu ne prend pas plaisir à faire souffrir (Lamentations 3:33) ; ses jugements s’exercent avec compassion (Lamentations 3:31-32). Il voit tout le mal qui se fait sous le ciel : il a vu le Babylonien (Lamentations 3:34-36). Il rendra justice car c’est lui le vrai souverain (Lamentations 3:37-38). Que s’arrête donc la plainte ! L’homme a-t-il raison de se lamenter, alors qu’il a eu la vie sauve malgré ses nombreuses fautes ? (Lamentations 3:39).
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