Ma force se dessèche comme l’argile, et ma langue s’attache à mon palais. Psaumes 22:15
Tous mes os se déjoignent… ma langue est attachée à mon palais ; et tu m’as mis dans la poussière de la mort. Car des chiens m’ont environné, une assemblée de méchants m’a entouré ; ils ont percé mes mains et mes pieds ; je compterais tous mes os. Ils me contemplent, ils me regardent. Psaume 22. 14–17
Les mains et les pieds percés (4)
Le Psaume 22 cité dans le Nouveau Testament
Quelles souffrances intenses pour celui dont parle ce psaume ! Son corps est comme disloqué – “tous mes os se déjoignent” – il éprouve une immense soif : “ma langue est attachée à mon palais”. Ses mains et ses pieds sont meurtris, transpercés… Tout cela devant des hommes acharnés comme des lions qui ouvrent leur gueule…
Dans un autre psaume, on trouve cette prophétie : “Dans ma soif, ils m’ont abreuvé de vinaigre” (Psaume 69. 21 ; voir Jean 19. 29). Le prophète Zacharie dit aussi que le Messie devait être transpercé : “Ils regarderont vers moi, celui qu’ils auront percé” (12. 10 ; voir Luc 24. 39).
Ces versets ont trouvé leur véritable signification bien longtemps après, quand Jésus était sur la croix : ses pieds et ses mains ont été fixés par des clous. Aucune souffrance physique ne lui a été épargnée. Dans cette position cruelle, il a subi le supplice sous toutes ses formes, dans l’accablement total : l’étirement douloureux des membres, la nudité, la soif, l’épuisement…
Là, Jésus a enduré toutes ces souffrances de la part des hommes : “la patte du chien” (v. 20) ; mais aussi les attaques du diable : “la gueule du lion” (v. 21) ; enfin, le jugement de Dieu contre le péché : “l’épée” (v. 20). “Celui qui n’a pas connu le péché, [Dieu] l’a fait péché pour nous” (2 Corinthiens 5. 21). Il a été aussi “mis dans la poussière de la mort” (v. 15). Le Seigneur a connu la mort, mais son corps ne pouvait pas devenir poussière (Psaume 16. 10) : il est sorti en vainqueur du tombeau par la résurrection.
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