Cameroun/Surpopulation carcérale : des travaux annonces à Akonolinga, Ambam, Poli et Tignère
Cameroun: des travaux annonces à Akonolinga, Ambam, Poli et Tignère pour réduire la surpopulation carcérale
Le gouvernement prévoit d’importants travaux de construction, de réhabilitation et d’extension dans plusieurs établissements pénitentiaires du pays. Les prisons principales d’Akonolinga (Centre), d’Ambam (Sud), de Poli (Extrême-Nord) et de Tignère (Adamaoua) bénéficieront de nouvelles infrastructures destinées à réduire la surpopulation carcérale.
L’annonce a été faite par le Premier ministre, Joseph Dion Ngute, lors de la présentation du Programme économique, financier, social et culturel du Cameroun pour l’exercice 2026 devant les parlementaires. Selon le chef du gouvernement, ces travaux « permettront de créer 1 500 places supplémentaires dans lesdits établissements pénitentiaires », un apport jugé essentiel alors que le nombre de détenus dépasse largement la capacité d’accueil des prisons camerounaises.
Une surpopulation carcérale en forte progression
Les chiffres publiés par la Commission des droits de l’Homme du Cameroun (CDHC) le 25 avril 2025 mettent en lumière une aggravation préoccupante de la situation. La capacité d’accueil des établissements pénitentiaires est passée de 19 155 places en 2019 à 20 955 en 2024, tandis que la population carcérale a bondi de 30 606 à 37 150 détenus sur la même période. Cette évolution représente une hausse de la surpopulation carcérale d’environ 21,5 % en cinq ans, selon la CDHC, qui pointait déjà les retards judiciaires — responsables de détentions provisoires prolongées — et le manque de personnel pénitentiaire comme facteurs majeurs de congestion.
Le ministère de la Justice avait également tiré la sonnette d’alarme dans son Rapport sur l’état des droits de l’Homme au Cameroun en 2023, publié en novembre 2024. Le document y indiquait une nouvelle augmentation de la population carcérale : 35 438 détenus en 2023, contre 32 998 l’année précédente, soit une hausse de 2 440 personnes, pour une capacité théorique de 20 955 places au sein des 76 prisons fonctionnelles du pays. Malgré une légère diminution du taux moyen d’occupation (de 173 % en 2022 à 169 % en 2023), la proportion de détenus disposant d’une place effective est restée très faible, passant de 15,27 % en 2022 à 14,37 % en 2023.
Pressions internationales pour décongestionner les maisons d’arrêt
Face à ces constats répétés, le Comité des Nations unies contre la torture (CAT) a exhorté les autorités camerounaises en 2024 à décongestionner les maisons d’arrêt. Il recommande notamment que la détention provisoire soit utilisée « à titre exceptionnel pour des périodes limitées », une orientation visant à réduire le nombre de prévenus en attente de jugement. L’objectif est de limiter le recours systématique à l’incarcération et de privilégier des alternatives lorsque la loi le permet
La surpopulation carcérale s’accompagne d’autres difficultés sévères dans de nombreux lieux de privation de liberté : insalubrité, manque d’hygiène, ventilation insuffisante, mauvaise qualité de la nourriture et de l’eau, absence d’activités éducatives ou récréatives, ainsi qu’un accès limité à des soins de santé adaptés. Ces défaillances ont été signalées tant par la CDHC que par des organisations internationales, qui dénoncent leurs effets sur la dignité et la santé des détenus.
Vers une réponse plus structurelle aux conditions de détention
Le ministère de la Justice affirme toutefois que l’amélioration des conditions de détention est restée une préoccupation majeure en 2024. Les actions menées comprennent la cartographie des détenus, le renforcement des ressources pénitentiaires, des mesures d’amélioration du cadre de vie des prisonniers, la préparation à la réinsertion sociale, ainsi que des visites régulières de contrôle. Ces initiatives visent à mieux suivre les flux carcéraux, à adapter les moyens humains et matériels et à prévenir les violations des droits fondamentaux.
Avec l’annonce de nouveaux travaux dans les prisons principales d’Akonolinga, Ambam, Poli et Tignère, le gouvernement entend amorcer une réponse plus structurelle à un problème désormais qualifié de systémique. La création annoncée de 1 500 places supplémentaires ne suffira pas à elle seule à résorber la surpopulation, mais elle s’inscrit dans une démarche de renforcement capacitaire qui devra être articulée à des réformes judiciaires et pénales pour produire des effets durables
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