France: Baisse d’un tiers des aides à l’électrique, malus durci
PARIS (Reuters) – Le projet de loi de finance 2025 pour la France, présenté jeudi et marqué du sceau de la recherche d’économies et de nouvelles recettes, prévoit une baisse d’un tiers des aides à l’achat de véhicules électriques et un durcissement marqué des malus pénalisant les véhicules les plus émetteurs de CO2.
« Grâce aux économies d’échelle et aux progrès sur les batteries, le coût des véhicules électriques baisse et leur part dans les ventes augmente (près de 20% en 2024 contre 10% en 2023), diminuant ainsi le besoin de subvention », a dit le ministère.
« L’enveloppe de soutien à l’achat de véhicules propres baissera ainsi pour atteindre un milliard d’euros en 2025, avec une rationalisation du nombre de dispositifs. Elles financeront en priorité les ménages les plus modestes », a-t-il ajouté.
L’enveloppe, actuellement de 1,5 milliard d’euros, se partage entre le financement d’un bonus de 4.000 euros pour l’achat d’une voiture électrique – pouvant aller jusqu’à 7.000 euros pour les ménages modestes – et le financement du leasing social, un dispositif subventionné permettant à des ménages modestes d’accéder à une voiture électrique à partir de 100 euros par mois.
Le ministère n’a pas précisé l’impact des coupes sur le montant futur du bonus, sur le nombre de leasings et sur la répartition future entre les deux dispositifs.
Bercy argue que la part de marché des VE justifie désormais une baisse des subventions, un avis que ne partage pas la Plateforme de la filière automobile (PFA) car les ventes d’électriques stagnent depuis plusieurs mois autour de 17% du marché français, alors que les constructeurs devront abaisser fortement à partir de l’an prochain les émissions moyennes de CO2 des véhicules vendus s’ils veulent échapper à de lourdes amendes européennes.
« Si on veut être au rendez-vous de la transformation de l’électrique, ça doit passer par des incentives (…) et on a toujours dit au gouvernement que cet engagement devait être dans la durée », a dit à la presse le président de la PFA, Luc Chatel, mercredi à la veille de la présentation du PLF. « Si vous changez de règle tous les quatre matins et que vous baissez le bonus, qu’est-ce qui se passe ? On l’a vu en Allemagne. »
CHUTE VERTIGINEUSE
Les ventes de véhicules électriques outre-Rhin ont accusé une chute vertigineuse depuis que le pays a mis fin à son programme d’aides fin 2023. Selon l’autorité automobile KBA, la part des véhicules électrifiés sur le marché allemand est tombée à 12,6% depuis le début de l’année, contre 16,4% à la même période de l’an dernier.
Le coût d’achat d’un véhicule électrique reste un frein pour les automobilistes, conjugué à des craintes sur l’autonomie, la disponibilité des bornes de recharge et l’évolution future des prix de l’électricité, selon des études de consommation.
La PFA recommande que le bonus soit maintenu à « un niveau relativement élevé pour qu’il ait un impact ».
En plein bras de fer sur les droits de douane européens sur les véhicules électriques chinois, une telle décision risque aussi de réduire l’avantage compétitif des véhicules électriques fabriqués en Europe face à leurs concurrents importés de Chine, privés du bonus français depuis décembre dernier.
Le projet de loi de finance prévoit aussi un abaissement du seuil de déclenchement du malus de 5g/CO²/km en 2025, puis de 7g/CO²/km en 2026 et en 2027. Parallèlement, le tarif maximum de cette pénalité sera augmenté de 10.000 euros par an sur les trois prochaines années.
Le seuil de déclenchement actuel du malus est fixé à 110 g, tandis que le montant plafond est actuellement de 20.000 euros pour les voitures les plus émettrices de CO2.
Concernant le malus au poids, contre lequel s’insurgent les importateurs de grandes berlines, le seuil de déclenchement sera abaissé dès 2026 de 1.600 kg à 1.500 kg.
Ces mesures – qui comprennent également une réduction des abattements pour les entreprise sur les hybrides non-rechargeables – doivent permettre de générer 300 millions d’euros de recettes fiscales supplémentaires à partir de 2026.
(Reportage Gilles Guillaume et Leigh Thomas, édité par Kate Entringer)
Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien
Le Journal Chrétien lance sa campagne de dons 2026-2027 pour financer sa plateforme de médias chrétiens visant à financer le site d'information Chretiens.com, l'application de ressources bibliques Bible.audio, et la chaîne de télévision chrétienne Chrétiens TV diffusée sur le canal 483 de Free en France. La concentration des médias aux mains d'un petit nombre d'acteurs économiques et de milliardaires représente une menace sur le pluralisme et l'indépendance de la presse.
Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires
A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
1. Menace sur le pluralisme et la diversité des opinions : En France, une poignée de milliardaires ou de grands groupes industriels (actifs dans le luxe, l'armement, le BTP ou les télécommunications) détiennent l'immense majorité des quotidiens nationaux, des chaînes de télévision et des radios. Cette emprise réduit la variété des points de vue, appauvrit le débat public et favorise les conflits d'intérêts.
2. Perte d'indépendance et autocensure des rédactions : Les journalistes risquent de subir des pressions directes ou indirectes de la part des actionnaires. De plus, les médias appartenant à des groupes industriels peuvent hésiter à enquêter de manière transparente sur les activités de leurs propres propriétaires ou de leurs partenaires économiques.
3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain.
Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
Agissez avec notre plateforme de médias chrétiens !
Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
Dans ce contexte, deux médias chrétiens, qui fonctionnent sans actionnaires milliardaires et sans subvention de l’Etat, offrent une information alternative fiable, en collaboration avec des agences de presse internationales.
1. Le Journal Chrétien, un service de presse en ligne reconnu par l’Etat
Le Journal Chrétien est historiquement le premier pure-player chrétien francophone dont le but est d’offrir au quotidien une information fiable et de qualité avec un regard chrétien.La ligne éditoriale du Journal Chrétien est généraliste, s’intéressant particulièrement aux actualités politiques, économiques, sportives et religieuses.
Il est le média chrétien le plus ancien et le plus lu dans Google actualités, principal canal de visibilité et d'audience pour les médias d'information en ligne.
Lorsqu’une église ou un pasteur doit faire face à des accusations calomnieuses dans le paysage médiatique ou devant les tribunaux français, les publications du Journal Chrétien sont toujours accueillies avec beaucoup de considération.


