L’Ukraine vise à mettre ses banques et ses assureurs en conformité avec les règles de l’UE d’ici 2028
par Olena Harmash
KYIV, 16 juin (Reuters) – L’Ukraine accélère ses réformes visant à aligner ses secteurs bancaire et des assurances sur les normes de l’Union européenne (UE) d’ici 2028, malgré les difficultés liées à la guerre, afin de renforcer la confiance des investisseurs et d’approfondir l’intégration économique avec l’Europe, a déclaré le gouverneur de sa banque centrale.
L’Union européenne (UE) a entamé lundi des discussions officielles avec l’Ukraine en ouvrant le premier des six chapitres des négociations d’adhésion, qui porte sur le système judiciaire, l’État de droit, les marchés publics et le contrôle financier.
« Nous avons un programme d’intégration européenne à grande échelle », a déclaré le gouverneur Andriy Pyshnyi à Reuters.
« Nous pensons que la guerre et la transformation que nous traversons ne signifient pas que nous devons ralentir. Au contraire, cela signifie que nous devons en tirer parti pour accélérer les progrès. »
Andriy Pyshnyi a estimé que la réglementation bancaire ukrainienne était désormais conforme à environ 78% aux réglementations et exigences de l’UE, contre environ 50% avant l’invasion russe en février 2022.
Le secteur des assurances affiche un niveau d’alignement plus faible, à environ 55%. Andriy Pyshnyi a ajouté que la banque centrale mettait en oeuvre une refonte du secteur ukrainien des assurances afin de le rendre plus transparent, plus stable et plus attractif pour les investisseurs.
À LA RECHERCHE D’INVESTISSEMENTS ÉTRANGERS
Pour les banquiers et les assureurs ukrainiens, la conformité avec la réglementation de l’UE est vitale, le pays cherchant à attirer des milliards d’investissements étrangers afin de pouvoir récupérer les pertes subies pendant la guerre.
L’UE a accordé à l’Ukraine le statut de candidat en juin 2022, quatre mois après l’invasion à grande échelle de la Russie.
Le président Volodimir Zelensky fait pression pour que l’Ukraine adhère rapidement à l’UE, y voyant un élément des garanties de sécurité plus larges nécessaires pour mettre fin à la guerre.
Andriy Pyshnyi a déclaré que la banque centrale travaillait sur un plan législatif ambitieux, comprenant plus de 50 nouvelles lois et actes juridiques qui renforceront le cadre financier de l’Ukraine pour répondre aux normes de l’UE.
Il a indiqué que l’économie ukrainienne s’était contractée de près de 30% au cours de la première année de l’invasion, mais qu’elle s’était redressée d’environ 10% les années suivantes.
LA RECONSTRUCTION COÛTERA PRÈS DE 588 MILLIARDS DE DOLLARS
Le gouvernement et la Banque mondiale ont estimé que la reconstruction de l’Ukraine coûtera près de 588 milliards de dollars (506,68 milliards d’euros) au cours de la prochaine décennie.
Andriy Pyshnyi a déclaré que l’aide financière internationale s’élèverait à 53 milliards de dollars cette année, à 42 milliards de dollars l’année prochaine et à 22 milliards de dollars en 2028.
« En d’autres termes, le montant de l’aide financière internationale diminuera si les risques sécuritaires s’atténuent », a déclaré Andriy Pyshnyi.
Les capitaux privés seront essentiels pour aider le pays à se reconstruire, a-t-il ajouté, indiquant que les responsables travaillaient également sur une nouvelle législation visant à relancer le marché boursier en Ukraine.
« La libre circulation des capitaux fait partie de nos engagements dans le cadre de notre adhésion à l’Union européenne », a-t-il déclaré.
(Rédigé par Olena Harmash ; version française Coralie Lamarque ; édité par Benoit Van Overstraeten)
Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien
Le Journal Chrétien lance sa campagne de dons 2026-2027 pour financer sa plateforme de médias chrétiens visant à financer le site d'information Chretiens.com, l'application de ressources bibliques Bible.audio, et la chaîne de télévision chrétienne Chrétiens TV diffusée sur le canal 483 de Free en France. La concentration des médias aux mains d'un petit nombre d'acteurs économiques et de milliardaires représente une menace sur le pluralisme et l'indépendance de la presse.
Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires
A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
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2. Perte d'indépendance et autocensure des rédactions : Les journalistes risquent de subir des pressions directes ou indirectes de la part des actionnaires. De plus, les médias appartenant à des groupes industriels peuvent hésiter à enquêter de manière transparente sur les activités de leurs propres propriétaires ou de leurs partenaires économiques.
3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain.
Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
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Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
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