Les pays de l’UE s’accordent sur des règles pour répondre aux crises migratoires
BRUXELLES (Reuters) – Les représentants des 27 États membres de l’Union européenne sont parvenus mercredi à un accord sur la répartition de la prise en charge des réfugiés et des migrants dans les pays en situation de crise.
Cet accord, qui servira de base aux négociations entre les États membres et le Parlement européen, permettra aux pays d’adapter les règles en matière d’asile et de migration en temps de crise.
Les États membres qui font face à un nombre important d’arrivées sur leur territoire pourraient accélérer les procédures et solliciter la solidarité des autres pays de l’UE, en termes de relocalisation des demandeurs d’asile ou d’aide financière.
« Il s’agit d’un véritable changement de la donne qui nous permet de faire avancer les négociations », a déclaré la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, dans un message publié sur X (ex-Twitter).
« Je suis très heureuse que les États membres se soient mis d’accord sur le règlement de crise, qui est une pièce importante du puzzle du pacte sur l’immigration et l’asile », a déclaré la ministre suédoise de l’Immigration, Maria Malmer Stenergard.
« Nous pouvons maintenant passer aux négociations entre le Conseil, la Commission et le Parlement européen. Il est important de mettre le pacte en place, afin de garantir l’ordre aux frontières extérieures de l’UE et de réduire les flux ».
Les 27 chefs d’Etats de l’UE doivent se réunir à Grenade, en Espagne, jeudi et vendredi, et discuter notamment de l’immigration irrégulière dans un contexte de hausse des arrivées en Méditerranée, notamment sur l’île italienne de Lampedusa.
Les ministres de l’Intérieur réunis jeudi dernier à Bruxelles pour discuter du sujet n’étaient pas parvenus à un accord en raison d’un différend concernant les ONG qui sauvent des personnes en mer.
L’Union européenne souhaite cependant toujours parvenir à un accord avant des élections clés en Allemagne et en Pologne et des élections parlementaires européennes en 2024.
Des pays comme la Pologne et la Hongrie restent fermement opposés à l’accueil de toute personne en provenance du Moyen-Orient et d’Afrique, mais les 27 peuvent encore parvenir à un accord majoritaire que ces deux pays ne pourront pas bloquer à eux seuls.
(Reportage de Gabriela Baczynska, Marine Strauss et Bart Meijer ; version française Kate Entringer)
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