Le front Est subit un assaut intensif de la Russie, selon l’armée urkainienne
par Tom Balmforth
KYIV (Reuters) – La situation sur le front Est de l’Ukraine s’est détériorée ces derniers jours alors que la Russie a intensifié ses assauts de blindés pour le contrôle d’un village à l’ouest de Bakhmout, a déclaré samedi le commandant en chef des armées ukrainiennes, Oleksandr Syrsky.
« La situation sur le front Est s’est considérablement dégradée ces derniers jours. Cela est principalement lié à l’activation significative des actions offensives de l’ennemi après les élections présidentielles en Russie », a-t-il écrit sur l’application Telegram.
Oleksandr Syrsky a indiqué qu’il s’était rendu dans la région pour stabiliser le front alors que les troupes d’assaut russes profitent d’un temps sec et chaud qui facilite les manœuvres pour faire avancer leurs chars et véhicules blindés de transport de troupes.
Depuis que le président Vladimir Poutine a remporté un nouveau mandat mars, la Russie a intensifié ses attaques contre l’Ukraine et a lancé trois attaques aériennes massives contre son système énergétique, visant notamment des centrales électriques.
L’Ukraine est plus exposée aux attaques aériennes et fortement dépassée sur le champ de bataille en raison du ralentissement de l’envoi d’aide occidentale.
Ces dernières semaines, Kiyv a par conséquent lancé des appels de plus en plus pressants pour obtenir des missiles de défense aérienne.
Selon Oleksandr Syrsky, les forces russes subissent des pertes importantes dans l’est du pays, mais elles réalisent également des gains tactiques.
Des rumeurs ont circulé sur les réseaux sociaux sur la chute du village de Bohdanivka, à l’ouest de la ville occupée de Bakhmout, dans l’est de l’Ukraine, ce que le ministère de la Défense de ukrainien a nié.
Le ministère a toutefois reconnu l’existence de violents combats dans la région et a déclaré que des groupes d’assaut russes avaient atteint la périphérie nord du village au cours de la nuit.
Le village se trouve à quelques kilomètres au nord-est de la ville de Tchasiv Iar, un bastion contrôlé par Kyiv que la Russie tente d’atteindre après s’être emparée de la ville d’Avdiivka en février, au sud.
INITIATIVE STRATÉGIQUE
Le ministère russe de la Défense a déclaré samedi que ses forces avaient capturé Pervomaïsk, un village situé également dans la région ukrainienne de Donetsk, où Moscou a concentré ses opérations offensives depuis plusieurs mois.
Moscou a ajouté que ses troupes avaient amélioré leur position tactique sur la ligne de front après avoir capturé le village à 8 kilomètres au sud-ouest d’Avdiivka. Kyiv n’a pas commenté dans l’immédiat le statut de Pervomaïsk.
Selon Oleksandr Syrsky, les troupes d’assaut russes attaquent les fronts de Lyman et de Bakhmout avec des dizaines de chars et de véhicules blindés de transport de troupes pour tenter de percer les lignes sur le front de Pokrovsk.
Le président Volodimir Zelensky, qui a averti que la Russie pourrait préparer une grande offensive fin mai ou en juin, a inspecté les armes produites dans le pays lors d’un événement organisé en dehors de Kyiv.
Lors de cet événement, le commandant en chef des armées ukrainiennes a indiqué que le volume de drones livrés cette année aux lignes de front avait déjà dépassé par trois fois celui de l’année dernière, a rapporté l’agence de presse Interfax-Ukraine.
L’Ukraine dispose de drones d’attaque capables de voler sur 1.200 km, a ajouté Oleksandr Syrsky, qui estime que seule une avance technologique sur la Russie en matière d’armes sophistiquées peut permettre à Kyiv de « prendre l’initiative stratégique » face à un ennemi mieux équipé et supérieur en nombre.
Il a appelé à une meilleure formation des soldats et en particulier de l’infanterie, faisant ainsi référence au manque de soldats dans le pays.
Pour pallier ce problème, le parlement ukrainien a voté jeudi un projet de loi visant à revoir la manière dont les forces armées recrutent des civils et Volodimir Zelensky a signé une loi la semaine dernière abaissant l’âge de la mobilisation militaire de 27 à 25 ans.
(Reportage Tom Balmforth ; version française Kate Entringer)
Le Journal Chrétien est un média indépendant financé par des chrétiens comme vous, en accès libre, sans subventions ni publicité. La générosité de la communauté chrétienne garantit notre indépendance.
Aujourd’hui, une poignée de chrétiens rendent possible une information indépendante accessible gratuitement à des millions de personnes sur nos sites, nos applications et notre chaîne de télévision chrétienne.
Chaque article, chaque émission, chaque reportage, chaque enquête existe uniquement grâce à votre générosité. C’est ce qui nous permet de répondre à l’immense soif spirituelle de nos contemporains et ce, avec une exigence de qualité journalistique reconnue, et de donner la parole à ceux qu’on n’entend jamais ailleurs.
Mais aujourd’hui, nous arrivons à un moment décisif. Partout, les médias indépendants sont fragilisés, attaqués, précarisés. Pendant que quelques grandes fortunes verrouillent toujours davantage le paysage médiatique, les médias chrétiens et tous ceux qui refusent de se soumettre sont maintenus sous pression permanente.
Le Journal Chrétien et sa chaîne Chrétiens TV, diffusée sur le canal 246 de la Freebox, n’échappent pas à cette réalité. Oui, nos médias chrétiens pourraient disparaître si nous ne parvenons pas à toucher de nouveaux donateurs dans les prochains mois.
Je soutiens le Journal Chrétien !
Au moment où les milliardaires étendent leur emprise sur l’information, nous pensons au contraire qu’il faut plus de travail de terrain, plus de reportages, plus d’enquêtes, plus de pluralisme, plus de médias chrétiens capables de résister aux pressions religieuses, politiques et économiques. C’est pour cela que nous lançons un appel à la communauté chrétienne.
La question est simple : voulons-nous laisser mourir les médias chrétiens et laisser la presse ainsi que la télévision aux mains des grands groupes privés ?
Si vous lisez les articles du Journal Chrétien, regardez nos émissions sur Chrétiens TV, partagez nos contenus dans les réseaux sociaux ou pensez qu’une autre voix doit continuer d’exister dans le débat public, alors c’est maintenant qu’il faut agir.



