La Commission européenne examine le plan d’aide allemand de 200 milliards d’euros
BRUXELLES (Reuters) – La Commission européenne, chargée de garantir le respect du droit de la concurrence dans l’Union européenne, a dit lundi discuter avec le gouvernement allemand du plan d’aide de 200 milliards d’euros qu’il a dévoilé pour protéger son économie contre la flambée des prix de l’énergie.
Des voix se sont élevées en Europe pour dénoncer l’ampleur de ce bouclier tarifaire visant à limiter l’impact de la hausse des prix du gaz naturel et de l’électricité, en faisant valoir qu’il allait fausser la concurrence au sein de l’UE en donnant un avantage comparatif considérable aux entreprises allemandes.
« Nous sommes pleinement déterminés à préserver des règles du jeu équitables et le marché unique, et à éviter une course aux subventions nocive », a déclaré un porte-parole de la Commission lors d’une conférence de presse.
« Ce que je peux dire, c’est que nous sommes en contact avec les autorités allemandes à ce sujet », a-t-il ajouté sans autre précision.
Après l’annonce du plan d’aide allemand, le commissaire européen au Marché intérieur, le Français Thierry Breton, a appelé vendredi sur Twitter au respect de « règles du jeu équitables » au sein des Vingt-Sept, en s’interrogeant sur les « marges de manoeuvre » dont disposent les autres pays.
La présidente de la Commission, Ursula von der Leyen, a souligné samedi dans un discours que l’UE devait trouver une « réponse commune » à la crise énergétique.
L’ampleur du bouclier tarifaire proposé par Berlin risque aussi de compliquer la tâche de la Banque centrale européenne (BCE) alors que celle-ci tente sans grand succès de contrôler l’inflation dans la zone euro, qui a atteint 10%.
Les ministres des Finances de la zone euro réunis ce lundi à Luxembourg devraient insister sur le fait que les aides visant à limiter la hausse des prix de l’énergie doivent être temporaires et ciblées.
(Reportage de Philip Blenkinsop, version française Tangi Salaün, édité par Kate Entringer)
Le Journal Chrétien est un média indépendant financé par des chrétiens comme vous, en accès libre, sans subventions ni publicité. La générosité de la communauté chrétienne garantit notre indépendance.
Aujourd’hui, une poignée de chrétiens rendent possible une information indépendante accessible gratuitement à des millions de personnes sur nos sites, nos applications et notre chaîne de télévision chrétienne.
Chaque article, chaque émission, chaque reportage, chaque enquête existe uniquement grâce à votre générosité. C’est ce qui nous permet de répondre à l’immense soif spirituelle de nos contemporains et ce, avec une exigence de qualité journalistique reconnue, et de donner la parole à ceux qu’on n’entend jamais ailleurs.
Mais aujourd’hui, nous arrivons à un moment décisif. Partout, les médias indépendants sont fragilisés, attaqués, précarisés. Pendant que quelques grandes fortunes verrouillent toujours davantage le paysage médiatique, les médias chrétiens et tous ceux qui refusent de se soumettre sont maintenus sous pression permanente.
Le Journal Chrétien et sa chaîne Chrétiens TV, diffusée sur le canal 246 de la Freebox, n’échappent pas à cette réalité. Oui, nos médias chrétiens pourraient disparaître si nous ne parvenons pas à toucher de nouveaux donateurs dans les prochains mois.
Je soutiens le Journal Chrétien !
Au moment où les milliardaires étendent leur emprise sur l’information, nous pensons au contraire qu’il faut plus de travail de terrain, plus de reportages, plus d’enquêtes, plus de pluralisme, plus de médias chrétiens capables de résister aux pressions religieuses, politiques et économiques. C’est pour cela que nous lançons un appel à la communauté chrétienne.
La question est simple : voulons-nous laisser mourir les médias chrétiens et laisser la presse ainsi que la télévision aux mains des grands groupes privés ?
Si vous lisez les articles du Journal Chrétien, regardez nos émissions sur Chrétiens TV, partagez nos contenus dans les réseaux sociaux ou pensez qu’une autre voix doit continuer d’exister dans le débat public, alors c’est maintenant qu’il faut agir.



