Le procès pour blanchiment d’argent de Credit Suisse s’est ouvert
Le procès de Credit Suisse, accusée d’avoir permis à un réseau bulgare de trafiquants de drogue présumés de blanchir des millions d’euros, s’est ouvert lundi devant le Tribunal pénal fédéral à Bellinzone, en Suisse.
Dans cette affaire, qui constitue le premier procès pénal à l’encontre d’une grande banque suisse, le ministère public réclame environ 42,4 millions de francs (40,09 millions d’euros) de dédommagement à la banque helvète.
Il accuse Credit Suisse et une de ses anciennes employées de ne pas avoir fait le nécessaire pour empêcher les narcotrafiquants présumés de dissimuler et de blanchir de l’argent entre 2004 et 2008.
« Credit Suisse rejette sans réserve les allégations sans fondement portées à son encontre dans cette affaire et est convaincu que son ancienne employée est innocente », a déclaré la banque dans un communiqué adressé à Reuters, ajoutant qu’elle se défendrait « vigoureusement » devant le tribunal.
L’affaire, qui suscite un vif intérêt en Suisse, est considérée comme un test alors que le ministère public tend à adopter une position de plus en plus sévère à l’encontre des banques du pays.
L’acte d’accusation, qui compte plus de 500 pages, se concentre sur les relations entretenues par Credit Suisse et son ancienne chargée de clientèle avec l’ex-lutteur bulgare Evelin Banev et plusieurs associés, dont deux sont inculpés dans cette affaire.
Evelin Banev, qui n’est pas inculpé en Suisse, a été condamné en 2017 en Italie pour trafic de drogue puis en Bulgarie en 2018 pour avoir pris part à une organisation criminelle active dans le trafic de cocaïne en provenance d’Amérique latine.
Après avoir fui, il a été arrêté en Ukraine et fait face depuis à une demande d’extradition de la Bulgarie, d’après la liste rouge des personnes recherchées par Interpol.
SCHTROUMPFAGE
Selon l’acte d’accusation, l’ancienne employée de Credit Suisse a amené avec elle au moins un client bulgare, qui était associé à Evelin Banev, lorsqu’elle a rejoint Credit Suisse en 2004.
Ce client, qui a été tué par balles à la sortie d’un restaurant dans la capitale bulgare Sofia en 2005, avait commencé à placer des valises remplies d’argent dans un coffre-fort de Credit Suisse, ajoute l’acte d’accusation.
Le ministère public estime que le réseau a utilisé une pratique de blanchiment d’argent connue sous le nom de « schtroumpfage », ou « smurfing », qui consiste à déposer en espèces dans des comptes bancaires de multiples petites sommes d’argent, inférieures au seuil nécessitant une déclaration de dépôt.
Selon le ministère public, l’ex-employée de Credit Suisse, qui a quitté la banque en 2010 après avoir été arrêtée par la police, a aidé à dissimuler l’origine criminelle des fonds en effectuant des transactions à hauteur de 146 millions de francs, dont 43 millions en espèces.
Un représentant légal de l’ancienne chargée de clientèle de Credit Suisse, dont l’identité ne peut être révélée en vertu de la loi suisse, a jugé les accusations non justifiées et indiqué que sa cliente niait tout acte répréhensible.
Cette dernière devrait témoigner à l’audience mercredi ou jeudi, selon un agenda préliminaire du tribunal.
Un avocat des deux inculpés soupçonnés de trafic de drogue, qui font face à de multiples accusations de détournement, fraude et falsification de documents, n’a pas souhaité faire de commentaires.
Dans cette affaire, un autre acte d’accusation concerne un ancien employé de la banque Julius Baer, soupçonné d’avoir facilité le blanchiment d’argent. Son avocat n’avait pas répondu à une demande de commentaires.
Le groupe Julius Baer, qui n’est pas inculpé dans cette affaire, n’a pas souhaité commenter.
Les représentants d’Evelin Banev n’ont pas pu être joints pour un commentaire.
(Reportage par Brenna Hughes Neghaiwi et Silke Koltrowitz; avec la contribution de Tsvetelia Tsolova; Blandine Hénault pout la version française, édité par Bertrand Boucey)
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