Un septième Premier ministre en dix ans pour le Royaume-Uni
LONDRES, 20 juillet (Reuters) – Le travailliste Andy Burnham, qui succède à Keir Starmer au 10, Downing Street, est devenu lundi le septième chef du gouvernement du Royaume-Uni depuis le référendum sur le Brexit, il y a dix ans.
Depuis ce scrutin organisé le 23 juin 2016, à la suite duquel le Royaume-Uni a officiellement quitté l’Union européenne le 31 décembre 2020, le pays a tenté de tracer sa propre voie mais a peiné à relancer son économie sur fond de dette élevée, de dépenses sociales en hausse et de contexte géopolitique de plus en plus volatil.
JUIN 2016 : LE ROYAUME-UNI VOTE EN FAVEUR DU BREXIT, LE PREMIER MINISTRE DAVID CAMERON DÉMISSIONNE
Les Britanniques provoquent un choc mondial en votant à 52% contre 48% en faveur d’une sortie de l’UE, mettant fin à plus de 40 ans d’une adhésion souvent tumultueuse et plongeant le pays dans sa plus grave crise politique depuis la Seconde Guerre mondiale. Le Premier ministre conservateur David Cameron démissionne et le parti choisit Theresa May pour lui succéder.
JUIN 2017 : LE PARI DES ÉLECTIONS ANTICIPÉES SE RETOURNE CONTRE THERESA MAY
Forte de sa popularité dans les sondages et cherchant à obtenir une majorité plus large au Parlement pour faire adopter la législation sur le Brexit, Theresa May convoque des élections anticipées. Les conservateurs perdent leur majorité et forment un gouvernement en concluant un accord avec le Parti unioniste démocrate d’Irlande du Nord, favorable au Royaume-Uni.
MAI 2019 : LE BREXIT DANS L’IMPASSE, THERESA MAY DÉMISSIONNE, BORIS JOHNSON PREND LE POUVOIR
Theresa May démissionne après avoir échoué à sortir le Parlement de l’impasse concernant les modalités de sortie du Royaume-Uni de l’UE. Boris Johnson, l’une des figures de proue de la campagne en faveur du Brexit, remporte la course à la succession au sein du Parti conservateur.
DÉCEMBRE 2019 : BORIS JOHNSON MÈNE LES CONSERVATEURS À UNE VICTOIRE ÉCRASANTE
Le Parlement étant toujours paralysé par le Brexit, Boris Johnson convoque des élections anticipées. Menant campagne sous le slogan « Get Brexit Done », il conduit les conservateurs à leur plus large victoire électorale depuis celle, écrasante, de Margaret Thatcher en 1987.
JANVIER 2020 : LE BREXIT SE CONCRÉTISE
Boris Johnson met à profit son mandat pour faire adopter un accord sur le Brexit par le Parlement et à Bruxelles. La Grande-Bretagne quitte officiellement l’UE le 31 janvier 2020, devenant ainsi le premier État à se retirer du bloc.
JUILLET 2022 : ÉVICTION DE BORIS JOHNSON
Boris Johnson dirige le Royaume-Uni pendant la pandémie de COVID-19 – il est lui-même hospitalisé après avoir contracté le virus –, mais il démissionne à la suite d’une fronde au sein de son propre gouvernement, elle-même consécutive à une longue série de scandales et de faux pas.
SEPTEMBRE 2022 : LE MANDAT CHAOTIQUE DE LIZ TRUSS
Liz Truss l’emporte face à Rishi Sunak dans la course à la succession de Boris Johnson. Son « mini-budget », qui prévoit des baisses d’impôts non financées, effraie les marchés financiers, fait grimper en flèche les coûts d’emprunt et ternit encore davantage la réputation de stabilité politique et budgétaire de la Grande-Bretagne. Elle ne reste en fonction que 44 jours avant d’annoncer sa démission.
OCTOBRE 2022 : RISHI SUNAK DEVIENT PREMIER MINISTRE
Rishi Sunak, qui devient le troisième Premier ministre britannique en autant de mois, promet de rétablir la stabilité au sein du gouvernement. Il prend cinq engagements clés axés sur l’économie, la lutte contre l’immigration clandestine et l’amélioration du système de santé.
En février 2023, il conclut un accord avec l’UE sur les règles commerciales applicables à l’Irlande du Nord, améliorant ainsi les relations avec le bloc européen.
MAI 2024 : RISHI SUNAK CONVOQUE DES ÉLECTIONS
Les conservateurs accusant un retard d’environ 20 points sur le Parti travailliste dans les sondages, Rishi Sunak convoque des élections organisées le 4 juillet.
JUILLET 2024 : KEIR STARMER DEVIENT PREMIER MINISTRE
« Nous avions promis de mettre fin au chaos, et c’est ce que nous ferons », déclare Keir Starmer, chef du Parti travailliste, le 5 juillet 2024. Il vient alors de remporter une victoire écrasante aux élections, mais avec le plus faible pourcentage de voix jamais enregistré par un gouvernement majoritaire dans l’Histoire moderne.
AOÛT 2024 : KEIR STARMER PRÉVIENT QUE « LA SITUATION VA EMPIRER »
Keir Starmer alerte sur l’état des finances publiques, affirmant que le Parti travailliste a hérité d’un « trou noir économique » et déclarant que « la situation va empirer avant de s’améliorer ».
OCTOBRE 2024 : PREMIER BUDGET DU PARTI TRAVAILLISTE
La ministre des Finances, Rachel Reeves, annonce des hausses d’impôts de 40 milliards de livres sterling par an, principalement par le biais d’une augmentation des cotisations patronales de sécurité sociale, ce qui porte la charge fiscale à son plus haut niveau jamais atteint en temps de paix et suscite un tollé parmi les entreprises.
FÉVRIER 2025 : LE PARTI REFORM UK DE NIGEL FARAGE GAGNE EN POPULARITÉ
Le parti de droite anti-immigration Reform UK dépasse le Parti travailliste pour la première fois dans un sondage d’opinion national. Dirigé par Nigel Farage, figure de proue du Brexit, Reform UK occupe depuis lors la première place dans les enquêtes d’opinion.
JUIN 2025 : UNE FRONDE OBLIGE STARMER À FAIRE MARCHE ARRIÈRE SUR LES AIDES SOCIALES
Keir Starmer est contraint de revenir sur ses projets de réduction des dépenses sociales après que ses propres députés ont menacé de faire tomber le gouvernement.
SEPTEMBRE-AVRIL 2025 : LE SCANDALE PETER MANDELSON
La pression s’intensifie sur Keir Starmer en raison de la nomination de Peter Mandelson au poste d’ambassadeur de Grande-Bretagne à Washington. Celui-ci ayant ensuite été limogé à cause de ses liens avec le délinquant sexuel Jeffrey Epstein, les choix de Keir Starmer sont mis en question, de même que le processus de vérification des antécédents de Peter Mandelson.
MAI 2026 : DÉROUTE AUX ÉLECTIONS LOCALES
Le Parti travailliste subit une lourde défaite lors des élections locales en Angleterre et des scrutins pour former les assemblées écossaise et galloise, ce qui renforce les doutes quant à la capacité de Keir Starmer à gouverner et bénéficie à Reform UK.
MAI 2026 : LE MINISTRE DE LA SANTÉ WES STREETING DÉMISSIONNE
Le ministre de la Santé, Wes Streeting, démissionne en critiquant le mandat de Keir Starmer et appelle à organiser la course à sa succession, à laquelle il compte participer.
JUIN 2026 : LE MINISTRE DE LA DÉFENSE JOHN HEALEY DÉMISSIONNE
Le ministre de la Défense, John Healey, démissionne en reprochant à Keir Starmer le manque de ressources allouées au budget de l’armée dans un contexte d’instabilité internationale accentuée en Europe par la menace d’un désengagement des Etats-Unis.
18 JUIN 2026 : ANDY BURNHAM PROUVE QU’IL PEUT BATTRE REFORM UK
Le maire du Grand Manchester, Andy Burnham, est élu au Parlement britannique en remportant l’élection législative partielle de la circonscription de Makerfield, dans le nord-ouest de l’Angleterre, ce qui ouvre la voie à une éviction du Premier ministre Keir Starmer.
22 JUIN 2026 : DÉMISSION DE KEIR STARMER
Keir Starmer annonce sa démission.
17 JUILLET 2026 : ANDY BURNHAM ÉLU À LA TÊTE DU PARTI TRAVAILLISTE
L’ex-maire de Manchester est largement plébiscité par ses pairs du Labour lors d’un congrès extraordinaire.
20 JUILLET 2026 : ANDY BURNHAM PREMIER MINISTRE
Le roi Charles III le charge de former un nouveau gouvernement.
(Rédigé par Sarah Young et Muvija M, version française Benjamin Mallet, édité par Sophie Louet)
Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien
Le Journal Chrétien lance sa campagne de dons 2026-2027 pour financer sa plateforme de médias chrétiens visant à financer le site d'information Chretiens.com, l'application de ressources bibliques Bible.audio, et la chaîne de télévision chrétienne Chrétiens TV diffusée sur le canal 483 de Free en France. La concentration des médias aux mains d'un petit nombre d'acteurs économiques et de milliardaires représente une menace sur le pluralisme et l'indépendance de la presse.
Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires
A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
1. Menace sur le pluralisme et la diversité des opinions : En France, une poignée de milliardaires ou de grands groupes industriels (actifs dans le luxe, l'armement, le BTP ou les télécommunications) détiennent l'immense majorité des quotidiens nationaux, des chaînes de télévision et des radios. Cette emprise réduit la variété des points de vue, appauvrit le débat public et favorise les conflits d'intérêts.
2. Perte d'indépendance et autocensure des rédactions : Les journalistes risquent de subir des pressions directes ou indirectes de la part des actionnaires. De plus, les médias appartenant à des groupes industriels peuvent hésiter à enquêter de manière transparente sur les activités de leurs propres propriétaires ou de leurs partenaires économiques.
3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain.
Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
Agissez avec notre plateforme de médias chrétiens !
Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
Dans ce contexte, deux médias chrétiens, qui fonctionnent sans actionnaires milliardaires et sans subvention de l’Etat, offrent une information alternative fiable, en collaboration avec des agences de presse internationales.
1. Le Journal Chrétien, un service de presse en ligne reconnu par l’Etat
Le Journal Chrétien est historiquement le premier pure-player chrétien francophone dont le but est d’offrir au quotidien une information fiable et de qualité avec un regard chrétien.La ligne éditoriale du Journal Chrétien est généraliste, s’intéressant particulièrement aux actualités politiques, économiques, sportives et religieuses.
Il est le média chrétien le plus ancien et le plus lu dans Google actualités, principal canal de visibilité et d'audience pour les médias d'information en ligne.
Lorsqu’une église ou un pasteur doit faire face à des accusations calomnieuses dans le paysage médiatique ou devant les tribunaux français, les publications du Journal Chrétien sont toujours accueillies avec beaucoup de considération.

