Erdogan compare les séismes à des bombes atomiques, 35.418 morts en Turquie
par Henriette Chacar et Ali Kucukgocmen
KAHRAMANMARAS/ANTIOCHE, Turquie (Reuters) – Le président turc Recep Tayyip Erdogan a comparé mardi l’impact des deux séismes ayant frappé le pays la semaine dernière à des « bombes atomiques », annonçant que le bilan était de 35.418 morts et estimant que n’importe quel pays aurait fait face aux mêmes difficultés que la Turquie à la suite d’une telle catastrophe.
Plus de 2,2 millions de personnes ont quitté les zones frappées par les séismes, a indiqué par ailleurs Recep Tayyip Erdogan, ajoutant que les conditions des opérations menées dans ces zones s’amélioraient de jour en jour.
Les secouristes sont parvenus dans la journée à extraire huit miraculés des décombres, alors que les travailleurs humanitaires tentent de venir en aide aux survivants laissés sans abri dans un froid glacial.
Parmi les huit personnes extraites vivantes des décombres mardi figurent deux frères de 17 et 21 ans qui étaient pris au piège d’un immeuble effondré dans la province de Kahramanmaras, et une femme dans la ville de Hatay, ont rapporté les médias turcs.
Un ressortissant syrien âgé de 65 ans et une adolescente syrienne âgée de 15 ans ont été retrouvés vivants sous des décombres à Antakya.
Les secouristes ont encore travaillé toute la nuit pour trouver des survivants, mais certaines équipes ont commencé à réduire leurs opérations, les basses températures réduisant les chances de survie. Des sauveteurs polonais, qui font partie des nombreuses équipes internationales arrivées par avion dans le pays, ont annoncé qu’ils partiraient mercredi.
Dans la ville syrienne d’Alep, en ruines, Martin Griffiths, coordonnateur des secours d’urgence de l’Onu, a déclaré lundi que la phase de sauvetage « touchait à sa fin », l’accent étant mis sur les abris, la nourriture et la scolarisation.
LE PRIX À PAYER
Un premier convoi d’aide humanitaire de l’Onu a pu atteindre mardi la zone rebelle du nord-ouest de la Syrie, a annoncé un porte-parole onusien, après y avoir été autorisé la veille par le président syrien Bachar al Assad.
Raëd Al Saleh, responsable des Casques blancs, les sauveteurs bénévoles opérant en zone rebelle, a dénoncé cet accord, estimant qu’il accordait à Bachar al Assad un « avantage politique gratuit » alors que le dirigeant syrien a obtenu au fil des ans la fermeture de presque tous les points de passage avec la Turquie.
Le nombre total de morts en Syrie, pays ravagé par plus d’une décennie de guerre civile, s’élève à 5.814, y compris dans les zones tenues par les rebelles.
L’Onu a estimé mardi que près de neuf millions de personnes en Syrie avaient été touchées par les séismes dévastateurs et a lancé un appel aux financements pour 400 millions de dollars afin de répondre aux besoins humanitaires sur les trois prochains mois.
Selon la Confédération turque de l’entreprenariat et du monde des affaires, la catastrophe pourrait coûter 84 milliards de dollars à la Turquie. De son côté, le ministre turc de l’Urbanisation, Murat Kurum, estime que quelque 42.000 bâtiments dans dix villes se sont effondrés, doivent être démolis de toute urgence ou ont été gravement endommagés.
Des dizaines d’habitants et de secouristes ont fait part de leur désarroi face au manque d’eau, de nourriture, de médicaments, de sacs mortuaires et de grues au cours des premiers jours qui ont suivi le séisme, et beaucoup ont critiqué la lenteur et la centralisation de la réponse de l’Autorité turque de gestion des catastrophes et des urgences (AFAD).
« Les gens ne sont pas morts à cause du tremblement de terre, ils sont morts à cause des précautions qui n’ont pas été prises plus tôt », a déclaré Saïd Qoudsi qui s’était rendu à Kahramanmaras depuis Istanbul pour enterrer son oncle, sa tante et leurs deux fils, tandis que leurs deux filles sont toujours portées disparues.
(avec la contribution de Parisa Hafezi, Maya Gebeily, Daren Butler, Ezgi Erkoyun, Jonathan Spicer, Timour Azhari et Mehmet Caliskan, rédigé par Stephen Coates; version française Kate Entringer, Tangi Salaün et Jean Terzian, édité par Blandine Hénault et Nicolas Delame)
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