Céréales: L’Onu demande des mesures urgentes pour rattraper le retard des exportations ukrainiennes
ISTANBUL (Reuters) – Une porte-parole de l’Onu a déclaré lundi que des mesures « urgentes » étaient nécessaires pour permettre le passage de plus de 150 navires concernés par l’accord sur les exportations ukraniennes depuis les ports de la mer Noire, afin de rattraper le retard accumulé ces derniers mois.
Ces propos ont été tenus alors même que Kyiv accuse la Russie de bloquer l’application complète de l’accord, négocié en juillet par les Nations unies et la Turquie, et qui doit être renouvelé le mois prochain. La Russie, qui a aussi fait état de ses propres griefs, a menacé de se retirer de l’accord.
Les navires transportant des céréales et d’autres denrées alimentaires à destination et en provenance des ports ukrainiens doivent être inspectés en Turquie par des équipes relevant d’un Centre commun de coordination (CCC) quadripartite.
« Plus de 150 navires attendent actuellement autour d’Istanbul et ces retards risquent de perturber la chaîne d’approvisionnement et les opérations portuaires », a déclaré Ismini Palla, porte-parole de l’Onu.
Elle a ajouté que le CCC a récemment porté à cinq le nombre d’équipes d’inspection.
Les quatre parties – la Russie, l’Ukraine, la Turquie et les Nations unies – négocient actuellement une éventuelle prolongation de l’accord et une extension au-delà de la date limite du 19 novembre.
« L’Onu convoque les parties tous les jours et a insisté sur la nécessité de participer pleinement et de bonne foi à l’accord et de prendre des mesures supplémentaires urgentes afin que la chaîne d’approvisionnement ne soit pas perturbée et que l’initiative continue de fournir au monde davantage de nourriture, dont il a grand besoin », a ajouté Ismini Palla.
Depuis l’adoption de l’accord, l’Ukraine a exporté 8,5 millions de tonnes de céréales et autres denrées alimentaires au cours de 379 voyages, a indiqué le CCC.
(Reportage Jonathan Spicer, version française Augustin Turpin, édité par Kate Entringer)
Le Journal Chrétien est un média indépendant financé par des chrétiens comme vous, en accès libre, sans subventions ni publicité. La générosité de la communauté chrétienne garantit notre indépendance.
Aujourd’hui, une poignée de chrétiens rendent possible une information indépendante accessible gratuitement à des millions de personnes sur nos sites, nos applications et notre chaîne de télévision chrétienne.
Chaque article, chaque émission, chaque reportage, chaque enquête existe uniquement grâce à votre générosité. C’est ce qui nous permet de répondre à l’immense soif spirituelle de nos contemporains et ce, avec une exigence de qualité journalistique reconnue, et de donner la parole à ceux qu’on n’entend jamais ailleurs.
Mais aujourd’hui, nous arrivons à un moment décisif. Partout, les médias indépendants sont fragilisés, attaqués, précarisés. Pendant que quelques grandes fortunes verrouillent toujours davantage le paysage médiatique, les médias chrétiens et tous ceux qui refusent de se soumettre sont maintenus sous pression permanente.
Le Journal Chrétien et sa chaîne Chrétiens TV, diffusée sur le canal 246 de la Freebox, n’échappent pas à cette réalité. Oui, nos médias chrétiens pourraient disparaître si nous ne parvenons pas à toucher de nouveaux donateurs dans les prochains mois.
Je soutiens le Journal Chrétien !
Au moment où les milliardaires étendent leur emprise sur l’information, nous pensons au contraire qu’il faut plus de travail de terrain, plus de reportages, plus d’enquêtes, plus de pluralisme, plus de médias chrétiens capables de résister aux pressions religieuses, politiques et économiques. C’est pour cela que nous lançons un appel à la communauté chrétienne.
La question est simple : voulons-nous laisser mourir les médias chrétiens et laisser la presse ainsi que la télévision aux mains des grands groupes privés ?
Si vous lisez les articles du Journal Chrétien, regardez nos émissions sur Chrétiens TV, partagez nos contenus dans les réseaux sociaux ou pensez qu’une autre voix doit continuer d’exister dans le débat public, alors c’est maintenant qu’il faut agir.



