L’ONU préoccupée par la reprise des combats dans le Darfour Nord
Le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, est gravement préoccupé par la recrudescence des combats à El Fasher, la capitale de l’Etat du Darfour-Nord au Soudan, qui met en danger la vie de plus de 800.000 civils, a déclaré lundi Farhan Haq, son porte-parole adjoint, dans un communiqué.
M. Guterres est alarmé par les informations faisant état de l’utilisation d’armes lourdes dans des zones densément peuplées, entraînant des dizaines de victimes civiles, des déplacements importants et la destruction d’infrastructures civiles, a poursuivi le porte-parole.
De nouveaux combats entre les forces armées soudanaises (FAS) et les Forces de soutien rapide (FSR) ont éclaté à El Fasher au cours du week-end dernier. Depuis des semaines, les FSR mobilisent des milliers de combattants à la périphérie d’El Fasher en vue d’une attaque, tandis que les forces armées soudanaises et des groupes armés alliés de la région renforcent leur présence militaire à l’intérieur et autour d’El Fasher.
M. Guterres rappelle que les civils de la région étaient déjà confrontés à une famine imminente et aux conséquences de plus d’un an de guerre. Il rappelle à toutes les parties l’obligation qui leur incombe en vertu du droit international humanitaire de protéger les civils et leur demande de permettre à la population civile de se déplacer vers des zones plus sûres. Il demande également à toutes les parties de faciliter un accès humanitaire sûr, rapide et sans entrave à tous les civils dans le besoin à El Fasher, dans tout le Darfour et au Soudan, a indiqué M. Haq.
Le fait de diriger intentionnellement des attaques contre la population civile et d’empêcher délibérément l’acheminement de l’aide humanitaire aux civils dans le besoin peut constituer les crimes de guerre, a-t-il ajouté.
« Le secrétaire général exhorte les parties à cesser immédiatement les combats et à reprendre sans plus tarder les négociations en vue d’un cessez-le-feu », a souligné M. Haq.
Avec Salomon Albert Ntap
Le Journal Chrétien est un média indépendant financé par des chrétiens comme vous, en accès libre, sans subventions ni publicité. La générosité de la communauté chrétienne garantit notre indépendance.
Aujourd’hui, une poignée de chrétiens rendent possible une information indépendante accessible gratuitement à des millions de personnes sur nos sites, nos applications et notre chaîne de télévision chrétienne.
Chaque article, chaque émission, chaque reportage, chaque enquête existe uniquement grâce à votre générosité. C’est ce qui nous permet de répondre à l’immense soif spirituelle de nos contemporains et ce, avec une exigence de qualité journalistique reconnue, et de donner la parole à ceux qu’on n’entend jamais ailleurs.
Mais aujourd’hui, nous arrivons à un moment décisif. Partout, les médias indépendants sont fragilisés, attaqués, précarisés. Pendant que quelques grandes fortunes verrouillent toujours davantage le paysage médiatique, les médias chrétiens et tous ceux qui refusent de se soumettre sont maintenus sous pression permanente.
Le Journal Chrétien et sa chaîne Chrétiens TV, diffusée sur le canal 246 de la Freebox, n’échappent pas à cette réalité. Oui, nos médias chrétiens pourraient disparaître si nous ne parvenons pas à toucher de nouveaux donateurs dans les prochains mois.
Je soutiens le Journal Chrétien !
Au moment où les milliardaires étendent leur emprise sur l’information, nous pensons au contraire qu’il faut plus de travail de terrain, plus de reportages, plus d’enquêtes, plus de pluralisme, plus de médias chrétiens capables de résister aux pressions religieuses, politiques et économiques. C’est pour cela que nous lançons un appel à la communauté chrétienne.
La question est simple : voulons-nous laisser mourir les médias chrétiens et laisser la presse ainsi que la télévision aux mains des grands groupes privés ?
Si vous lisez les articles du Journal Chrétien, regardez nos émissions sur Chrétiens TV, partagez nos contenus dans les réseaux sociaux ou pensez qu’une autre voix doit continuer d’exister dans le débat public, alors c’est maintenant qu’il faut agir.


