Abdel-Fattah al-Sissi et Mariam al-Sadiq al-Mahdi discutent du barrage sur le Nil
Le président égyptien Abdel-Fattah al-Sissi s’est entretenu mardi avec la ministre soudanaise des Affaires étrangères Mariam al-Sadiq al-Mahdi, en visite au Caire, au sujet du Grand barrage de la renaissance de l’Ethiopie (GERD) en construction sur le Nil.
Au cours de la rencontre, M. al-Sissi a réaffirmé « la position ferme de l’Egypte sur la nécessité absolue de parvenir à un accord juridiquement contraignant sur le remplissage et l’exploitation du barrage », soulignant que l’accord souhaité devrait préserver les droits des deux pays situés en aval en matière d’eau, a indiqué la présidence égyptienne dans un communiqué.
Le président égyptien et la ministre soudanaise ont également convenu d’intensifier la coordination entre l’Egypte et le Soudan sur cette « question vitale ».
M. al-Sissi a en outre déclaré que l’Egypte souhaitait renforcer ses relations avec le Soudan pour parvenir à un développement commun.
Pour sa part, la ministre soudanaise des Affaires étrangères a indiqué que le Soudan aspirait à développer sa coopération avec l’Egypte, et appréciait les efforts de l’Egypte pour aider le Soudan à préserver sa sécurité et sa stabilité.
Etait également présent à la rencontre le ministre égyptien des Affaires étrangères, Sameh Choukry, qui s’est aussi entretenu mardi avec son homologue soudanaise.
Ils ont exprimé l’inquiétude de l’Egypte et du Soudan quant à l’éventualité que l’Ethiopie initie de manière unilatérale la deuxième phase de remplissage du GERD, soulignant qu’une telle décision constituerait une menace directe pour la sécurité hydrique de l’Egypte et du Soudan.
C’est en 2011 que l’Ethiopie, un pays situé en amont du Nil, a commencé à construire le GERD, un projet d’un montant de 5 milliards de dollars américains. L’Egypte craint cependant que ce barrage n’affecte les 55,5 milliards de mètres cubes d’eau qu’elle reçoit chaque année du Nil. Le Soudan a récemment soulevé des préoccupations similaires.
Au cours des dernières années, toutes les discussions tripartites organisées sur les règles de remplissage et de fonctionnement du GERD se sont avérées infructueuses.
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