Les réunions BCE-secteur privé critiquées après un article du FT
par Francesco Canepa
FRANCFORT (Reuters) – Un député européen a appelé vendredi la Banque centrale européenne à mettre fin aux réunions en petit comité avec des économistes et analystes du secteur privé, après un article du Financial Times rapportant des propos tenus lors de l’une d’elles par l’économiste en chef de l’institution, Philip Lane, sur le sujet ultra-sensible des prévisions d’inflation.
Selon le FT, Philip Lane a révélé lors d’une réunion avec des économistes allemands que la BCE s’attendait à voir l’inflation dans la zone euro atteindre 2%, son objectif, d’ici 2025, une information qui n’avait jamais été rendue publique et qui pourrait influencer les anticipations d’évolution des taux d’intérêt.
La BCE a réfuté une partie des informations publiées par le quotidien économique anglais.
Le député européen Sven Giegold a déclaré à Reuters qu’il allait demander par écrit à Christine Lagarde, la présidente de la BCE, d’en finir avec ce type de réunions.
« La BCE doit mettre fin à la pratique des réunions exclusives avec le secteur privé, lors desquelles ce qui est dit n’est pas transparent », a-t-il expliqué.
La BCE a refusé de commenter ses propos.
Les rendements obligataires de la zone euro se sont orientés à la hausse et l’euro a rebondi après la parution de l’article du FT et le démenti partiel de la BCE n’a pas suffi à inverser ce mouvement.
Selon le FT, Philip Lane a déclaré lors de la réunion évoquée que « le scénario de référence à moyen terme » de la BCE intégrait un rebond de l’inflation à 2% « peu après la fin de sa période de prévisions de trois ans ».
La BCE a déclaré que certaines informations données dans l’article étaient inexactes, parmi lesquelles la conclusion tirée par le FT selon laquelle les taux d’intérêt pourraient être relevés en 2023.
« CONFUSION »
« M. Lane n’a dit lors d’aucune conversation avec des analystes que l’inflation dans la zone euro atteindrait 2% peu après la fin de l’horizon de prévision de la BCE », a dit un porte-parole dans une déclaration écrite vendredi.
La banque centrale n’a pas commenté l’échéance de 2025 évoquée dans l’article.
Le FT a pour sa part confirmé les informations qu’il a publiées.
Pour Sven Giegold, coordinateur des députés écologistes au sein de la commission du Parlement européen chargée de la supervision de la BCE, la confusion créée par l’article prouve l’échec de la stratégie de communication de l’institution.
« On ne sait pas si on doit croire le journal ou les déclarations publiques de la BCE », a-t-il dit. « Cette approche a totalement échoué et la BCE doit changer de stratégie. »
Selon lui, la BCE doit soit renoncer aux réunions avec le privé, soit en publier des comptes rendus pour prévenir toute confusion.
La BCE, qui a actualisé ses prévisions économiques la semaine dernière, prévoit désormais une inflation à 2,2% dans la zone euro cette année, 1,7% l’an prochain et 1,5% en 2023.
Elle s’est engagée à ne pas relever les taux d’intérêt tant que l’inflation n’aurait pas atteint 2% bien avant la fin de sa période de prévision, qui s’étend généralement entre deux et trois ans. Les marchés monétaires anticipent ainsi une première hausse de taux dans trois ans.
Il y a quelques mois, Philip Lane a été forcé de suspendre les réunions en tête à tête avec des investisseurs juste après les réunions de politique monétaire, entre autres en raison des critiques visant cette pratique. Mais il a depuis continué de participer à des réunions avec des groupes d’économistes.
Christine Lagarde a alors défendu les « échanges de vues avec des représentants du secteur privé, y compris des acteurs des marchés financiers », en arguant du fait qu’ils contribuaient à la transmission à l’économie de la politique de la banque centrale.
(Version française Marc Angrand)
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