La reconnaissance de la Palestine n’apporte aucun soulagement aux Gazaouis
LE CAIRE/GAZA (Reuters) – L’armée israélienne continuait d’avancer mardi vers les zones les plus peuplées de la ville de Gaza, rappelant douloureusement aux Palestiniens que la reconnaissance de leur État par un certain nombre de pays occidentaux ne marque en rien la fin de leurs souffrances.
Israël a rejeté la reconnaissance de la Palestine par des pays comme la France, la Grande-Bretagne et le Canada, comme les appels à la paix du président français Emmanuel Macron aux Nations unies, le Premier ministre Benyamin Netanyahu, soutenu par les États-Unis, dénonçant une « récompense » pour le Hamas et promettant qu’il n’y aurait jamais d’Etat palestinien.
Selon les autorités sanitaires de Gaza, les bombardements et les tirs israéliens ont fait au moins 22 morts depuis le début de la journée de mardi.
Le ministère gazaoui de la Santé, contrôlé par le Hamas, a mis en garde contre une pénurie de carburant dans les derniers hôpitaux de l’enclave dans les prochains jours, ce qui les contraindrait à cesser de fonctionner.
Trois hôpitaux ont été mis hors service lundi en raison de l’offensive terrestre dans la ville de Gaza, affaiblissant un peu plus le système de santé et privant les habitants de soins médicaux, a-t-il dit.
« Nous sommes impuissants. Nous n’avons pas d’argent pour partir vers le Sud et nous n’avons aucune garantie que les Israéliens ne nous bombarderont pas si nous le faisons, alors nous restons », a déclaré Houda, mère de deux enfants originaire de la ville de Gaza.
« Les enfants tremblent tout le temps à cause du bruit des explosions, nous aussi. Ils sont en train de détruire une ville vieille de plusieurs milliers d’années et le monde célèbre la reconnaissance symbolique d’un État qui ne mettra pas fin au massacre », a-t-elle déploré, dans un message envoyé à Reuters.
« NOUS AVONS BESOIN QUE LE MASSACRE CESSE »
Alors que les chars israéliens progressent vers la partie occidentale de la ville de Gaza, où sont encore massés de nombreux habitants et personnes déplacées, des dizaines de maisons et de routes ont été détruites par les récents bombardements, selon les habitants.
« Les pays qui se sont soudain souvenus que la Palestine était occupée ont oublié que Gaza était en train d’être anéantie. Nous voulons que la guerre prenne fin, nous voulons que le massacre cesse, c’est de cela dont nous avons besoin maintenant, pas de déclarations », enrage Abou Moustafa, qui a fui sa maison à l’approche des chars israéliens.
Benjamin Netanyahu a rejeté toutes les critiques formulées à l’encontre de la campagne militaire et a déclaré que la guerre ne s’arrêterait pas tant que le Hamas n’aurait pas été éliminé. Mais il n’a pas présenté de plan pour l’après-guerre à Gaza, tout en semblant soutenir l’idée de Donald Trump d’en évincer les habitants pour transformer l’enclave en riviera luxueuse.
Le président américain doit s’entretenir mardi avec des dirigeants de plusieurs pays arabes ou à majorité musulmane, dont l’Arabie saoudite, les Émirats arabes unis, le Qatar, l’Égypte, la Jordanie, la Turquie, l’Indonésie et le Pakistan.
Selon le site d’information américain Axios, il devrait présenter à cette occasion une nouvelle proposition de paix et de gouvernance de Gaza après-guerre.
Washington souhaite que les pays arabes et musulmans acceptent d’envoyer des troupes à Gaza pour permettre le retrait d’Israël et garantir le financement des programmes de transition du pouvoir et de reconstruction, selon Axios.
Donald Trump va s’exprimer mardi devant l’Assemblée générale des Nations unies.
(Nidal al-Mughrabi au Caire et Dawoud Abou Alkas à Gaza, avec la contribution de Michelle Nichols aux Nations unies et d’Alexander Cornwell à Jérusalem ; rédigé par Michael Georgy ; version française Tangi Salaün, édité par Kate Entringer)
Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien
Le Journal Chrétien lance sa campagne de dons 2026-2027 pour financer sa plateforme de médias chrétiens visant à financer le site d'information Chretiens.com, l'application de ressources bibliques Bible.audio, et la chaîne de télévision chrétienne Chrétiens TV diffusée sur le canal 483 de Free en France. La concentration des médias aux mains d'un petit nombre d'acteurs économiques et de milliardaires représente une menace sur le pluralisme et l'indépendance de la presse.
Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires
A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
1. Menace sur le pluralisme et la diversité des opinions : En France, une poignée de milliardaires ou de grands groupes industriels (actifs dans le luxe, l'armement, le BTP ou les télécommunications) détiennent l'immense majorité des quotidiens nationaux, des chaînes de télévision et des radios. Cette emprise réduit la variété des points de vue, appauvrit le débat public et favorise les conflits d'intérêts.
2. Perte d'indépendance et autocensure des rédactions : Les journalistes risquent de subir des pressions directes ou indirectes de la part des actionnaires. De plus, les médias appartenant à des groupes industriels peuvent hésiter à enquêter de manière transparente sur les activités de leurs propres propriétaires ou de leurs partenaires économiques.
3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain.
Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
Agissez avec notre plateforme de médias chrétiens !
Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
Dans ce contexte, deux médias chrétiens, qui fonctionnent sans actionnaires milliardaires et sans subvention de l’Etat, offrent une information alternative fiable, en collaboration avec des agences de presse internationales.
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