BNP Paribas-Résultat net +33% au T2 avec le « trading » et la banque de détail
PARIS, 23 juillet (Reuters) – BNP Paribas a dépassé les attentes au deuxième trimestre jeudi grâce à un volume record de transactions sur actions et à la reprise de sa banque de détail, le résultat net du groupe ayant progressé d’un tiers, compensant ainsi la hausse des coûts liée à l’intégration d’AXA Investment Managers.
Le résultat net part du groupe (RNPG) du trimestre clos fin juin s’est élevé à 4,35 milliards d’euros, en progression de 33,4% et au-dessus des 4,21 milliards attendus en moyenne par 15 analystes sondés par BNP Paribas, soutenu par des gains exceptionnels liés à la refonte du partenariat avec le groupe d’assurance Ageas.
Les revenus de BNP Paribas, première banque de la zone euro en termes de bilan, ont grimpé de 12% sur un an pour atteindre 14,1 milliards d’euros, un chiffre également au-dessus des attentes, tandis que les frais de gestion ont augmenté de 10,4%.
A Paris, vers 09h10 GMT, l’action recule d’environ 1% à 105,6 euros, contre un repli de 0,8% pour le CAC 40 au même moment.
Les analystes ont relevé que les coûts constituaient un point faible dans un trimestre par ailleurs encourageant, mettant en avant des dépenses légèrement supérieures aux prévisions à la suite de l’acquisition de la branche de gestion d’actifs d’AXA, ainsi que la faiblesse persistante de la filiale de location longue durée de véhicules Arval.
« Les marchés se concentreront probablement sur ce qui est perçu comme un ‘écart’ au niveau des coûts, mais nous soupçonnons BNP d’avoir profité de la bonne performance de son chiffre d’affaires pour anticiper les coûts d’intégration d’AXA IM », a indiqué Jefferies dans une note. Citi a qualifié ces résultats de « bons », soulignant la bonne performance des actions et la solide génération de capital.
BNP Paribas ouvre le bal des résultats trimestriels parmi les grandes banques européennes et les investisseurs attendent de voir si elle a su profiter des turbulences découlant de la guerre en Iran et de la vague de fusions-acquisitions qui ont bénéficié aux géants de Wall Street.
La volatilité provoquée par la guerre en Iran a été une aubaine pour les salles de marché, alors que les opérations de fusion-acquisition et les introductions en Bourse ont fait grimper les commissions des banques d’investissement.
EQUITY & PRIME SERVICES À UN NIVEAU RECORD
La banque de financement et d’investissement (BFI) de BNP Paribas, moteur de la stratégie d’expansion du directeur général Jean-Laurent Bonnafé, a enregistré une hausse supérieure aux attentes de 12,7% de son produit net bancaire, soutenue par un bond de 43,2% des revenus d’Equity & Prime Services, après plusieurs trimestres de performances mitigées.
Les revenus des activités de titres à revenu fixe, devises et matières premières (FICC) sont cependant ressortis globalement stables, ce constitue une sous-performance par rapport aux concurrents américains de BNP Paribas, qui ont tous publié des résultats en hausse pour ce secteur.
Plusieurs géants de Wall Street, dont JPMorgan et Bank of America ont affiché une hausse globale de leurs revenus de banque d’investissement supérieure à 30% ce trimestre.
AUGMENTATION DE CAPITAL, OBJECTIFS CONFIRMÉS
BNP Paribas a indiqué avoir atteint, fin juin, son objectif de 13% pour le ratio de fonds propres de base de catégorie 1 (CET1) – une mesure clef de l’efficacité des groupes bancaires – devançant ainsi l’objectif de fin d’année évoqué par Jean-Laurent Bonnafé en avril.
Cette situation de fonds propres a été favorisée par la conclusion, en avril, d’un accord de partenariat remanié avec l’assureur belge Ageas, qui a généré 858 millions d’euros de plus-values.
L’établissement français, qui a confirmé ses objectifs financiers pour 2026 et 2028, a indiqué qu’il présenterait son prochain plan stratégique en février de l’année prochaine.
Les investisseurs suivent également de près le recours formé par le groupe contre un jugement rendu par un tribunal américain dans le cadre d’un litige lié au conflit soudanais, dans le cadre duquel BNP Paribas a été condamnée en octobre dernier par un tribunal américain à verser un total de 20,5 millions de dollars de dommages et intérêts.
La banque, qui a déclaré faire appel du jugement, a déposé son mémoire introductif d’instance auprès de la Cour d’appel des États-Unis pour le deuxième circuit en mai et a indiqué avoir depuis reçu le soutien, sous forme de mémoires d’amicus curiae, des gouvernements américain et suisse.
(Mathieu Rosemain, version française Augustin Turpin, édité par Benoit Van Overstraeten)
Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien
Le Journal Chrétien lance sa campagne de dons 2026-2027 pour financer sa plateforme de médias chrétiens visant à financer le site d'information Chretiens.com, l'application de ressources bibliques Bible.audio, et la chaîne de télévision chrétienne Chrétiens TV diffusée sur le canal 483 de Free en France. La concentration des médias aux mains d'un petit nombre d'acteurs économiques et de milliardaires représente une menace sur le pluralisme et l'indépendance de la presse.
Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires
A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
1. Menace sur le pluralisme et la diversité des opinions : En France, une poignée de milliardaires ou de grands groupes industriels (actifs dans le luxe, l'armement, le BTP ou les télécommunications) détiennent l'immense majorité des quotidiens nationaux, des chaînes de télévision et des radios. Cette emprise réduit la variété des points de vue, appauvrit le débat public et favorise les conflits d'intérêts.
2. Perte d'indépendance et autocensure des rédactions : Les journalistes risquent de subir des pressions directes ou indirectes de la part des actionnaires. De plus, les médias appartenant à des groupes industriels peuvent hésiter à enquêter de manière transparente sur les activités de leurs propres propriétaires ou de leurs partenaires économiques.
3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain.
Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
Agissez avec notre plateforme de médias chrétiens !
Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
Dans ce contexte, deux médias chrétiens, qui fonctionnent sans actionnaires milliardaires et sans subvention de l’Etat, offrent une information alternative fiable, en collaboration avec des agences de presse internationales.
1. Le Journal Chrétien, un service de presse en ligne reconnu par l’Etat
Le Journal Chrétien est historiquement le premier pure-player chrétien francophone dont le but est d’offrir au quotidien une information fiable et de qualité avec un regard chrétien.La ligne éditoriale du Journal Chrétien est généraliste, s’intéressant particulièrement aux actualités politiques, économiques, sportives et religieuses.
Il est le média chrétien le plus ancien et le plus lu dans Google actualités, principal canal de visibilité et d'audience pour les médias d'information en ligne.
Lorsqu’une église ou un pasteur doit faire face à des accusations calomnieuses dans le paysage médiatique ou devant les tribunaux français, les publications du Journal Chrétien sont toujours accueillies avec beaucoup de considération.


