L’Europe clôt dans le vert, les craintes inflationnistes persistent
par Diana Mandia
24 juillet (Reuters) – Les Bourses européennes ont rebondi vendredi, aidées par un recul des cours du pétrole, qui ne dissipe toutefois pas les craintes d’une nouvelle accélération de l’inflation dans un contexte d’escalade militaire au Moyen-Orient.
À Paris, le CAC 40 a gagné 0,88% à 8.372,28 points. À Francfort, le Dax a avancé de 1,33% et à Londres, le FTSE 100 a pris 0,91%.
L’indice EuroStoxx 50 a fini sur un gain de 1,13%, le FTSEurofirst 300 de 0,90% et le Stoxx 600 0,84%.
Sur la semaine, le Stoxx 600 a pris 0,49% et le CAC 40 0,40%.
Les actions clôturent une semaine marquée par une nette recrudescence des tensions entre les Etats-Unis et l’Iran, avec la survenue d’un nouvel obstacle à la circulation des pétroliers en mer Rouge : les Houthis ont annoncé un blocus contre les navires saoudiens en mer Rouge, ce qui s’ajoute aux perturbations dans le détroit stratégique d’Ormuz.
Ces nouvelles tensions sur l’approvisionnement en brut ont fait grimper jeudi les prix du Brent, référence mondiale du marché, à plus de 100 dollars le baril pour la première fois depuis fin mai.
Sur la semaine, la hausse s’élève à plus de 8% et, depuis le début du mois, à 30%.
Les prix reculent toutefois vendredi, le Brent s’établissant à 95,60 dollars le baril et le brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) à 88,14 dollars, ce qui a permis aux actions de souffler un peu.
Trois sources pakistanaises ont dit à Reuters que le Pakistan explorait actuellement une voie susceptible de permettre la reprise des pourparlers entre les États-Unis et l’Iran, à la suite d’une initiative de la Chine, ce qui a accéléré la chute des cours vers la fin de la séance boursière.
L’escalade a déjà eu pour effet d’accentuer la pression sur les banques centrales afin qu’elles adoptent une politique monétaire plus restrictive pour lutter contre l’inflation.
La Banque centrale européenne (BCE) a maintenu son taux d’intérêt de référence inchangé jeudi, tout en laissant la porte ouverte à un relèvement en septembre et en avertissant que l’impact inflationniste de la crise énergétique ne s’était pas encore pleinement manifesté.
L’attention se porte désormais sur la Réserve fédérale américaine (Fed), qui achève mercredi sa réunion de deux jours et qui devrait également choisir le statu quo sur les coûts d’emprunt, même si les paris en faveur d’une hausse se sont renforcés ces derniers jours.
La Banque d’Angleterre (BoE) et la Banque du Japon (BoJ) se réuniront également la semaine prochaine.
VALEURS
À Paris, Carrefour a perdu 4,8%, le géant de la distribution française ayant fait état jeudi soir d’un résultat opérationnel courant (ROC) inférieur aux estimations.
Argan a grimpé de plus de 14% au lendemain de l’annonce du projet de rapprochement du groupe logistique français avec son homologue européen WDP.
Ailleurs en Europe, SAP a pris 9%, le groupe allemand de logiciels ayant fait état d’une croissance de son carnet de commandes « cloud » supérieure aux prévisions au deuxième trimestre
A WALL STREET
Les indices affichent une certaine volatilité à Wall Street, les inquiétudes liées aux dépenses en matière d’IA venant à nouveau éclipser les solides résultats du secteur technologique, tandis que les investisseurs évaluent l’impact des nouveaux droits de douane annoncés jeudi par le gouvernement américain et les risques inflationnistes découlant de la guerre au Moyen-Orient.
A l’heure de la clôture en Europe, le Dow Jones avance de 0,71%, le Standard & Poor’s 500 gagne 0,55% et le Nasdaq Composite grappille 0,06%.
Intel, qui a fait part jeudi soir de son intention d’augmenter ses dépenses au cours des deux prochaines années recule de 3,6% malgré une ouverture dans le vert.
L’indice Philadelphia SE Semiconductor, qui regroupe l’ensemble du secteur des semi-conducteurs, cède 3%.
LES INDICATEURS DU JOUR
Les données préliminaires sur l’activité du secteur privé pour le mois de juillet ont constitué le principal indicateur macroéconomique que les investisseurs ont pu analyser ce vendredi.
Dans la zone euro, l’activité a renoué avec la croissance pour la première fois en quatre mois, portée par un rebond des nouvelles commandes, alors même que la forte inflation et la reprise des conflits au Moyen-Orient assombrissaient les perspectives, selon une enquête publiée vendredi.
En France, la contraction du secteur privé s’est atténuée, la production dans les services n’ayant ralenti que très légèrement, même si l’inflation, les coûts d’emprunt et la situation géopolitique restent des sources de préoccupation.
TAUX
Les taux obligataires reculent vendredi, profitant de l’accalmie des cours du pétrole, même s’ils restent proches, dans certains cas, de leurs plus hauts niveaux de ces dernières années, en raison des craintes inflationnistes et budgétaires.
Aux Etats-Unis, le rendement des Treasuries à dix ans perd 4,8 points de base pour s’établir à 4,6547%, tandis que celui de l’obligation à deux ans recule de près de 5 points de base à 4,3113%.
« La recrudescence des tensions au Moyen-Orient a véritablement remis le marché sur la bonne voie pour prendre conscience qu’il existe un niveau structurel d’inflation trop élevé, qui va nécessiter une hausse des taux », a déclaré Robert Tipp, stratège chez PGIM Fixed Income.
Dans la zone euro, le rendement du Bund allemand à dix ans a perdu 3,7 points de base à 3,1743%. Le deux ans a reculé quant à lui de 6,7 points de base à 2,8328%.
En France, le rendement de l’OAT à dix ans a fini en baisse de 5,8 points de base à 3,9711% après avoir atteint en début de semaine la barre des 4%, qui n’avait plus été franchie depuis juin 2009.
L’écart de taux (spread) entre l’OAT à 10 ans et son homologue allemand ressort à 80 points de base, après s’être creusé pour dépasser les 84 points de base la veille dans un contexte d’incertitude budgétaire dans la deuxième économie de la zone euro.
Au Royaume-Uni, le rendement du Gilt britannique à 10 ans a reculé de près d’environ 7 points de base à 5,0337%.
Selon les 70 économistes interrogés dans le cadre d’un sondage réalisé par Reuters entre le 21 et le 24 juillet, la Banque d’Angleterre (BoE), qui publiera jeudi prochain sa décision de politique monétaire, devrait maintenir ses taux inchangés tout au long de cette année.
CHANGES
Le dollar perd 0,12% face à un panier de devises de référence mais est en passe d’enregistrer sa plus forte hausse hebdomadaire depuis environ un mois, porté par les anticipations d’une hausse des taux d’intérêt par la Fed.
L’euro grappille 0,1% à 1,1387 dollar.
A SUIVRE LE 27 JUILLET : [L8N43A0Z9]
(Certaines données peuvent accuser un léger décalage)
(Rédigé par Diana Mandiá)
Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien
Le Journal Chrétien lance sa campagne de dons 2026-2027 pour financer sa plateforme de médias chrétiens visant à financer le site d'information Chretiens.com, l'application de ressources bibliques Bible.audio, et la chaîne de télévision chrétienne Chrétiens TV diffusée sur le canal 483 de Free en France. La concentration des médias aux mains d'un petit nombre d'acteurs économiques et de milliardaires représente une menace sur le pluralisme et l'indépendance de la presse.
Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires
A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
1. Menace sur le pluralisme et la diversité des opinions : En France, une poignée de milliardaires ou de grands groupes industriels (actifs dans le luxe, l'armement, le BTP ou les télécommunications) détiennent l'immense majorité des quotidiens nationaux, des chaînes de télévision et des radios. Cette emprise réduit la variété des points de vue, appauvrit le débat public et favorise les conflits d'intérêts.
2. Perte d'indépendance et autocensure des rédactions : Les journalistes risquent de subir des pressions directes ou indirectes de la part des actionnaires. De plus, les médias appartenant à des groupes industriels peuvent hésiter à enquêter de manière transparente sur les activités de leurs propres propriétaires ou de leurs partenaires économiques.
3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain.
Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
Agissez avec notre plateforme de médias chrétiens !
Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
Dans ce contexte, deux médias chrétiens, qui fonctionnent sans actionnaires milliardaires et sans subvention de l’Etat, offrent une information alternative fiable, en collaboration avec des agences de presse internationales.
1. Le Journal Chrétien, un service de presse en ligne reconnu par l’Etat
Le Journal Chrétien est historiquement le premier pure-player chrétien francophone dont le but est d’offrir au quotidien une information fiable et de qualité avec un regard chrétien.La ligne éditoriale du Journal Chrétien est généraliste, s’intéressant particulièrement aux actualités politiques, économiques, sportives et religieuses.
Il est le média chrétien le plus ancien et le plus lu dans Google actualités, principal canal de visibilité et d'audience pour les médias d'information en ligne.
Lorsqu’une église ou un pasteur doit faire face à des accusations calomnieuses dans le paysage médiatique ou devant les tribunaux français, les publications du Journal Chrétien sont toujours accueillies avec beaucoup de considération.

