Iran: Le nouveau guide Mojtaba Khamenei légèrement blessé mais actif, dit un responsable iranien
par Parisa Hafezi
DUBAI, 11 mars (Reuters) – Mojtaba Khamenei, nouveau guide suprême en Iran, a été légèrement blessé mais il continue d’exercer ses fonctions, a déclaré un responsable iranien à Reuters mercredi, alors que la télévision d’Etat l’a qualifié peu auparavant de blessé de guerre dans le cadre du conflit déclenché par les bombardements d’Israël et des Etats-Unis.
Mojtaba Khamenei n’a pas été vu en public ni n’a effectué la moindre déclaration officielle depuis son élection dimanche pour succéder à son père Ali Khamenei, tué au premier jour du conflit le 28 février. Des rumeurs persistantes disent qu’il a été blessé par les frappes israélo-américaines.
Le responsable iranien n’a pas précisé quand le nouveau guide suprême avait été blessé et n’a pas non plus fourni d’explications sur son silence depuis son élection par l’Assemblée des experts.
Outre son père, Mojtaba Khamenei a perdu sa mère, son épouse et une soeur dans les bombardements d’Israël et des Etats-Unis, a rapporté la télévision d’Etat.
« Son éminence Ayatollah Seyyed Mojtaba Khamenei est aujourd’hui l’héritier du sang de son père martyr, de sa mère martyre, de sa soeur martyre et de sa femme martyre », a dit un présentateur.
« Lui, qui est un janbaz de la guerre du Ramadan, hérite de la voie tracée par les fiers et inébranlables martyrs de cette terre », a ajouté le présentateur, en utilisant un mot persan désignant un vétéran blessé ainsi que le nom donné par les autorités iraniennes au conflit actuel, qui se déroule durant le mois du jeûne dans l’islam.
Les services israéliens de renseignement estiment que Mojtaba Khamenei a été légèrement blessé lors des attaques menées par les Etats-Unis et Israël et que c’est la raison pour laquelle il n’apparaît pas en public, a dit mercredi un responsable israélien à Reuters.
(Parisa Hafezi, avec le bureau de Jérusalem, rédigé par Angus McDowall, version française Bertrand Boucey, édité par Blandine Hénault)
Le Journal Chrétien est un média indépendant financé par des chrétiens comme vous, en accès libre, sans subventions ni publicité. La générosité de la communauté chrétienne garantit notre indépendance.
Aujourd’hui, une poignée de chrétiens rendent possible une information indépendante accessible gratuitement à des millions de personnes sur nos sites, nos applications et notre chaîne de télévision chrétienne.
Chaque article, chaque émission, chaque reportage, chaque enquête existe uniquement grâce à votre générosité. C’est ce qui nous permet de répondre à l’immense soif spirituelle de nos contemporains et ce, avec une exigence de qualité journalistique reconnue, et de donner la parole à ceux qu’on n’entend jamais ailleurs.
Mais aujourd’hui, nous arrivons à un moment décisif. Partout, les médias indépendants sont fragilisés, attaqués, précarisés. Pendant que quelques grandes fortunes verrouillent toujours davantage le paysage médiatique, les médias chrétiens et tous ceux qui refusent de se soumettre sont maintenus sous pression permanente.
Le Journal Chrétien et sa chaîne Chrétiens TV, diffusée sur le canal 246 de la Freebox, n’échappent pas à cette réalité. Oui, nos médias chrétiens pourraient disparaître si nous ne parvenons pas à toucher de nouveaux donateurs dans les prochains mois.
Je soutiens le Journal Chrétien !
Au moment où les milliardaires étendent leur emprise sur l’information, nous pensons au contraire qu’il faut plus de travail de terrain, plus de reportages, plus d’enquêtes, plus de pluralisme, plus de médias chrétiens capables de résister aux pressions religieuses, politiques et économiques. C’est pour cela que nous lançons un appel à la communauté chrétienne.
La question est simple : voulons-nous laisser mourir les médias chrétiens et laisser la presse ainsi que la télévision aux mains des grands groupes privés ?
Si vous lisez les articles du Journal Chrétien, regardez nos émissions sur Chrétiens TV, partagez nos contenus dans les réseaux sociaux ou pensez qu’une autre voix doit continuer d’exister dans le débat public, alors c’est maintenant qu’il faut agir.


